Confinement Covid-19, de l’erreur à l’horreur.

Les enquêtes, les commissions ou encore les livres d’histoire, s’ils ne sont pas écrits par le régime, repeindront peut-être ces quelques mois de panique covidienne sous leurs vraies couleurs: le rouge sang et le noir funèbre. Les mots clés de ces récits seront, sans doute, l’incompétence, l’ignorance, l’arrogance, la bêtise, le désir pathogène de répression de la caste dirigeante qui, en France mais également ailleurs, a transformé une crise sanitaire prévisible et gérable en une catastrophe mondiale qui sera payée, parfois au prix fort, par des millions d’ouvriers, de premiers de corvées, de sans-rang, d’esclaves du néolibéralisme, de petits entrepreneurs renvoyés malgré eux aux strates paupérisées d’un monde aux mains de technocrates dégénérés.

Les défenseurs de l’impéritie tenteront constamment de se justifier par l’appel au manque d’information initial, à la nécessité de répondre à la panique qui commençait à s’installer via les médias, au principe de l’action. Les plus honnêtes reconnaîtront la coupable incompétence de l’Etat en matière de prévision et de préparation sanitaire, symbolisée en France par la pénurie de masques, pour dire ensuite que face à cette triste réalité il fallait bien faire quelque chose.

L’excuse inacceptable de l’ignorance.

Oui il fallait faire quelque chose, mais « faire quelque chose » n’est pas synonyme avec « faire n’importe quoi ». Toute décision politique part d’une analyse coût-bénéfice qui s’assure que le remède ne sera pas pire que le mal. Une présidence et un gouvernement n’ayant cessé de se vanter de son professionnalisme ne peut pas invoquer, le moment venu, la simple ignorance.

C’est trop facile, et surtout non crédible car les sources qui, depuis le début, alimentent par exemple le tir de barrage de réinformation formulé à travers près de quarante articles sur ce minuscule blog (1), sont également disponibles pour tous les « conseils scientifiques » et décideurs de la planète.

Des voix d’épidémiologistes, d’infectiologues, d’économistes, de psychologues s’élèvent depuis le début contre tout confinement prolongé. Ils contextualisent et révisent des évaluations de mortalité bien trop alarmistes, chiffres pourtant constamment relayés par les médias, et par certaines personnalités qui cherchent à maximiser leur visibilité via un discours anxiogène.

Nul en effet n’ignore cette règle de base de la communication: la peur, ça rapporte. Et cela permet de justifier l’abrogation des libertés fondamentales, le racket policier, l’absurde technocratique mis en oeuvre par une armée de psychopathes, sans le moindre lien avec une quelconque réalité sanitaire mais leur offrant la jouissance tant recherchée de la domination absolue.

L’heure des comptes.

Les dégâts du confinement, puis de la « distanciation sociale » poussée à l’absurde seront, à l’heure des comptes, infiniment plus graves que le bénéfice des vies supposément sauvées par ces mesures. Et ces comptes ont déjà commencé.

Le journal britannique The Economist, dans un article du 23 mai intitulé « Le Covid-19 efface des années de progrès contre la pauvreté », dit ceci:

La Banque Mondiale estime que les confinements nationaux et l’effondrement économique vont pousser au moins 49 millions de gens dans l’extrême pauvreté, effaçant ainsi les progrès réalisés depuis 2017. Ceci semble bien trop optimiste, les estimations de la Banque datant du mois d’avril.

Des chiffres plus récents sont bien plus pessimistes. Par exemple, le 17 mai Goldman Sachs estimait que l’économie de l’Inde régressait à un taux annualisé de 45%. Andy Summers, du King’s Collège de Londres, estime que si le revenu individuel régresse de 20%, ce qui sera sans doute le cas pour plusieurs mois au moins, le nombre de très pauvres pourrait augmenter de 420 millions, soit l’équivalent de la population de l’Amérique Latine.

Ceci gommerait une décennie de progrès dans la lutte contre la pauvreté.

