Macron, en bref: Arbeit Macht Frei.

Arbeit Macht Frei, le travail rend libre. Célèbre injonction ornant les portails des camps nazis, citation issue d’un texte philosophique du 19ème siècle, intitulé « Argent et esprit »:

Ce n’est pas la foi qui rend heureux, pas la foi en des curetons égoïstes et nobles, mais c’est le travail qui rend heureux, car le travail rend libre. 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Arbeit_macht_frei

N’en déplaise aux bonnes consciences qui ne supportent pas le moindre parallèle entre le fascisme d’antan et la dictature sanitaire actuelle (qui déferle actuellement, comme à l’époque, sur une bonne partie de l’Europe), cette injonction hautement symbolique, promettant aux déportés un espoir de liberté en échange de leur labeur, a tout à voir avec la philosophie macroniste vendue hier soir lors de la fameuse allocution inaugurant, pour la France, la saison 2 de la série morbide et nihiliste « Confinement ».

Le message est clair: tout ce qui relève du travail rentable, du point de vue du grand capital (BTP, grandes enseignes, usines etc…), sera maintenu, tout le reste sera interdit. Et si la population obéit, si elle atteint de vagues objectifs « sanitaires » n’ayant, en réalité, rien à voir avec ce sur quoi elle a pouvoir, elle sera peut-être libérée, ou moins confinée, afin d’aller consommer les biens qu’elle aura produit le mois précédant.

« Le travail rend libre! », injonction nazie désormais parfaitement intégrée au macronisme et, plus généralement, à la dictature sanitaire en voie d’imposer un régime sécuritaire, de facto illimité vu que le régime vote lui-même, grâce à une Assemblée Nationale ayant trahi sa fonction, ses propres décrets.

Injonction qui sera imposée à toutes et tous par la milice fasciste, appelée Forces de l’Ordre en langage courant, digne héritière de ses ainés ayant activement collaboré avec la Gespato et autres gentils SS dans la chasse aux résistants de l’époque.

Résistants qui, aujourd’hui, seraient labellisés terroristes, Gilets jaunes, complotistes, délinquants, etc,.. Qui ne seraient plus, certes, la cible de Mausers mais « seulement » de LBD, qui ne seraient plus fusillés au coin du bois mais « seulement » placés en détention préventive, mais dont le refus de la soumission à un régime totalitaire serait, tout autant, montré du doigt par les collabos, les profiteurs, les peureux, les juges, les propagandistes (ou journalistes mainstream), les fonctionnaires obéissants réfugiés derrière le « c’est pas moi, c’est les ordres! ».

L’influence nazie au sein de la dictature sanitaire.

Ce rapport « Goodwinien » à l’Histoire, que de nombreux et nombreuses non-lectrices de ce blog ne manqueraient pas de me reprocher, ne tombe pas du ciel. Le philosophe Michaël Foessel, par exemple, l’a exploré dans son récent ouvrage « Récidive »:

« Populisme », « néolibéralisme », « nationalisme » : les mots se bousculent et pourtant l’insatisfaction demeure. Pour décrire ce qui nous arrive, nous ne manquons pas de savoirs. La crise de la démocratie fait l’objet de diagnostics récurrents. Mais c’est la stupeur qui domine, comme si la nouveauté du présent contribuait encore à accroître l’inquiétude.  Et si cette nouveauté tant de fois mise en avant était un obstacle à la compréhension ? Ce livre décrit la rencontre entre un philosophe inquiet du présent politique et l’année 1938. Tombé presque par hasard sur la presse française de 1938, l’auteur est allé de surprise en surprise. Au-delà de ce qui est bien connu (les accords de Munich et la supposée « faiblesse des démocraties »), il a découvert des faits, mais aussi une langue, une logique et des obsessions étrangement parallèles à ce que nous vivons. L’abandon de la politique de Front populaire, une demande insatiable d’autorité, les appels de plus en plus incantatoires à la démocratie contre la montée des nationalismes, une immense fatigue à l’égard du droit et de la justice : l’auteur a vu dans ce passé une image de notre présent. Ce livre ne raconte pas l’histoire de l’avant-guerre, il n’entonne pas non plus le couplet attendu du « retour des années 30 ». Il fait le récit d’un trouble : pourquoi 1938 nous éclaire-t-elle tant sur 2018 ? Non sur les événements, bien sûr, mais sur une manière de les interpréter systématiquement dans le sens du pire. « Récidive », c’est le nom d’une errance dans un passé que l’auteur croyait clos. C’est aussi le risque d’une nouvelle défaite.

