MH-17, guerre de désinformation.

Schipol, Pays-Bas, le 9 mars 2020. Là s’ouvrira le procès des présumés coupables de la destruction du vol MH-17 le 17 juillet 2014. Le long-courrier, avec à son bord 283 passagers dont un grand nombre d’enfants, en majorité néerlandais, s’écrasa deux heures après son décollage dans des champs de la région de Donetsk, en Ukraine, en plein cœur de la guerre civile entre l’armée ukrainienne et les séparatistes russophiles du Donbass.

Il fut très rapidement établi que l’avion, un Boeing 777 de la compagnie Malaysian Airlines, avait été abattu. Les premières images tournées par des soldats séparatistes montrent des décombres encore fumants, des corps, des bagages, des ours en peluche.

Vu son altitude de vol au moment de la catastrophe, 10 000 m, s’il s’était agi d’un problème technique les pilotes auraient eu le temps de communiquer, or l’appareil a brutalement disparu juste avant d’entrer dans le périmètre du contrôle aérien russe, sans le moindre SOS. La thèse d’une bombe à bord fut écartée du fait de traces flagrantes de projectiles ayant pénétré la carlingue, et notamment le poste de pilotage, depuis l’extérieur.

La Russie, ou les séparatistes pro-russes épaulés par les militaires russes, furent immédiatement accusés par le président ukrainien de l’époque, Pedro Porochenko, d’être à l’origine de l’attentat. Accusation partagée par les Occidentaux, mais évidement réfutée en bloc aussi bien par les Russes que par les séparatistes.

Une équipe d’investigation internationale (Joint Investigation Team, ci-après JIT) fut mise sur pied sous direction néerlandaise, le pays le plus touché par la catastrophe. Le 21 juillet 2014 les séparatistes remirent à la Malaisie les deux boîtes noires du 777, qui furent ensuite envoyées pour analyse à UK Air, l’équivalent britannique du BEA français. Les séparatistes informèrent également le JIT qu’ils avaient récupéré la majorité des corps, désormais stockés dans des wagons réfrigérés à 15 km du site avant d’être envoyés aux Pays-Bas pour examen et inhumation.

Les débris de l’appareil furent également acheminés vers les Pays-Bas à partir de mi-novembre 2014, arrivant à leur destination près d’un mois plus tard du fait de délais lors du transit par l’Ukraine. Parmi les débris, des morceaux appartenant à un missile de type BUK-M1 (SA-11 en langage OTAN).

Le 13 octobre 2015 le JIT publiait son rapport final faisant état d’un tir de missile BUK, type 9M38 (1) portant une ogive type 9N314M, le tout de fabrication russe, tiré d’une zone contestée par l’armée ukrainienne et les séparatistes russophones. La Russie, par le biais du fabricant du BUK Almaz-Antei, confirma l’hypothèse du BUK 9M38 (officiellement interdit d’utilisation dans l’armée russe depuis 2011 mais toujours en service dans l’armée ukrainienne) mais déclara que le tir provenait d’un territoire contrôlé par l’Ukraine, la zone de Zarochtchenskoïe.

Les certitudes s’arrêtent là. La suite est un invraisemblable aller-retour d’accusations, de témoignages dont certains de vrais faux, de preuves affirmées mais qu’il faudrait accepter sur parole, de services secrets ukrainiens (SBU) corrompus, d’agents doubles, d’enquêtes et de contre-enquêtes dont on peut avoir un premier aperçu via cette page wikipédia (2).

Mon but ici n’est pas de supputer une quelconque vérité sur ce crash mais de pointer la guerre de la désinformation qui se joue entre deux blocs, l’Occident et l’Ukraine d’un côté et les séparatistes et leurs alliées russes d’autre part. Cette guerre existe en filigrane à travers toutes les affaires confrontant les deux blocs depuis plusieurs années: Crimée, MH-17, attaques chimiques en Syrie, influence russe lors de l’élection de Trump, affaire Skripal au Royaume-Uni, expansion de l’OTAN, arrêt des accords limitant les missiles de moyenne portée, etc…

Le contexte militaire et politique.