The World Bank estimates that national lockdowns and the global economic collapse will push at least 49m people into extreme poverty, eliminating nearly all the gains made since 2017. That seems implausibly rosy—the bank’s estimate was based on data published in April. More recent numbers are far gloomier. For example, on May 17th Goldman Sachs estimated that India’s economy is shrinking at an annualised rate of 45%. Andy Sumner of King’s College London estimates that if global income per head falls by 20%, which it may for several months at least, the number of extremely poor people could increase by 420m—as much as the entire population of South America. That would wipe out a decade of gains in the fight against poverty.

https://www.economist.com/international/2020/05/23/covid-19-is-undoing-years-of-progress-in-curbing-global-poverty

Sur le même front:

Selon Olivier De Schutter, rapporteur spécial des Nations unies pour l’extrême pauvreté et les droits de l’homme, et coprésident du Panel international d’experts sur les systèmes alimentaires durables: A l’échelle mondiale l’arrêt des productions agricoles (faute de main d’oeuvre), dont dépendent la survie de millions de travailleurs pauvres, a fait passer le nombre de gens faisant face à la famine de 150 millions à 250 millions.

https://www.franceinter.fr/emissions/l-invite-du-week-end/l-invite-du-week-end-17-mai-2020

Dans les pays dits riches, la course à la rentabilité financière de l’actionnariat a fortement fragilisé une importante partie de la société, celle qui en France est assez bien représentée par les Gilets jaunes: sur le fil du rasoir entre la vie et la survie.

Cette politique, vantée par les Macronistes et assimilés du monde entier comme condition nécessaire (sauf pour eux-mêmes bien évidemment) à la survie dans une économie mondialisée, fait désormais face à une catastrophe sociale découlant de cette même politique: la « disruption » engendrée par l’arrêt économique forcé est sur le point de provoquer une vague de faillites, de dépressions, de maladies associées à la paupérisation, de suicides.

Les USA, du fait de la quasi inexistence de tout filet de sécurité sociale et sanitaire, sont les premiers touchés:

Nous avions suggéré, début avril, qu’une vague de suicides était imminente du fait de la dévastation causée par le confinement Covid-19. Dans les dernières neufs semaines, 38,6 millions d’Américains ont perdu leur travail et se sont retrouvés en état de pauvreté. Beaucoup patinaient déjà sur une très fine glace financière avant la pandémie, et maintenant ils sont passés à travers, se noyant dans d’insurmontables dettes, sans épargne, et peu de lignes de vie.

Les premiers signes d’une vague de suicides pourraient venir de Californie. La chaîne ABC7 News annonce que les docteurs et infirmières du centre médical John Muir, Walnut Creek, dans la East Bay de San Fransisco, alertent que le nombre de décès par suicides dépasse largement le nombre de morts associés au Covid-19.

We suggested, at the beginning of April, that a « suicide wave » was imminent considering the economic devastation sparked by COVID-19 lockdowns. In the last nine weeks, 38.6 million Americans have lost their jobs and were thrown into instant poverty. Many were already skating on thin financial ice even before the pandemic, and now they’ve fallen through, drowning in insurmountable debts, no savings, and limited lifelines. The first signs of a suicide wave could be originating in California. ABC7 News reports doctors and nurses at John Muir Medical Center in Walnut Creek, in the East Bay region of the San Francisco Bay Area, are reporting deaths by suicide far exceed COVID-19 deaths during the pandemic. 

https://www.zerohedge.com/health/bay-area-hospital-sees-unprecedented-spike-suicides-during-lockdowns

Le Well-Being Trust américain estime, pour sa part, que plus de 75 000 personnes sont à risque de décès par abus d’alcool, drogue et suicide. Le magazine Forbes, pas vraiment du genre philanthrope, relaie cet appel de 600 médecins américains sur la catastrophe du confinement:

Plus de 600 médecins ont envoyé cette semaine une lettre au président Trump, qualifiant le confinement d' »incident massivement mortel » avec des « conséquences sanitaires négatives exponentielles » pour des millions de patients non-Covid.

