Jour de bière belge, sans mousse.

Il doit encore bien y avoir une bouteille de Duvel dans mon stock de belge expatrié! Ce n’est pas ma préférée, mais la bière du diable me paraît la plus pertinente en ce jour de mise en bière pour une trentaine de personnes fauchées à l’aveugle par les fous d’Allah. Encore. Sortir une Duvel aujourd’hui, c’est aussi un acte militant contre le chômage du diable face à la délocalisation de ses activités traditionnelles au profit du dieu des islamistes. Et aujourd’hui, je n’ai pas envie d’être gentil.

La police belge aurait localisé le troisième connard qui n’aurait pas, semble t’il, trouvé le bouton de son détonateur, en cavale à Anderlecht. Avec le « ch » dur s’il vous plait messieurs et mesdames les journalistes français, on ne « lèche » pas à Anderlecht. Je sais, j’y ai habité. Anderlecht, c’est à côté de Molenbeek, la très réputée centrale djihadiste au coeur de l’Europe (1).

Ce 22 mars s’ajoute à la longue liste des attentats djihadistes de par le monde depuis ceux de Madrid le 11 mars 2004, voici presque exactement 12 ans. 12 années de politique impérialiste occidentale inepte et meurtrière mais juteuse pour les trafics du pétrole et des armes. Politique qui, avec la destruction de l’Irak puis de la Libye, a permis l’émergence de Daech sous l’oeil attendri de ses parrains turcs et saoudiens.

L’attaque d’hier n’a surpris personne, mais ce qui est surprenant c’est que les politiques semblent redécouvrir à chaque fois l’existence du même problème. Et un général français interviewé ce midi qui espère qu’on ne ratera pas l’après Bruxelles comme on a raté l’après Charlie et l’après Bataclan. C’est mal parti: comme d’habitude, la réponse politicienne sera administrative et législative à l’encontre des populations, du bidouillage de nos Bidochons au pouvoir en passe, par exemple, de réussir l’exploit de rater une modification inutile de la Constitution. Rater quelque chose d’utile c’est normal, mais rater un truc inutile et purement politicien malgré leurs formations poussées à l’ENA et leurs années d’expérience, faut quand même le faire.

Le militaire en question souhaite attaquer le problème à la racine en allant s’en prendre à Daech sur le terrain, ce qui laisse augurer d’un replay de la politique catastrophique d’intervention en Afghanistan, en Irak, et en Libye. Certes les frappes anti-Daech en Syrie semblent avoir donné un coup d’arrêt à Daech là-bas, mais rien ne les arrête dans leur nouveau bac à sable libyen. Détruire Daech définitivement impliquerait un tel niveau de destruction des populations et des infrastructures sous leur contrôle (souvenez-vous de la prise de Falloujah par les forces US en Irak en 2004 (2)) que ce n’est tout simplement pas imaginable. Et les réactions arabes à un tel massacre ne feraient que rajouter des bidons d’huile sur le feu djihadiste. Que cela ne semble pas évident à un haut responsable militaire, par ailleurs apparemment conscient de la réalité du problème terroriste, est en soi très inquiétant.

Alors, quoi? Alors il faut faire la guerre là où il est possible de la gagner, là où il est encore possible de distinguer l’ennemi de la population dans laquelle il cherche à se fondre. Nous sommes en état de légitime défense contre les djihadistes planqués dans les quartiers salafistes d’Europe, et plutôt que d’envoyer les CRS casser du migrant, du lycéen ou du militant écolo on pourrait peut-être les former à quelque chose d’utile.

Peut-on demander à nos Bidochons d’arrêter de se tromper d’ennemi et d’appliquer, pour une fois, un minimum de cohérence entre le discours guerrier et les actes? L’ennemi est parfaitement identifié, c’est l’écume qui borde la vague salafiste en train de se répandre sur la terre européenne, terre nourrie du sang de ceux et celles qui l’on jadis libérée du joug des religieux puis des nazis. On ne va quand même pas abandonner tout cela à quelques islamistes!

Comment distinguer les djihadistes des musulmans qui, mêmes lourdingues, ne posent pas un grand danger à notre société basée sur des principes d’égalité en droit, de liberté de choix et d’expression? Tout simplement en leur demandant de dénoncer les djihadistes, les réseaux de recrutement et d’approvisionnement en armes, et les enfoirés d’imams qui passent leur temps à nous insulter, nous les « infidèles » et fiers de l’être. S’ils s’y refusent, c’est qu’ils ont choisi l’autre camp, dont acte. Cela peut être saignant, mais nous avons bien assez de soldats et de matériel militaire pour venir à bout de quelques centaines de fous furieux. Non?

 

Notes:

(1) http://rhubarbe.net/2015/11/22/quand-jhabitais-du-cote-de-molenbeek/

(2) https://fr.wikipedia.org/wiki/Deuxi%C3%A8me_bataille_de_Falloujah

 

 

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