Pour Raif Badawi.

Voilà 7 ans que le saoudien Raif Badawi est en prison, et 4 ans exactement que sa sentence de 1 000 coups de fouet a commencé. Il en a encore pour 3 ans. Son crime: tenir un blog.

Raif Badawi est l’otage et la victime d’une tribu de chameliers dévoyés par l’idéologie primitive wahhabite, assis par hasard sur d’immenses réserves de pétrole que le monde leur achète à prix d’or. De cette manne tombée du ciel la maison de Saud a créé un royaume de bras cassés pas même fichus d’assassiner un homme seul dans un pays étranger sans que tout le monde le sache, un peuple de branleurs misogynes qui peuvent divorcer de leurs femmes par sms si le thé n’est pas assez chaud.

Un peuple d’esclavagistes richissimes qui se la jouent puritains islamistes chez eux, et se louent des putes de luxe sur leurs yachts dès qu’ils quittent les terres ravagées de l’Islam. Des monstres qui achètent leurs alliances avec les puissants à coups de milliards de dollars annuels en contrats d’armements.

Ces gens coincés dans un moyen-âge de mauvais roman n’aiment pas la critique. Ils sont, peut-être, un modèle envié par nos propres élites, obligées de se côtoyer ce peuple bruyant et irrespectueux alors qu’il suffirait de couper quelques têtes, lâcher quelques Benallas, laisser filtrer quelques hurlements depuis le soupirail des salles de torture pour profiter tranquillement des privilèges du pouvoir.

Nous, petits blogueurs occidentaux insignifiants et ne prenant guère de risques, ne devrions jamais oublier Raif Badawi.

Publicités

One Comment

  1. Martine

    Ouaouhh !
    Clair ,net, sans détours.
    Ça fait du bien.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.