More than 600 of the nation’s physicians sent a letter to President Trump this week calling the coronavirus shutdowns a “mass casualty incident” with “exponentially growing negative health consequences” to millions of non COVID patients. 

https://www.forbes.com/sites/gracemarieturner/2020/05/22/600-physicians-say-lockdowns-are-a-mass-casualty-incident/#ed8212750fa5

Au Royaume-Uni, durement touché, le prix Nobel de chimie Michael Levitt, qui avait correctement prédit l’ampleur initiale de l’épidémie, condamne la politique de confinement:

Michael Levitt, un professeur de l’université de Stanford qui avait correctement prédit l’échelle de l’épidémie, suggère que la décision d’enfermer les gens chez eux était motivée par la panique plutôt que la bonne science. Il ajoute que le modèle utilisé par le gouvernement pour justifier le confinement – réalisé par le professeur Niel Ferguson (voir cet article, ndt) – surestimait le nombre de décès par un facteur de 10 à 12.

Ces affirmations font écho à celles d’un rapport de la JP Morgan disant que les confinements n’avaient pas d’impact sur l’évolution de la pandémie mais avaient, par contre, détruit des millions de situations (livelihoods).

Michael Levitt, a Stanford University professor who correctly predicted the initial scale of the pandemic, suggested the decision to keep people indoors was motivated by ‘panic’ rather than the best science. Professor Levitt also said the modelling that caused the government to bring in the lockdown – carried out by Professor Neil Ferguson – over-estimated the death toll by ’10 or 12 times’. His claims echo those in a JP Morgan report that said lockdowns failed to alter the course of the pandemic but have instead ‘destroyed millions of livelihoods’.

https://www.dailymail.co.uk/news/article-8351649/Lockdown-waste-time-kill-saved-claims-Nobel-laureate.html

La dynamique de la pandémie n’a pas suivi les promoteurs de la « seconde vague », qui aurait été une situation inhabituelle pour une infection à Coronavirus, mais qui serait évidemment bénéfique pour le marché du vaccin et des médicaments anti-viraux dont les médias nous ont présenté les lobbies en long et en large. Ces graphiques montrent que les taux d’infection (le fameux R-zéro) ont plutôt tendance à décroître après la fin du confinement.

This graph published in a JP Morgan report shows that many countries saw their infection rates fall rather than rise again when they ended their lockdowns - suggesting that the virus may have its own 'dynamics' which are 'unrelated' to the emergency measures

Dans le journal suisse Le Matin, l’anthropologue genevois Jean-Dominique Michel, souvent en pointe depuis le début de l’épidémie, dénonce également la précarisation inutile de millions de personnes:

Espérez-vous qu’un jour, avec le recul, le regard va changer sur cette période ?

Cela ira, je pense, très vite: l’essentiel de ce qu’on nous a dit était faux et les données tombent au galop! Sur la dangerosité de l’épidémie par exemple, réelle mais bien moindre qu’annoncée, sur un lock-down qui n’est recommandé nulle part dans les pratiques utiles et qui aura précarisé massivement des personnes et des entreprises pour rien, sans bénéfice sanitaire réel, mais avec des conséquences dramatiques à long terme.

https://www.lematin.ch/suisse/precarise-massivement-personnes/story/13842680

Les nombreuses et terribles conséquences humaines du confinement sont désormais identifiées, sinon réellement évaluées: conditions de fin de vie indignes dans les Ehpads, déni d’humanité lors des enterrements, violences familiales, traumatismes psychologiques en tous genres après des semaines d’enfermement anxiogène.

Combien de personnes vont subir une diminution de leur espérance de vie du fait de l’inaccessibilité des hôpitaux pour des opérations courantes?

