Retour à Rennes-le-Château.

Rennes-le-Château, son abbé, les mystères cachés au sein de cette ancienne place forte en plein Razès. J’y suis passé une première fois en 1983 suite à la lecture du livre The Holy Blood and the Holy Grail, de Baigent, Lincoln et Leigh, livre qui faisait suite à une série documentaire télévisée de la BBC partant de cette histoire bizarre d’un petit curé de campagne, Bérenger Saunière, devenu subitement riche et entretenant un joyeux train de vie, une gouvernante – et plus si affinités – et retapant intégralement son église avec une décoration bizarre tout en se construisant l’emblématique tour Magdala avec vue imprenable depuis le donjon.

Pas question ici de refaire l’histoire du lieu et de ses légendes, les sites ne manquent pas à commencer par Wikipédia (1). Que l’on se satisfasse ou pas des explications plus ou moins officielles sur l’origine de la fortune de Saunière, qui tournent autour d’un trafic de vente de messes, le lieu est magique de part la beauté des paysages, l’isolement de cette place forte qui a une réelle histoire qui remonterait aux débuts de l’âge de fer, quelques siècles avec JC. Ce même JC qui est au centre de l’enquête romanesque racontée par Baigent & Cie puis reprise par Dan Brown dans le Da Vinci Code en 2003.

Lors de mon premier passage on ne visitait que l’église et le cimetière. Les lieux de vie de Saunière et de Marie Denarnaud (le presbytère et la villa Béthanie, qui disposait d’une chapelle privée où il tenait messe dans les périodes où, du fait de ces histoires de trésor, il était interdit d’église), ainsi que l’emblématique tour Magdala, étaient privées.

Aujourd’hui tout cela est visitable au prix raisonnable de huit euros, sauf le cimetière qui est fermé au public du fait des nombreuses fouilles sauvages menées par des « chercheurs » indélicats au fil des années. Fouilles interdites de longue date mais aujourd’hui encore, certains passent leurs nuits à creuser.

La tour Magdala était la bibliothèque privée de Saunière, garçonnière avec vue imprenable sur le Razès et le massif des Corbières.

A un jet de pierre de Rennes-le-Château, le village et le pic de Bugarach qui défrayèrent la chronique locale en 2012 lorsque des dizaines de personnes vinrent se réfugier sur les hauteurs de Bugarach en prévision de la fin du monde. A cette occasion un habitant du coin, Sylvain Pierre Durif, s’auto-consacra Christ Cosmique et posa même sa candidature à la présidentielle de 2017. Jupiter fit largement mieux que le Christ Cosmique mais j’ignore si ce dernier, qui vit toujours dans le coin, s’habille désormais d’un gilet jaune.

Au loin, le village et la pic de Bugarach.

Quittant le petit musée dédié aux mystères qui entourent la fortune de l’abbé Saunière, on passe devant un dernier tableau qui indique la récente découverte, par radar, d’une possible crypte à quelques mètres sous l’église. A mon avis c’est reparti pour au moins un siècle.

Je profite de ce billet plus léger que de coutume pour souhaiter à tous les lecteurs et lectrices de ce blog, abonnés ou arrivés par hasard, une belle année 2019 qui ne manquera pas de rebondissements.

(1) https://fr.wikipedia.org/wiki/Rennes-le-Ch%C3%A2teau et https://fr.wikipedia.org/wiki/B%C3%A9renger_Sauni%C3%A8re

A propos Vincent Verschoore

Animateur de Ze Rhubarbe Blog depuis 2008.

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