11 septembre 2001. 18 ans après, la rage au ventre.

est un ex-Marines, chef du département anti-incendie de Franklin Square & Munson (New York), spécialiste en génie civil et il fit partie, dans la foulée du fatidique , de l’armée de pompiers ayant travaillé sur le site de la catastrophe.

Un nouveau procès.

Dix-huit ans plus tard Christopher Gioia s’exprime, lors d’une tribune organisée par le Comité des Avocats (1), pour la participation de sa brigade de pompiers dans le cadre d’une audience publique à venir (Grand Jury Investigation) sur les événements du 11 septembre 2001. Il a la rage au ventre après tant d’années de mensonges et le mouvement pour une réouverture de l’enquête, mené notamment par l’association Architects & Engineers for 9/11 Truth (2), n’a sans doute jamais été aussi près du but.

Les articles apparaissant chaque année sur ce blog au sujet du 11 septembre 2001 (3) tentent de cerner le plausible de l’improbable d’une affaire presque ancienne mais dont les répercussions, à travers l’infinie « guerre contre le terrorisme » menée par les USA et leurs alliés en Afghanistan, en Irak, en Libye, en Syrie, ne cessent de transformer le monde en un vaste champ de bataille au profit d’une petite minorité d’affairistes, d’extrémistes religieux (4) et d’idiots utiles tenant aujourd’hui fermement les leviers du pouvoir.

L’affaire Ramzi bin al-Shibb, la et Guantanamo

Le New York Times, que même nos amis de Conspiracy Watch (5) auraient du mal à qualifier de complotiste, sortait en août 2019 un article intitulé « L’étrange cas du traducteur de la CIA et du procès du 11 septembre » (6) relatant un incident à Guantanamo (prison US extraterritoriale pour les accusés de terrorisme) en 2015. Ramzi bin al-Shibb, un Yéménite accusé de conspiration dans le cadre de l’attaque du 11 septembre, est traîné devant un pseudo-tribunal US à Guantanamo. Il doit être assisté par un traducteur assis à côté de lui. Mais l’accusé reconnait en cet homme un membre de la CIA qu’il avait croisé lors de son passage dans l’un des fameux centres secrets (black sites) où les américains torturaient leurs prisonniers avant leur transfert à Guantanamo.

L’article du NYT décrit ensuite la sage judiciaire découlant de cet événement, le combat entre la défense civile qui voit dans cette affaire le moyen de démontrer que l’administration Bush (dont Gina Haspel, l’actuelle n°1 de la CIA, un monstre ayant dirigé certaines de ces prisons secrètes) est coupable d’obstruction de justice alors qu’en face les procureurs militaires, ayant tous pouvoirs mêmes sur les juges, bloquent la procédure -au nom, bien évidemment, de la sécurité nationale.

Cet épisode illustre la profondeur mafieuse, la corruption, le degré presque inimaginable d’autonomie d’un US (7) aux manettes depuis ce 11 septembre 2001, et qui a plus que probablement « assisté » l’attaque terroriste contre les tours de New York et du Pentagone afin de précipiter sa prise de pouvoir sur l’establishment US. Obama ne put rien y faire, pas plus que Trump qui avait pourtant promis de « nettoyer la fange ». La fange a clairement gagné, mettant aujourd’hui en avant des gens tels Gina Haspel, Mike Pompeo ou John Bolton.

L’effondrement du WTC 7 n’est pas lié aux incendies.

Revenons-en au cœur du problème auquel fait face le mouvement pour la réouverture d’une enquête digne de ce nom sur ces fameux événements. La tour , la troisième tour à s’effondrer alors que non touchée par les’avions, est sans doute la clé de la démonstration d’un coup monté (par qui? c’est une autre affaire), l’attaque terroriste n’ayant fait que servir de couverture à la destruction préméditée des deux tours jumelles du WTC et de la tour 7.

Depuis le début la contre-enquête menée par plusieurs associations tourne sur la question de l’effondrement, incroyablement rapide et vertical, de ces tours. En ce qui concerne la tour 7, est-il possible de démontrer que l’explication officielle fournie par l’enquête du NIST (le National Institue of Standards and Technology, l’institution US de métrologie et des standards), c’est-à-dire un effondrement lié aux incendies qui s’y développèrent à la suite de chutes de débris des deux autres tours, ne tenait pas? C’est peut-être chose faite.