En 2014, dans la foulée de l’annexion de la Crimée par les Russes, l’enjeu pour les Occidentaux est la vilification des Russes et la légitimation d’un support au régime ukrainien issus du mouvement dit de Maïdan qui, de novembre 2013 à février 2014, opposa le régime pro-Russe de Viktor Ianoukovytch (qui refusait de signer un accord d’association entre l’UE et l’Ukraine) et un mix de forces pro-européennes et nationalistes dont le parti d’extrême-droite Svoboda.

Petro Porochenko, le Berlusconi ukrainien opposé à l’influence russe, devient président en juin 2014 soit un mois avant l’affaire du MH-17. La situation à l’époque est catastrophique. Une vaste offensive ukrainienne contre les séparatistes subit de lourdes pertes: chars, hélicoptères et avions ukrainiens sont détruits par ces derniers. Des centaines de séparatistes et de civils sont aussi tués. La Russie joue un jeu trouble, reconnaissant que « certains » de ses soldats « en permission » rejoignent les séparatistes « plutôt que d’aller à la plage ».

Un référendum d’autodétermination organisé par les séparatistes des cantons de Donetsk et Louhansk l’emportent à plus de 90% des voix. Et le 16 juin les Russes arrêtent de livrer du gaz à l’Ukraine pour cause de dettes impayées. La ville séparatiste de Donetsk est assiégée par l’armée ukrainienne à partir du 12 juillet et 70 000 civils prennent la fuite.

Le 16 juillet, l’Ukraine perd un avion de reconnaissance AN-26 et un chasseur Su-25, victimes (selon l’Ukraine) de tirs de missiles sol-air russes. Le 17 juillet, le MH-17 est abattu. Le 23 juillet, toujours selon le gouvernement ukrainien, deux Su-25 sont abattus par des tirs en provenance de Russie, ou par des chasseurs russes. Les Russes nient en bloc.

Le 27 juillet, les séparatistes annoncent avoir perdu le contrôle du territoire du crash, repris par Kiev. Les premières opérations sur place par les équipes du JIT se font dans une zone de guerre, sur une épave déjà largement pillée.

Le narratif occidental.

La ligne ukrainienne et occidentale, reprise par le JIT, ne bouge pas: les séparatistes, aidés des Russes, ont abattu le MH17 pensant s’en prendre à un avion militaire ukrainien. Plusieurs enregistrements de transmissions radio entre séparatistes et personnel russe, faites par les services ukrainiens (SBU), illustrent un ordre de tir de BUK vers une cible volant très haut, puis l’arrivée des séparatistes sur le site du crash en pensant y trouver les décombres d’un avion militaire, puis leur surprise face à la réalité du désastre.

Plusieurs vidéo, photos, témoignages récoltés via les enquêteurs, le SBU, des journalistes sur place attestent du déplacement d’un convoi comprenant au moins un lanceur BUK, du tir lui-même (la fumée) et du retour du matériel vers la Russie après le tir. Précisément dans la 53ème brigade antiaérienende de Koursk (3).

Le JIT cherche depuis lors à identifier les responsables de ce tir, et a jusqu’à présent identifié quatre hommes dont Igor Guirkine, ex-officier russe et ex-chef des séparatistes de Donetsk. Ils seront jugés, en leur absence, à partir du 9 mars 2020.

Les trois vidéos suivantes illustrent la ligne officielle occidentale. Une par le journal Le Monde, une par Sky News et une par la télévision australienne dégoulinante de faux bons sentiments (une trentaine d’australiens ayant péri dans la catastrophe, et l’Australie ayant dépêché un contingent important d’enquêteurs en Europe pour participer au JIT).

De nombreuses publications occidentales existent démontrant l’implication des séparatistes et des Russes. Parmi les plus complètes que j’ai pu lire: l’article du Daily Beast de juillet 2015 (4) et la suite d’articles de Bellingcat (5), une organisation américaine de fact checking très proche de l’establishment US, qui la finance via le National Endowment for Democracy (NED), et que l’on retrouve en pointe sur les affaires à fort enjeu politique dans la guerre de désinformation contre les Russes (6).

Et du côté du narratif pro-Russe?

