Dictature Covid-19 ou la Revanche des vieux Siths.

Les tentatives de détournement de l’attention du public au profit des questions d’insécurité, de communautarisme voire de séparatisme, terme très en vogue actuellement au sein de la Macronie, cherchent à cacher l’immonde réalité révélée par la crise Covid: la revanche des Sith ou, plus précisément, de la caste des vieux.

Cette caste est celle qui tient les cordons de la bourse, celle qui a largement profité de la croissance économique et de la destruction de l’environnement, celle qui a payé peu d’impôts mais en consomme beaucoup, celle qui se sent protégée par la police et qui vote pour les régimes autoritaires, celle qui, enfin, met sa propre sécurité sanitaire au sommet de la hiérarchie politique et sociale et mène, de ce fait, une guerre à l’encontre de la jeunesse.

Il faut, à un moment donné, appeler un chat un chat, fut-il de Schrödinger et soumis aux aléas de la politique de la décohérence (1). La jeunesse est aujourd’hui la variable d’ajustement du confort des vieux. Par « vieux » s’entend ici les plus de 60 ans, ceux et celles qui soit occupent les positions du pouvoir technocratique, économique et politique, soit ont quitté la vie professionnelle mais bénéficient encore d’un système de retraite favorable, restent politiquement actifs (a minima, ils votent), et attendent de la société qu’elle soit à leur service.

En gros, un quart de la population actuelle, proportion qui va passer à 30% dès 2030, dans moins de dix ans. Un bloc électoral incontournable, essentiellement motivé par une seule chose: sa propre sécurité matérielle et sanitaire.

Au-delà des vieux, il y a les dépendants parqués dans les Ehpads qui attendent une fin de vie trop souvent misérable, les vaches à lait de l’industrie pharmaceutique, les sans-droits autre que celui de se taire et de subir l’ignominie « pour leur sécurité ». Ceux-là, celles-là, ne votent plus, ne comptent plus autrement qu’en termes de chiffre d’affaires ou de faire-valoir de politiques sanitaires criminelles. Ce n’est pas de ceux-là que je parle ici.

La Menace Fantôme.

Je parle ici des vieux qui composent le Santé Suprême et les hiérarchies institutionnelles, qui dirigent les banques, que l’on voit toutes dents dehors sur les affiches publicitaires de telle ou telle compagnie d’assurance ou médica-menteuse.

Ces vieux qui passent leur temps à voyager aux frais des jeunes submergés de charges fiscales, qui sont les premiers clients des hôtels et restaurants de luxe, qui consomment le soin hospitalier que de nombreux jeunes ne pourront jamais se payer, et qui leur font la morale genre « De mon temps, on savait se lever pour aller travailler! »

Oui mon bon maître, mais de ton temps les vieux ne finançaient pas les fonds de pensions, ceux-là mêmes qui détruisent le tissu économique au nom de la rentabilité maximale à court terme, pour payer ta retraite complémentaire, ta merco, ton face-lift et tes voyages à l’autre bout du monde.

De ton temps un jeune ne devait pas se taper cinq rendez-vous pour trouver un stage non rémunéré. De ton temps, quand frappait une maladie, les vieux ne demandaient pas à toute la société, et notamment à la jeunesse, de se suicider pour sauver leur peau.

L’Empire contre-attaque.

La transformation de l’enfance en vecteur de mort covidienne pour les vieux, et la transformation de l’adulte en gamin inconscient incapable de se soumettre au désir de sécurité sanitaire de ces mêmes vieux, restera sans doute un symbole de la déchéance morale absolue du « régime de vieux » qui nous « gouverne ».

Certes Macron n’est pas « vieux » en termes biologiques, mais il est au pouvoir du fait des vieux, il vit avec une vieille, il parle tout le temps avec les vieux qui dirigent la plupart des institutions, il vient d’un milieu régi par et pour les vieux, la banque.

Certes les journalistes qui véhiculent la propagande anxiogène à longueur de journée ne sont pas tous vieux, mais ils obéissent à la logique marchande des vieux: l’Etat via les subsides, et l’industrie pharmaceutique via la publicité, sont des contributeurs majeurs à leur survie économique. Ils ne vont donc pas aller à l’encontre des intérêts de ces deux parties, quoi qu’ils en pensent, éventuellement, à titre personnel.

Le retour du Jedi.

On me reprochera, à juste titre, d’essentialiser « les vieux » comme s’il s’agissait d’un bloc monolithique. Ce n’est évidemment pas le cas, et parmi les « vieux » de nombreuses voix s’élèvent pour, justement, critiquer l’emprise mortifère de « l’esprit vieux », de l’inversion des valeurs mettant au sommet de toutes choses l’illusion de la sécurité sanitaire, en lieu et place de la défense de la liberté.