https://livre.fnac.com/a13216679/Michael-Foessel-Recidive-1938

L’historien et spécialiste du nazisme Johann Chapoutot, lui, souligne une continuité entre les techniques d’organisation du régime nazi et celles que l’on retrouve aujourd’hui au sein de l’entreprise, référence ultime de la macronie:

La renaissance du Arbeit Macht Frei dans le contexte de la crise covidienne n’a donc rien d’un accident. Cette injonction fait corps avec la philosophie technocratique et autoritariste symbolisée ici par la macronie, et Macron lui-même en homme hors-sol, sans enfants, marié à une vieille bourgeoise, intubé de rhétorique ultra-libérale pour laquelle la corruption n’est qu’un facteur de facilitation de la rentabilité suprême.

Le cas de l’hôpital est presque caricatural: la suppression des moyens de l’hôpital public visant à laisser plus de place à la sphère privée (donc le transfert des fonds de la Sécu vers le privé, un des aspects de l’immense corruption du monde médical), est la légitimation première de la dictature visant à éviter la submersion de ce même hôpital par les cas dits « Covid ». Et ça marche.

Le délire contre-productif du confinement.

Les mêmes non-lecteurs et lectrices voudront alors me traiter d’inconscient car, cette soi-disant dictature aurait néanmoins un objectif inattaquable: sauver des vies. Sauf que, là encore, le simple fait de s’informer ailleurs qu’aux robinets de la propagande, diffusée en continu par les grands médias, suffit à mettre fin à cette croyance débile. Le confinement ne sauve pas des vies, au contraire il en abime et en élimine du fait de tous ses effets secondaires (1).

L’OMS, aussi, met en garde contre l’usage de cette arme atomique que même le régime français, suite à l’expérience désastreuse de mars-avril, s’était juré de ne plus recommencer.

«Nous, à l’Organisation mondiale de la santé [OMS], ne préconisons pas le confinement comme la principale manière de contrôler ce virus», a-t-il déclaré samedi dans une entrevue avec le journaliste Andrew Neil, du magazine anglais The Spectator.

https://www.journaldemontreal.com/2020/10/12/un-envoye-special-de-loms-denonce-le-confinement-comme-principale-mesure-de-lutte-contre-la-covid-19

Le Dr Louis Fouché résume fort bien la situation:

Tout comme Roland Moreau, ancien directeur des affaires sociales et de la santé de la ville de Paris, dans Le Figaro:

Face à la deuxième vague, les nouvelles mesures mises en œuvre ou en cours d’élaboration par le gouvernement ne sont guère rassurantes. Comme en février, on assiste à une incroyable répétition des erreurs: non seulement le nombre de lits de réanimation n’a pas été augmenté, mais il a même diminué en raison d’une incapacité de l’administration hospitalière (pléthorique) à mettre en œuvre rapidement des formations d’aides soignantes. Les dispositions restrictives empiriques – fermeture totale ou partielle des bars et des restaurants , couvre-feux – ne reposent sur aucune base scientifique et l’opinion publique perçoit parfaitement leur absence de cohérence et de logique.

https://www.lefigaro.fr/vox/politique/il-faudrait-mettre-en-place-un-confinement-personnalise-pour-les-personnes-agees-ou-fragiles-20201027?utm_medium=Social&utm_source=Facebook&fbclid=IwAR2aR0rNFEeAqBVoos-6NKM5WyL-USCmL7ESf4EWhPYcIQJt9bqt8UiVWz8#Echobox=1603833254

L’anthropologue Jean-Dominique Michel s’attaque également à la fausse bonne solution d’un reconfinement:

Les mesures que prennent les gouvernements occidentaux en pleine bouffée délirante sont rien moins qu’homicides, ceci pour pallier à une surcharge qui serait gérable avec un peu de bon sens et d’agilité.

https://jdmichel.blog.tdg.ch/archive/2020/10/28/nouveau-confinement-100-000-morts-de-plus-en-france-310162.html?fbclid=IwAR16nSGX8IHFc549PolDEbM0yaVYMPSlGSkiJ86wYbRzbpOZUxSth3gXKOE

Le médecin et ex-ministre de la Santé, Philippe Douste-Blazy, que l’on ne peut vraiment pas considérer comme « complotiste », expose également le ratage catastrophique du régime macroniste:

Les régimes totalitaires, enfin, comprennent l’importance de la préparation mentale des enfants à la soumission dès le plus jeune âge. La Macronie n’hésite pas, depuis le début, à tenir les enfants responsables de la mort potentielle de leurs parents et, surtout, de leurs grands-parents. Cette méthode inique, répétée en boucle sur les publicités de la dictature sanitaire, s’illustre également par le port du masque: jusqu’ici réservé aux plus de onze ans, il est désormais applicable aux enfants dès six ans. Rien que pour cela, Macron, Castex, Blanquer & Cie méritent le goulag à vie (2).