Voilà donc pour la ligne occidentale: tout est clair ou presque et ne reste qu’à mettre en oeuvre la procédure légale. En face, évidemment, des contre-narratifs émergent ainsi que des personnages surprenants. D’abord ce reportage par RT quelques mois après le crash, en anglais, qui vise à contrer le narratif occidental sur plusieurs points: les séparatistes n’ont pas accès à du matériel aussi sophistiqué que le BUK, mais l’armée ukrainienne oui et elle aurait en outre tenté d’effacer ses traces en bombardant le site. Mais surtout l’idée que les séparatistes font tout ce qu’ils peuvent pour aider l’enquête malgré l’armée ukrainienne.

Le point de vue de Vasily Prozorov, ex-agent du SBU.

Plus intéressante, cette vidéo par un certain Vasily Prozorov, un Ukrainien agent du SBU de 1998 à 2018 avant de demander l’asile politique en Russie en 2019. Il était donc encore cadre du SBU lors de « l’incident » du MH-17, et apparaît pour la première fois en public en mars 2019 lors d’une conférence sur une chaîne russe où il dévoile l’existence d’un centre de torture ukrainien à Marioupol, l’influence étrangère et notamment américaine auprès des forces spéciales ukrainiennes, et plus généralement un système de corruption liant le SBU avec le clan Porochenko.

MintPress a fait un article sur Prozoroz et l’affaire du MH-17, et Prozorov aurait dit ceci:

A source who was briefed by U.S. intelligence analysts told me that the CIA’s conclusion pointed toward a rogue Ukrainian operation involving a hard-line oligarch with the possible motive of shooting down Russian President Vladimir Putin’s official plane returning from South America that day, with similar markings as MH-17. The source said a Ukrainian warplane ascertained that the plane was not Putin’s but the attack went ahead anyway, with the assumption that the tragedy would be blamed on the pro-Russian rebels or on Russia directly.”

Une source informée par le renseignement US m’a dit que la CIA y voyait l’implication d’une phalange ukrainienne pilotée par un oligarque russe, au possible motif d’abattre l’avion de Vladimir Poutine lors de son retour d’Amérique Latine à bord d’un avion ressemblant au MH-17. La source dit qu’un chasseur ukrainien aurait bien averti que l’avion visé (présumé Poutine, en fait le MH-17) n’était pas celui de Poutine, mais que l’attaque eut néanmoins lieu en partant du principe qu’elle serait attribuée au séparatistes ou directement aux Russes.

https://www.mintpressnews.com/reasons-believe-vasily-prozorov-testimony-ukraine-role-downing-mh-17/256642/

Information aussi vague que tardive mais qui fait un lien avec certains témoignages comme quoi il y aurait eu un second avion dans le secteur au moment du passage du MH-17. Le premier narratif russe, avant l’admission que le 777 avait été victime d’un BUK, était que c’est un chasseur Su-25 ukrainien qui avait fait le travail. Narratif ayant ensuite morphé, selon certaines sources, en tir par les séparatistes contre ce fameux Su-25 mais ayant touché le MH-17 par erreur, ce qui rejoint le narratif occidental.

Prozorov, dont la réalité d’une carrière au sein des SBU ne semble pas remise en question, a ensuite réalisé sa propre vidéo intitulée « MH-17: la recherche de la vérité ». Son logo est UL pour Ukr-Leaks, clin d’oeil évident à Wikileaks:

La vidéo regorge d’informations dont il est bien entendu impossible, à mon niveau, de vérifier la véracité. Par exemple un document soviétique déclassifié montrant que le missile qui a touché le MH-17 fut livré à une unité antiaérienne stationnée en Ukraine en décembre 1986. Donc qu’il fut intégré à l’armée ukrainienne après la chute du Mur. Donc qu’il fut tiré par ladite armée sauf qu’évidemment, les séparatistes auraient parfaitement pu mettre la main dessus et s’en servir eux-mêmes, mais Prozorov se repose sur le rapport de Almaz-Antei comme quoi le tir venait d’une zone sous contrôle de Kiev. Ce que conteste bien sûr le JIT.

Certaines images censées prouver qu’un convoi BUK s’est bien déplacé sur la zone séparatiste sont contestées (et il y a sur la toile tout un débat technique sur l’analyse de ces images: trafiquées ou pas?), et il fait appel à des personnages non Russes ayant enquêté sur l’affaire à titre personnel: un Néerlandais du nom de Max van der Werff, ayant effectué plusieurs visites sur place, conteste la « version officielle » et a même lancé une opération de crowdfunding pour financer un documentaire sur cette affaire (7).

