Obama resigne pour le Patriot Act

Malgré ses promesses électorales de mettre fin aux lois liberticides contenues dans le Patriot Act mis en place par l’administration Bush, le président vient de signer pour la reconduction jusqu’en 2015 de trois des plus féroces dispositions de cet Act:  la surveillance à volonté de toutes les communications d’un suspect, l’accès à quasiment toutes les transactions et déplacements d’un suspect, et la surveillance d’individus non suspects de liens avec des organisations étrangères. Comme si le recul sur Guantanamo ne suffisait pas, ce renouvellement honteux montre à quel point l’administration  est inféodée aux mêmes intérêts que l’administration Bush. Les autres dispositions du n’ont pas de « date de péremption ».

Le Patriot Act, signé par G.W. Bush le 26 octobre 2001 dans la foulée du 11 septembre, n’a évidemment servi à rien d’autre que d’accroître de manière dramatique la capacité d’espionnage et de contrôle des citoyens US par le gouvernement américain. Exemple suivi depuis par de nombreux régimes liberticides et culminant en France avec la fameuse LOPPSI.

En 2005 au Sénat, Obama s’insurgeait contre le « gag order » issu du Patriot Act interdisant à tout citoyen espionné par l’Etat d’en connaître la raison. En 2007, lors de sa campagne présidentielle, Obama s’attaquait de front au Patriot Act en proclamant « (nous ne voulons) plus d’écoutes téléphoniques illégales des citoyens américains.  (Nous ne voulons) plus de clauses (National Security Letters) permettant à la sécurité nationale d’espionner les citoyens sans raison. » Or l’an dernier le nombre de National Security Letters est passé de plus de 6 000 à plus de 14 000…

Comme ici, le gouvernent américain se prépare à combattre l’opposition qui vient avec tous les moyens que peut lui conférer un Etat policier.

 

Source: http://www.wsws.org/articles/2011/may2011/patr-m28.shtml

A propos Vincent Verschoore

Animateur de Ze Rhubarbe Blog depuis 2008.

6 réponses

  1. […] Les Etats-Unis sont en tous point l’exemple parfait de tout ce qu’il ne faut surtout pas faire en réponse à une crise telle celle que vit la France aujourd’hui: transformer un problème politique et social en un problème militaire et policier. Détruire ce qui reste de sympathie envers les forces de l’ordre en les transformant en force d’occupation. Ouvrir en grand les portes du terrorisme administratif et policier sous la bannière de l’état d’urgence, régime de fait instauré aux USA par le Patriot Act. […]

  2. […] Les Etats-Unis sont en tous point l’exemple parfait de tout ce qu’il ne faut surtout pas faire en réponse à une crise telle celle que vit la France aujourd’hui: transformer un problème politique et social en un problème militaire et policier. Détruire ce qui reste de sympathie envers les forces de l’ordre en les transformant en force d’occupation. Ouvrir en grand les portes du terrorisme administratif et policier sous la bannière de l’état d’urgence, régime de fait instauré aux USA par le Patriot Act. […]

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