Quelle justification?

Rien ne permettant de justifier ce reconfinement sur une base sociale, et rien sans doute ne permettant de le justifier sur une base purement sanitaire liée au manque de moyens (mesuré au nombre de morts potentiels dû au manque d’accès aux soins), ce d’autant plus si on ne compte pas seulement les morts Covid (et d’ailleurs, pourquoi ne compter que ceux-là?), qu’est ce qui peut justifier une telle mesure si ce n’est la dérive fasciste et concentrationnaire d’un régime philosophiquement en phase avec celui qui, voici 80 ans, inscrivait Arbeit Macht Frei au fronton de ses camps de concentration?

Non pas que le macronisme soit, en termes économiques, un avatar du national-socialisme. Au contraire, ce dernier vantait l’investissement public et un fort interventionnisme étatique. Le macronisme est ultra-libéral de nature, anti-Etat au-delà de ses privilèges régaliens, et en termes économiques certains analysent la catastrophique (et volontaire?) gestion de la crise sanitaire comme un révélateur de ce qui ne va pas avec le modèle français, et de ce qu’il faudrait désormais changer. Pour exemple, cette étude de Natexis qui recommande, notamment, une baisse des impôts des entreprises, l’introduction d’objectifs de productivité dans le secteur public, la poursuite de la réforme du système de formation professionnelle (3).

En attendant la fermeture…

Ce soir on ira prendre un dernier verre dans notre bar préféré, celui devant lequel la milice passe chaque soir, celui régulièrement dénoncé par le collabo parisien voisin, celui, enfin, bientôt euthanasié par la dictature sanitaire alors qu’il ne présente, comme des dizaines de milliers d’autres, comme les restos, comme les théâtres, comme les cinémas, aucun danger.

Aucun danger sauf celui de vivre.

Aucun danger sauf un: la vie en société, l’échange de vive voix, la bonne discussion autour de quelques bières susceptible d’ouvrir des esprits, de sortir de la sidération, de prendre acte de la violence du régime fasciste macroniste et l’analyser dans une perspective politique, et non pas bêtement « sanitaire » comme le rabâchent les psychopathes au pouvoir, leurs clients, leurs médias et leurs milices armées.

Espérons que, dans les grandes villes confinées, là où suffisamment de gens peuvent se retrouver pour faire masse, des révoltes éclateront comme à Barcelone et Naples. Espérons que des élus courageux appelleront à la désobéissance civile. Espérons que les victimes directes, dans la restauration et culture notamment, pourront se regrouper en collectifs et attaquer le régime au tribunal.

Espérons, enfin, que l’initiative ci-dessous menée par Reiner Fuellmich et un groupe d’avocats internationaux, en vue d’attaquer en justice les gouvernements ayant imposé des confinements, et d’autres initiatives du même genre, arriveront à créer un nouveau procès de Nuremberg à l’encontre des régimes fascistes et psychopathes qui nous empoisonnent actuellement.

Liens et sources:

(1)

(2)

(3) https://www.research.natixis.com/Site/en/publication/A38iDr4DXhaFmjefeMqjk71fBmZD3Znm6jQPgjfQM5s%3D?from=email

A propos Vincent Verschoore

Animateur de Ze Rhubarbe Blog depuis 2008.

11 réponses

  1. Anonyme

    Choquée par la récupération de mauvais goût de « arbeit macht frei », et pas seulement. Déçue… et comme je ne retrouve pas ton mail perso, j’en resterai à ça

    1. roc

      donc tu penses que ce qui se passe en ce moment n’aurait pas été du gout des nationaux socialistes allemand ?
      tu ferait bien de te renseigner sur le « socialisme fabien » et tu fera peut être des liens avec tout cela !

  2. Bonjour,
    Toujours amusant de pousser le bouchon. Je tends à souscrire à la mécanique proposée pour expliquer l’incroyable et inquiétante facilité avec laquelle peut s’installer une telle dérive autoritaire dans le pays des « Droits de l’Homme ». Mais la pertinence et la crédibilité de la démonstration souffrent énormément de la faiblesse des sources auxquelles il est fait référence car beaucoup, en n’ayant pas la compétence requise sur certains sujets, tiennent des propos factuellement erronés.

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