Un détective privé allemand du nom de Joseph Resch prétend détenir les preuves, obtenues via les satellites US, de l’implication de Kiev dans cette affaire. Il a été entendu par la police allemande, et demande que le JIT prenne en compte ses informations sinon il les balance publiquement (8). Il est d’ailleurs assez surprenant de constater que l’an dernier le premier ministre malais, Mahathir Mohamad, s’est plaint du cours trop politique et anti-Russe qu’avait prise l’enquête du JIT (9).

Prozorov dévoile ensuite une série de documents secrets obtenus alors qu’il travaillait pour le SBU. Ces documents démontreraient une opération planifiée par l’Ukraine et ses alliés occidentaux pour accabler Russes et séparatistes. Il parle des assassinats / suicides / disparitions de personnages clés (un chef du SBU, un pilote ukrainien en opération le jour fatidique, la contrôleuse aérienne ayant suivi le vol MH-17 pendant son parcours dans l’espace aérien ukrainien).

Il s’en prend également à Bellingcat en tant qu’arme de désinformation anglo-américaine créée dans le cadre de l’opération MH-17. Bellingcat qui fut en effet créé en juillet 2014 par le journaliste britannique Eliot Higgins, déjà très actif dans l’investigation « à charge » contre les Russes et Bachar el-Assad sur le théâtre syrien (10). On peut noter que Bellingcat est en partie financé par la loterie nationale néerlandaise, le pays le plus directement impliqué dans l’enquête sur le MH-17, le plus représenté au JIT et qui tire nombre de ses conclusions des analyses dudit Bellingcat.

Le BUK, un missile à livre ouvert.

Tout le monde s’accordant sur le fait que c’est un BUK qui envoya le MH-17 au tapis, des questions se posent également quant au fonctionnement de ce système. Il est complexe et demande une solide formation pour s’en servir correctement en mode « normal », c’est-à-dire un système complet avec véhicule de communication, véhicule radar, lanceurs et véhicule de transport de « munitions ». Il est probable que les séparatistes seuls, même en ayant mis la main sur un système BUK ukrainien, ne puissent s’en servir correctement mais le BUK a également un mode opératoire « dégradé ».

En cas de perte du radar principal, le radar autonome du lanceur peut accrocher de lui-même des cibles « faciles » (genre gros avion volant en ligne droite) et tirer un missile sans autre forme de procès. Le mode dégradé, en effet, est un mode « panique » où l’on tire sur tout ce qui bouge. Et ceci serait parfaitement possible malgré un équipage peu formé, à en croire cet article américain sur le BUK / SA-11 (11). Article qui pose aussi la question de l’IFF, le système de distinction entre appareils amis, neutres ou ennemis. Tout système lance-missile dispose d’un IFF afin d’éviter de descendre un appareil ami, les appareils sans IFF reconnaissable étant considérés ennemis. C’est pourquoi les avions civils possèdent également un transpondeur IFF signalant aux batteries AA qui ils sont.

Mais d’une part cela ne suffit pas toujours, comme on a pu le voir tout récemment dans l’affaire de l’avion civil ukrainien (il y a des coïncidences qui parfois laissent perplexe…) abattu par erreur par les Iraniens (12). Ou il peut être désactivé par décision de l’opérateur, ce qui fut sans doute le cas du vol 655 de Iran Air descendu par les américains en 1988, faisant 290 morts. Décidément l’Histoire a un certain sens du cynisme

Et c’est sans doute le cas, également, pour la mystérieuse disparition du vol MH-370 de la Malaysian Airlines (tient donc) dans l’océan Indien, toujours en 2014, probablement abattu par les américains en s’approchant trop près de l’île militarisée de Diego Garcia. Depuis le 11 septembre 2001 en effet, un avion de ligne muet fonçant vers une cible stratégique encourt l’annihilation immédiate. On décide ensuite si on en parle ou pas.

Désinformation.