L’Université d’Alaska (UAF) vient de sortir un rapport de cent pages clôturant une étude de quatre ans, en partie financée par l’association Architects & Engineers for 9/11 Truth, sur la dynamique de structure du WTC 7. L’étude est téléchargeable ici, et en voici ma traduction du résumé:

Ce rapport présente les découvertes et conclusions de quatre années d’étude sur l’effondrement de la tour WTC 7, un building de 47 étages qui s’est totalement effondré à 17h20 le 11 septembre 2001 à la suite des terribles événements du matin.

L’étude comporte trois objectifs: (1) L’examen de la réponse structurelle du WTC 7 aux incendies qui ont pu s’y développer ce 11 septembre 2001. (2) Éliminer les scénarios qui n’auraient pu mener à l’effondrement observé et (3), identifier les types de failles et leur localisation ayant pu mener au-dit effondrement.

L’équipe de l’UAF utilisa trois approches pour l’examen du comportement structurel du WTC 7 en réponse aux conditions ayant pu exister en ce 11 septembre 2001. Premièrement nous avons simulé le comportement structurel local en réponse aux incendies ayant pu se propager sous l’étage 13, là où la plupart des feux semblent avoir eu lieu. Deuxièmement nous avons ajouté à ces simulations l’hypothèse du démarrage de l’effondrement tel que décrit dans le rapport du NIST. Troisièmement nous avons simulé un certain nombre de scénarios au sein de la structure entière afin de déterminer le type de failles, et leurs localisations, pouvant mener à l’effondrement complet observé.

La principale conclusion de notre étude est que le feu n’est pas la cause de l’effondrement du WTC 7 le 11 septembre 2001, ce à l’encontre des conclusions du NIST et autres firmes privées qui ont étudié cet effondrement.

La conclusion secondaire de notre étude est que l’effondrement du WTC 7 relève d’une faille globale impliquant la dislocation quasi-simultanée de toutes les colonnes du building.

Toutes les données de départ, résultats et simulations qui furent utilisées ou générées dans le cadre de cette étude sont disponibles à l’adresse http://ine.uaf.edu/wtc7 .

Le rapport de l’UAF ne fait pas mention de « démolition contrôlée », le terme qui revient depuis 18 ans pour décrire l’effondrement rapide et symétrique des trois tours. L’UAF se contente de dire que pour arriver au résultat observé il fallait que toutes les colonnes cèdent à peu près en même temps, et que cette rupture catastrophique ne pouvait être causée par les incendies. L’enquête, si enquête il y a un jour, devra tenter de démontrer ce qui a causé ces effondrements, similaires pour les trois tours, et par ailleurs caractéristique des opérations de démolition contrôlée.

Le mouvement pour l’ouverture d’une vraie enquête publique sur le 11 septembre est une épine dans le pied de l’establishment US, et des tenants du politiquement correct en général, depuis dix-huit ans. Des gens y ont dédié une bonne partie de leurs vies. Comme dans tout mouvement combattant les mensonges d’Etat on y trouve de tout, des gens sérieux comme des complotistes de base (que dénonce d’ailleurs Christopher Gioia dans son allocution ci-dessus), mais la gravité de l’événement comme l’étendue des zones d’ombre qui l’entourent méritent, a minima, que les questions qui fâchent soient clairement posées en place publique.

Si cette enquête arrive un jour, et si elle aboutissait à la conclusion d’un coup monté par l’Etat Profond US ou toute autre entité ayant utilisé les terroristes saoudiens comme couverture de leur méfait, ceci expliquerait la transformation des USA en Etat voyou et éclairerait les causes de l’apparente débilité permanente qui nous entoure et nous oppresse.

Liens et sources:

(1) https://www.lawyerscommitteefor9-11inquiry.org/

(2) https://www.ae911truth.org/

(3)

(4)

(5)

(6) https://www.nytimes.com/2019/08/14/us/gitmo-trial-cia-interpreter.html?action=click&module=News&pgtype=Homepage

(7)

A propos Vincent Verschoore

Animateur de Ze Rhubarbe Blog depuis 2008.

2 réponses

  1. roc

    ne jamais renoncer !
    Trump a été le seul a remettre en cause, le jour même, le déroulé des événements même si il a certainement du serrer des mains sales pour arriver a la présidence .
    le 11/09 a sans doute entraîner tout les événements de notre histoire mondiale depuis !

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