Cet article du Monde du 2 mai:

Selon les acteurs de santé, les dégâts collatéraux chez des patients souffrant de cancers ou de maladies cardiovasculaires pourraient faire davantage de morts en France que le Covid-19.

https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/05/02/cancers-avc-maladies-cardiovasculaires-l-onde-de-choc-du-covid-19_6038430_3244.html

Les effets des récessions économiques sont assez bien connus en termes de pertes d’emplois et de dommages collatéraux: dépressions, coûts sociaux, maladies, suicides, etc… Les estimations actuelles du recul sont proches, pour la France du moins, de celles publiées par l’INSEE au début du confinement, de l’ordre de 3% de PIB par mois « confiné »:

La France va vivre sa récession la plus sévère depuis 1948, avec un recul de l’ordre de 8% pour 2020.

https://www.huffingtonpost.fr/entry/deconfinement-en-france-la-crise-economique-sera-pire-au-deuxieme-trimestre_fr_5ece0708c5b6a4d6f126c961?fbclid=IwAR1KhF3KMHUEV0ne9NIYkjDcAzCPUhEGPRnWX4gTdIx0w9eL9lr_40RKFqc

Quelle sera l’effet des injections massives de financement décidées par la France et l’Europe, difficile à dire. Il semble évident que ces injections vont modérer la casse, mais pas pour tout le monde. Comme d’habitude, une partie importante des largesses étatiques ira vers des entités spéculatives qui auront tendance à aggraver la situation: bulle spéculative immobilière, marché des actions très volatile, rachats d’actions plutôt qu’investissement, etc…

La faute grave de la non-évaluation des effets du confinement.

Tout cela pour quoi? C’est la grande question, celle qui aurait dû être posée dès le début: évaluer ce que le confirment, et le semi-déconfinement qui s’ensuit, apporte en termes sociaux et, surtout, sanitaires. Combien d’années de vie ces mesures permettent-elles de ne pas perdre, et sur quelle base doit-on évaluer la valeur d’une telle année sauvée afin de la comparer au coût qu’elle entraîne?

C’est une évaluation que tout responsable politique ne peut éviter de faire, c’est son boulot même si les moralistes, qui généralement ne subissent pas les conséquences de leurs prises de positions, reprouvent ce type d’exercice. Le risque de ne pas faire cette évaluation est de décider d’une politique qui fasse en sorte que le remède soit pire que le mal, et il devient évident que c’est bien la situation dans laquelle nous nous trouvons.

Le Covid-19 tue, bien sûr, mais à la question de savoir combien de vies auront été sauvées grâce au confinement, dont le but n’a jamais été autre que d’éviter de submerger les services de santé et, donc, d’éviter le risque que des gens décèdent par « perte de chance », par impossibilité d’accéder aux soins, il n’y a pas de réponse précise mais le chiffre est faible. Très faible. Pour la France, peut-être quelques milliers.

Edouard Philippe a bien essayé de citer une étude prétendant que ce chiffre est plutôt de l’ordre de 60 000, mais d’une part il l’a mal lue et, d’autre part, elle est fortement critiquée pour sa méthode (voir Etude EHESP (2)

Ce qui est par contre certain est que la mortalité prématurée non-Covid, que ce soit dans les Ehpads par effet de « glissement » (les personnes se laissent mourir de solitude), par désertion des gens malades du système de santé par peur du Covid, et par les multiples dommages collatéraux adressés dans cet article , vont largement dépasser les années de vies sauvées par le confinement.

Ceci vaut pour nous, mais ceci vaut d’autant plus dans les pays où les systèmes de sécurité sociale sont plus faibles – soit à peu prêt tout le reste de la planète. La balance entre vies gagnées et vies perdues du fait du confinement sera catastrophique. Même les moralistes pourront difficilement démontrer qu’il est « éthique » de perdre demain plus de vies que l’on en sauve aujourd’hui.

Rien de tout ceci n’est nouveau. L’inefficacité sanitaire du confinement sans séparation entre contaminés et contaminables est bien connue. Un confinement général « coup de poing » est recevable en situation de panique, à condition de rester très limité dans le temps. Les dommages collatéraux d’un confinement long sont prévisibles et chiffrables, et les gouvernements qui ont pris ces décisions ne pouvaient pas ne pas savoir qu’elles en seraient les conséquences.