La saga du MH-17 illustre l’enchevêtrement des confrontations militaires locales, des forces géopolitiques dans leur ombre, et des capacités de désinformation des Etats impliqués. Que ce soit par voie de communication officielle ou via des organisations ou personnages qui se déclarent indépendants (mais le sont-ils vraiment?), que ce soit par voie de presse ou via des opérations en ligne où des « fermes à trolls » fabriquent des milliers de faux comptes qui propagent sur les réseaux sociaux les narratifs de leurs donneurs d’ordres, nous baignons dans un monde de désinformation sous forme de narratifs et contre-narratifs qui, partant des mêmes faits avérés, produisent des visions du monde opposées servant des intérêts géopolitiques spécifiques.

Il me semble que l’on peut parler ici de désinformation, plutôt que de propagande, du fait que la vérité est très probablement connue des instances militaires américaines et russes. Eux dont les très importants moyens de renseignement au sol, et d’espionnage via satellites, ne peuvent pas ne pas voir une batterie BUK en action et des vols d’avions militaires et civils sur un territoire aussi disputé, à quelques kilomètres de la frontière russe. Ils savent, mais se gardent de confronter leurs preuves.

Quel espoir pour la Vérité?

Une certaine vérité peut surgir par la voix de lanceurs d’alertes, tels Chelsea Manning (13) et Edward Snowden, qui encourent ensuite une répression terrible. Le traitement déloyal et inhumain de Julian Assange (14) par les pseudo-justices suédoises, américaines et britanniques montre à quel point le surgissement d’une vraie information contredisant les narratifs officiels est insupportable pour les mafias corrompues, les Etats Profonds qui squattent le pouvoir mondial.

Nous n’en sommes qu’au début: les développement de l’IA, des DeepFakes (15), des systèmes de surveillance et de prédiction de nos comportements (16), associés aux idiot.e.s utiles qui participent à la censure généralisée genre la loi Avia (17), nous dessinent un monde où l’idée même de Vérité perdra tout son sens. Faute d’alternative crédible, ce qui sera Vrai sera ce que nous croyons, et ce que nous croyons sera très fortement influencé par cette dictature numérique, comme le dit Harari (18), que l’on voit déjà à l’oeuvre.

Mais il y a ici aussi un risque de prophétie auto réalisatrice. A force de constater le caractère inéluctable de cette dynamique on en vient, tel le lapin pris dans les phares d’une voiture, à ne plus pouvoir rien y faire. Le Meilleur des Mondes n’a jamais réussi à éteindre toute les formes de résistance, mais il faut apprendre à nager sur un océan de désinformation, de fake news, de censure plus ou moins hystérique qui ne supporte rien d’autre que le confort de sa propre pseudo-vérité. Merci de partager ou je me jette par la fenêtre du rez-de-chaussée.

Liens et sources:

(1) https://en.wikipedia.org/wiki/Buk_missile_system#9%D0%9C38_and_9%D0%9C38M1_missile

(2) https://fr.wikipedia.org/wiki/Vol_17_Malaysia_Airlines

(3) https://www.ukrinform.fr/rubric-crime/2467214-le-mh17-abattu-par-un-missile-buk-russe-tire-par-la-53eme-brigade-de-koursk.html

(4) https://www.thedailybeast.com/how-we-know-russia-shot-down-mh17?ref=scroll

(5) https://www.bellingcat.com/news/uk-and-europe/2018/09/20/skripal-suspects-confirmed-gru-operatives-prior-european-operations-disclosed/

(6)

(7) https://www.kickstarter.com/projects/832749946/mh17-5-years-on?lang=fr

(8) https://fr.sputniknews.com/international/201908071041886701-mh17-un-detective-prive-allemand-pourrait-transmettre-des-documents-a-la-russie-et-a-la-malaisie/

(9) https://fr.reuters.com/article/topNews/idFRKCN1TL0RS-OFRTP

(10) https://en.wikipedia.org/wiki/Bellingcat

(11) https://nationalinterest.org/blog/the-buzz/the-ultimate-guide-the-sa-11-gadfly-10928

(12)

(13)

(14)

(15)

(16)

(17)

(18)

A propos Vincent Verschoore

Animateur de Ze Rhubarbe Blog depuis 2008.

2 réponses

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.