J’ai déjà cité le philosophe André Comte-Sponville dans le billet Confinement: sous le joug du Santé Suprême (2).

Attention de ne pas faire de la santé l’essentiel. Un de mes amis me disait au moment du sida : « Ne pas attraper le sida, ce n’est pas un but suffisant dans l’existence« . Il avait raison. Eh bien, aujourd’hui, je serais tenté de dire : « Ne pas attraper le Covid-19 n’est pas un but suffisant dans l’existence« .

https://www.franceinter.fr/idees/le-coup-de-gueule-du-philosophe-andre-comte-sponville-sur-l-apres-confinement

Il fait partie des premiers « vieux » à avoir vertement critiqué l’hystérie mortifère face au Covid, mais il est loin d’être le seul. Par exemple Edgar Morin sur la gestion « scientifique » de la crise:

Malheureusement, très peu de scientifiques ont lu Karl Popper, qui a établi qu’une théorie scientifique n’est telle que si elle est réfutable, Gaston Bachelard, qui a posé le problème de la complexité de la connaissance, ou encore Thomas Kuhn, qui a bien montré comment l’histoire des sciences est un processus discontinu. Trop de scientifiques ignorent l’apport de ces grands épistémologues et travaillent encore dans une optique dogmatique.

https://lejournal.cnrs.fr/articles/edgar-morin-nous-devons-vivre-avec-lincertitude

Les adultes « non vieux » et les jeunes, du moins ceux qui survivent mentalement à la pression anxiogène et à la dérive fasciste du régime Macron symbolisée, aujourd’hui, par le masque obligatoire et tout le discours moraliste et répressif qui l’entoure (3), fustigent massivement la quasi-criminalisation de la jeunesse par la caste des vieux cons. La critique est partout sur les réseaux, dans les émissions où sont invités des « dissidents » tels le Pr Toussaint, au fil des lettres ouvertes publiées par des pneumologues, des psychologues et autres enseignants.

« Nous, scientifiques et universitaires de toutes disciplines, et professionnels de santé, exerçant notre libre arbitre et notre liberté d’expression, disons que nous ne voulons plus être gouvernés par et dans la peur. La société française est actuellement en tension, beaucoup de citoyens s’affolent ou au contraire se moquent des consignes, et nombre de décideurs paniquent. Il est urgent de changer de cap.

https://www.leparisien.fr/societe/covid-19-nous-ne-voulons-plus-etre-gouvernes-par-la-peur-la-tribune-de-chercheurs-et-de-medecins-10-09-2020-8382387.php

Pourtant rien n’y fait. Les fameux « corps intermédiaires » et partis politiques dits d’opposition ont tous pris fait et cause pour le régime. On ne crache pas dans la soupe, on ne veut pas se faire lyncher par les médias aux ordres. Et puis, les enfants, ça ne vote pas.

La méfiance vis-à-vis des enfants en tant que vecteur de dangers pour leurs aînés, qui ne repose sur rien que l’alimentation de la peur par une clique de pseudo-savants corrompus regroupés au sein du conseil scientifique, relève d’une psychopathie grave qui ne mérite rien d’autre que son propre procès de Nuremberg.

L’attaque des clones.

A cette politique terrible qui laissera des traces dans la psychologie de la jeunesse (4) , s’ajoutent désormais le stigmate et la torture du masque à l’école. J’en fait une critique dans le billet « Masques à l’école au temps des assassins » (5). La stigmatisation de l’enfant est tellement centrale à la rhétorique anxiogène que des unités de la milice fasciste gendarmerie, armées jusqu’aux dents, patrouillent aux abords et à l’intérieur des établissement scolaires pour s’assurer du respect des mesures (6). Digne des pires régimes totalitaires:

Un article d’Informations ouvrières circule sur Twitter depuis quelques jours, mentionnant le fait que «trois gendarmes lourdement armés, mitraillettes, pistolets», se sont baladés dans ce lycée de Saône-et-Loire «sans même que le chef d’établissement ait été averti».