J’estime, pour ma part, ces décisions criminelles au sens où elles entraînent bien plus de dommages qu’elles n’en préviennent, des dommages allant jusqu’à la mort prématurée de plus d’individus qu’elle ne permettent de sauver.

Edité le 28 mai à 17h30.

Le plus ahurissant, ici en tout cas, est que malgré tout, en dépit du fait qu’aujourd’hui à peu près tous les gens rationnels disent et crient qu’il faut arrêter avec cette réglementation répressive et restrictive débile, qu’il faut laisser les gens circuler, ouvrir tous les commerces et tous les espaces publics, le régime persiste dans sa folie liberticide et contre-productive.

D’où la question: pourquoi?

Liens et sources:

(1) https://zerhubarbeblog.net/category/international/coronavirus/

(2) https://zerhubarbeblog.net/2020/04/23/etude-ehesp-gloire-du-confinement-ou-fake-news/

A propos Vincent Verschoore

Animateur de Ze Rhubarbe Blog depuis 2008.

22 réponses

  1. Thomas M.

    Vous faites un excellent travail, nécessaire à la préservation de ce qui reste de lucidité dans notre pays et salutaire pour notre hygiène intellectuelle et morale. J’ai lu en une poignée de soirées tous vos articles traitant de la crise actuelle ainsi que certaines des nombreuses sources qui y sont citées. Je suis très heureux d’être tombé sur votre blog. Étant un lecteur assidu du blog Les-crises.fr, je désespérais de voir ce dernier passer complètement à côté du sujet depuis 2 mois. Aucune des questions clés que vous abordez ici n’y est évoqué. C’est une immense déception. Merci de faire le job !

    1. Je suivais Les crises il y a quelques années. C’était très intéressant sur la Russie et l’Ukraine. Ils n’ont pas tout à fait snobé la « pandémie » ; ils se sont fendus de deux très longs articles à charge sur le professeur Raoult.
      Rien sur la mafia au pouvoir, sur les lobbies…
      Les crises est discrédité en ce qui me concerne (ils ne se posent non plus aucune question sur le version officielle des attentats du 11 septembre 2001, au contraire alors que des témoins directs des événements demandent à rouvrir l’enquête, comme on l’a vu sur ce blog, d’ailleurs).

  2. Thomas M.

    Bonjour xyloglosse, bien sûr que les-crises a largement traité de l’épidémie mais de façon « emiplegique ». Aucune approche critique du confinement général forcé, relais d’articles scientifiques indéchiffrables pour la plupart des lecteurs, prétention à faire du peer-review d’articles médicaux (avec une justification tirée par les cheveux : être actuaire dans l’assurance ne confère pas cette légitimité), projections alarmistes et fantaisistes à la Ferguson des le mois de février, aucun article ne mettant en avant les innombrables avis de médecins, chercheurs, infectiologues, virologues qui n’allaient pas dans le sens de la panique et l’hystérie générale, uniquement des articles alimentant la peur etc…d’où la nécessité de prendre du recul et de s’alimenter ailleurs, ici par exemple. Il est bien loin l’esprit de Chomsky… Pour moi cet échec est un mystère mais je pense que l’une des explications possibles est celle que vient de proposer Vincent.

  3. J’espère que vous êtes bien entouré. De mon côté, quand j’ai demandé à une proche (bon d’accord, c’était ma sœur) : mais qu’est-ce qui te fait penser qu’on est face à une épidémie grave ? Elle m’a répondu : mais parce qu’on n’a pas encore trouvé de vaccin. Heureusement, la discussion s’est mieux passée à partir de là.

    Pour moi cet échec est beaucoup moins mystérieux : ce n’est pas un échec mais une opération – mais j’ai des mauvaises fréquentations (je reste ouvert à toutes questions pertinentes, rien de dogmatique). À mon avis, il faut voir du côté de l’état profond, des tenants du Nouvel ordre mondial et du gouvernement mondial, qui ne cachent pas leurs intentions ; il faut voir du côté des forces qui dirigent désormais les organisations supra-nationales : évolution de l’ONU, de l’OMS (qui est à l’origine des mesures de sécurité : interdiction de se réunir avec sa famille ? avec ses amis ? comme on dit WTF!), de l’UNICEF (j’ai des liens intéressants à ce sujet), etc. Il faut lire les déclarations de Jacques Attali (notamment son article « Gouverner par la peur ») etc…

    Vous savez sûrement (je l’ai appris récemment) que l’OMS est financé à 79% par des intérêts privés, par des promoteurs de la vaccination pour tous. Vouloir vacciner 7 milliards d’êtres humains comme veut le faire Bill Gates m’inspire autant confiance que ce confinement de personnes en bonne santé et ce confinement des cerveaux qui sévit particulièrement en France et en Belgique (le titre d’un article écrit par Jacques Attali est : Gouverner par la peur). Et la vaccination n’est que l’aspect visible du problème.

    Le journal Le Monde me traiterait de complotiste. Je le prendrais comme une médaille : la fondation Bill Gates a versé l’année dernière plus de 2 millions de dollars à ce journal.

    Cela dit un sondage récent de LCI donne 45% de voix pour Raoult, 35% contre et 20% qui ne se prononcent pas. Pas mal malgré la propagande… Et un de leurs reportages récents a souligné trois exagérations auxquelles avait donné lieu la « crise » : létalité de 0,5% (en fait c’est plutôt 0,2%) contre les 5% annoncés au début, les enfants ne sont pas contaminateurs et le virus n’est pas avec nous pour longtemps : il est sensible à la chaleur et à la lumière.

    J’ai trouvé cette excllente synthèse :

    https://swprs.org/coronavirus-un-medecin-suisse-parle/

    Nous vivons des temps très intéressants.

  4. Thomas M.

    Oui, j’avais pris connaissance de la synthèse de SWP il y a quelques jours. Bientôt, le simple fait de lister les principaux éléments objectifs et chiffrés de cette note attirera sur vous les pires accusations à peu près au même niveau que le négationnisme. On en est là. Concernant l’entourage, sauf exception, j’ai pour ma part décidé de ne pas/plus évoquer le sujet covid. C’est inutile et ne peut conduire qu’à de très pénibles tensions. Gaffe aux futurs repas dominicaux, ça va jaser ! A ce stade d’irrationalité on ne peut rien faire. C’est peine perdue si l’interlocuteur n’a pas déjà fait une partie du chemin par lui-même. Au travail, idem, les nouveaux moralistes sont partout, prêts à ostraciser quiconque ne débiterait pas la narration commune. Ce choix de la prudence pouvant aller jusqu’au silence est évidemment discutable mais se protéger de toute cette m….e m’est devenu impératif.

  5. Thomas M.

    Vincent, certainement au niveau global. C’est encourageant. Quoi qu’il en soit c’est le temps et même l’Histoire qui décanteront tout cela. Quoique, pour nombre de nos concitoyens, il sera par exemple psychologiquement difficile de revoir leur point de vue sur le confinement général autoritaire qui a sauvé tant de vies n’est-ce pas (toute façon il est quasiment interdit de penser autrement, quels que soient le nombre et la qualité des arguments à l’appui). Les innombrables conséquences très graves de ce dernier (et non celles du Coronavirus comme l’écrit Le Parisien) vont s’étaler sous nos yeux durant de longues années et votre blog a parfaitement mis cela en évidence. Le fameux rapport coût / bénéficie sera toujours tabou pour pas mal de gens. La seule façon de ne pas sombrer mentalement pour eux sera de croire « quoi qu’il en coûte » aux vertus indépassables de cette méthode. C’est humain et je le comprends.