Contactée par CheckNews, la gendarmerie de Mâcon confirme l’envoi de trois gendarmes au lycée Lucie-Aubrac «dans le cadre des directives gouvernementales concernant la rentrée, qui préconisent l’envoi de patrouilles pour surveiller l’application des mesures anti-Covid». Et d’ajouter que les gendarmes étaient bien armés de «leur équipement habituel».

https://www.liberation.fr/checknews/2020/09/07/des-gendarmes-equipes-de-fusils-d-assaut-ont-ils-controle-le-port-du-masque-dans-un-lycee-de-saone-e_1798782?utm_medium=Social&utm_source=Twitter&fbclid=IwAR1RMTWhHD_ZQih_UbvwXZxWctBYKOhfVf9KhfCs2EntBexCY6RmhUaOcMI#Echobox=1599503656

Pour le (jeune) philosophe Michaël Foessel:

Dès le début de la crise du coronavirus, la jeunesse et l’enfance ont été pointées du doigt de diverses manières : les enfants étaient d’abord considérés comme des vecteurs importants du virus, avant que les scientifiques ne reviennent sur cette idée. Aujourd’hui, la jeunesse, par son imprudence, serait la cause d’une deuxième vague de l’épidémie de coronavirus. Une situation qui révèle les peurs et les frustrations derrière notre rapport à l’enfance. Dans le même temps, les adultes se sont vus en quelque sorte infantilisés par l’obligation de rester chez soi pendant le confinement.

https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-idees/coronavirus-de-lenfance-confinee-a-la-jeunesse-sacrifiee

L’infantilisation de la population, celle ayant subi un confinement catastrophique, des litanies de mensonges, le racket policier, le masque inutile, des faillites et suicides en masse, est la pierre angulaire du régime macroniste et de ses relais sanitaires et médiatiques corrompus.

A tel point que certains membres du Santé Suprême se permettaient, voici quelques jours, de parler de « siffler la fin de la récréation ». Comme si le besoin de liberté, de socialisation, de vie pour une jeunesse prise en otage depuis des mois, relevait d’une « récréation » un temps tolérée par une classe dominante pétrie d’arrogance et de bêtise. Ou quand l’infâme relève de la vertu (6).

Un nouvel espoir?

Hors les réseaux sociaux, pas encore totalement censurés par les Gafam, quels contre-pouvoirs subsistent face à la dictature sanitaire? L’Assemblée Nationale est à la botte du régime, tout comme les médias « mainstream ». La rue, bien sûr, mais il faudrait que des millions de personnes se lèvent pour avoir un effet, ce qui est très loin d’être le cas. On n’y croit plus et, en France en tout cas, ça peut vite devenir très dangereux pour sa propre intégrité physique vu la politique de répression systématique.

Reste quelques espoirs du côté du judiciaire, de courageux avocats soumettant des recours face aux mesures les plus liberticides. Avec un succès très mitigé, mais il ne faut pas lâcher (7).

Le régime est néanmoins très fragile malgré son pouvoir quasi-total et ses milices armées. Il pense déjà à construire la manipulation lui permettant de survivre aux élections de 2022, mais il navigue en eaux inconnues car l’expérience fasciste n’a plus été tentée en France depuis 80 ans. La dictature risque de s’effondrer sous son propre poids, incapable d’assurer le minimum matériel et un semblant de sécurité à la population.

Il n’est pas impossible que la population, en France comme dans les autres pays touchés de manière similaire par l’opportunisme dictatorial sous couvert d’épidémie (qui, faut-il le rappeler, ne tue plus grand monde et pour laquelle la majorité des « cas » détectés ne sont pas malades), finisse par se rendre compte de la maltraitance honteuse et injustifiée qu’elle laisse imposer à sa jeunesse, à ses enfants. Peut-être.

Bonus: cette interview du philosophe André Comte-Sponville sur RTL, ce 8 septembre.

Et le même dans l’émission Interdit d’Interdire, ce mercredi 16 septembre:

Liens et sources:

(1)

(2)

(3)

(4) https://www.marianne.net/societe/grande-depression-des-psychiatres-alertent-sur-le-risque-d-une-flambee-des-suicides-post?utm_medium=Social&utm_source=Facebook&fbclid=IwAR1RMTWhHD_ZQih_UbvwXZxWctBYKOhfVf9KhfCs2EntBexCY6RmhUaOcMI#Echobox=1599741840

(5)

(6) https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/covid-19-des-medecins-appellent-a-siffler-la-fin-de-la-recreation-6971516?fbclid=IwAR1RMTWhHD_ZQih_UbvwXZxWctBYKOhfVf9KhfCs2EntBexCY6RmhUaOcMI

(7) https://www.leparisien.fr/hauts-de-seine-92/hauts-de-seine-le-port-du-masque-generalise-est-illegal-selon-la-justice-administrative-09-09-2020-8381931.php?fbclid=IwAR1RMTWhHD_ZQih_UbvwXZxWctBYKOhfVf9KhfCs2EntBexCY6RmhUaOcMI

A propos Vincent Verschoore

Animateur de Ze Rhubarbe Blog depuis 2008.

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