    1. Traduction-résumé de l’article : n’hésitez pas à la diffuser :

      Le manque de preuve sur l’efficacité du confinement est un scandale à l’échelle mondiale. 
      Alors que le discours officiel sur le covid continue à s’emballer, les médias restent plus enclins à railler les délinquants du confinement
      Si les instructions de confinement avaient marché, on aurait pu s’attendre à ce que le nombre de morts quotidien atteigne un pic 3 à 4 semaines après leur entrée en vigueur. Or il semble que le pic ait été atteint en GB une semaine avant le confinement selon le professeur Carl Heneghan de l’université d’Oxford, le nombre de morts par jour ayant atteint un plafond deux semaines après le début de l’épidémie. La GB n’est pas une anomalie à cet égard. 
      Une étude de l’Université East Anglia avance les mêmes conclusions. Le virus aurait sa propre dynamique, qui n’a rien à voir avec les mesures incohérentes (1)  prises. 
      Le bio-physicien prix Nobel Michael Levitt n’a pas rencontré plus de succès dans sa tentative d’exposition des vérités dérangeantes qui entourent les nombres liés au covid. Selon lui, le modèle qui a été suivi pour le confinement a commis l’erreur fatale de postuler que la propagation du virus était exponentielle alors qu’il a été montré dans plusieurs pays qu’elle est exponentielle… pendant deux semaines avant de ralentir sans que cela puisse être corrélé aux mesures prises. 
      Dans un monde plus raisonnable, cela soulèverait des questions sérieuses telles que, par exemple, celle de savoir s’il y a une corrélation entre les pays avec le plus grand nombres de morts et ceux qui ont échoué à protéger les maisons de retraite (la moitié des victimes en Belgique, où le nombre de morts a été le plus élevé (2)
      La seule réaction aura été, brandis comme des épouvantails, le souci “d’aplatir la courbe” à celui d’éviter une deuxième vague, voire un deuxième pic dans la première vague. Tandis qu’à notre connaissance les seuls pays à connaître une deuxième vague seraient l’Iran et Djibouti. 
      Ce sont les pauvres qui semblent devoir payer les conséquences de cette hystérie du confinement avec en GB la moitié des bas salaires exposés au licenciement tandis qu’en Italie les emplois dans le secteur industriel s’effondrent et qu’en Espagne, la pauvreté endémique entre dans une spirale de calamité. 
      Les pays continentaux continuent à désigner à la vindicte des pays comme le Brésil en raison du président Bolsonaro et de son dédain des règles de confinement alors  que son taux de mortalité due au covid est cinq fois moindre qu’en GB.  
      Au lieu de cela, l’OMS, dans sa déshonorante conférence de presse du 25 mai a servi aux pays les plus pauvres d’une demi-vérité défaitiste : en l’absence de “capacités formidables” comme le tracking, leur seul espoir est un confinement total (3)
      Ce qui nous amène à notre conclusion : la vérité risque de se faire jour, mais beaucoup trop tard ; est-ce vraiment tout ce qu’il nous reste de mieux à espérer ? 

      (1) marchés fermés, supermarchés ouverts, mesures de distanciation sociale absolument inouïes, avec toutes leurs conséquences, etc. 
      mise en pratique pour le moins fantaisiste du « confinement » qui signifiait jusqu’à récemment, « isolement des patients avérés et symptomatiques une fois diagnostiqués avec certitude »
      Les gens qui nous gouvernent sont des imbéciles ou des criminels ; les deux ne s’excluent pas mutuellement 
      (2) en France et en Belgique, on peut parler d’assassinat de masse, alors que le gouvernement français vient de rejeter une nouvelle fois l’accès au seul traitement efficace connu malgré le fait que le (pour le moins) versatile Macron soit allé prendre le thé avec Didier Raoult, qui finalement avait peut-être mieux à faire. 
      (3) on sait désormais ce que valent les consignes de l’OMS : en terme de pourcentage 20 pour cent d’intérêt “public” pour ce que cela vaut, 80% d’intérêts privés

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