Vivre sous un régime débilo-hystérique.

Vivre ou survivre, j’ai hésité pour le titre mais non, clairement il nous faut vivre. La dictature sanitaire qui détruit la société depuis plus d’un an relève, vue sous l’angle psychologique, d’une « bouffée délirante » pour le virologue Didier Raoult, d’une « hystérie » pour la psychologue Marie-Estelle Dupont, ou autres qualificatifs similaires de la part de ceux celles qui tentent de s’opposer aux psychopathes qui détiennent, aujourd’hui, tous les leviers du pouvoir.

Vivre en conscience dans un monde où l’ignorance et l’émotivité sont érigées en vertus, où la délation relève de la bonne , où la propagande anxiogène est devenue une drogue addictive pour une partie de la population, où l’abandon des principes démocratiques et le piétinement des droits fondamentaux relèvent du parfaitement normal, où chanter sur un marché relève du délit, où les milices fascistes des Etats s’en prennent massivement à une jeunesse désemparée par autant de bêtise, demande une solide assise psychologique et sociale.

Y faire face seul(e) entre quatre murs précaires ne peut que mener à la dépression voire au suicide, pourtant c’est bien ce que tentent de nous imposer ces régimes, sous couvert de « lutte contre le virus ». Une lutte à terme bien plus mortelle pour l’Humain que le virus lui-même, et toute tentative de s’échapper de cette étreinte mortifère est qualifiée, par les chiens de garde de ces régimes pervers, « d’irresponsable ».

Obscurantisme.

L’obscurantisme, ce terme habituellement associé aux idéologies extrémistes, décrit l’obéissance à des règles absurdes érigées en vérités fondamentales. Le ou la militante de l’incarcération ou de la vaccination de masse sous couvert covidien partage, avec le ou la croyante extrémiste religieuse, le même penchant vers l’abrutissement total, vers la haine de la connaissance, vers le repli sécuritaire, hygiéniste ou identitaire qui rend impossible, et même interdit, toute analyse rationnelle susceptible de mettre en danger son confortable sentiment de supériorité morale.

Pourtant, les éléments susceptibles de nourrir une pensée rationnelle et, donc, d’amener à la réalisation de l’étendue du désastre, ne manquent pas. On les trouve désormais aussi sur les chaînes d’info grand public, mais ils apparaissent régulièrement dans les journaux scientifiques, ils sont partout sur les réseaux sociaux malgré la .

Et c’est cela qui est extraordinaire: la débilo-hystérique de la crise covidienne n’est pas le fait de l’absence d’information rationnelle, mais elle se fait en dépit de son existence, comme si un voile obscur était tombé entre la réalité et « le pouvoir », c’est-à-dire toutes les institutions de pouvoir censées travailler au profit de l’intérêt général. Un voile recouvrant aussi, dès lors, les yeux et les oreilles de ceux et celles qui pensent que ces institutions travaillent effectivement pour l’intérêt général, et qu’il faut donc s’y soumettre faute d’être soi-même « spécialiste » en la matière.

Iatrogénèse.

Grave erreur, malheureusement. La tendance des institutions à favoriser leur propre existence et privilèges aux dépens de la société qu’elles sont censées servir, n’est pas une découverte récente. Le philosophe Ivan Illich l’avait décrite dans les années 70 (1), et elle se vérifie partout et tout le temps. L’iatrogénèse, comme dit Illich, est le développement naturel de toute institution. Il avait particulièrement étudié l’iatrogénèse de l’institution médicale, qui transforme le service médical en système de contrôle et de domination: la médecine ne nous sert plus, elle nous définit et nous utilise.

Une iatrogénèse médicale aggravée par la corruption et les conflits d’intérêts permanents, qui font que Big Pharma, principal financeur des publicités au sein des médias de masse, impose sur les plateaux télé ses propres VRP, genre Karine Lacombe, en charge d’apporter la bonne parole du lobby pharmaceutique sous couvert « d’expertise ».

Ce, pendant que les vrais experts indépendants, eux, doivent batailler pour faire connaître leurs propres analyses, surtout si elles vont à l’encontre de la propagande anxiogène et mercantile des marchands de (très chères) pilules ou de vaccins vendus, avec la bénédiction des autorités de « santé », comme la solution miracle.

Le même effet s’observe au sein de l’institution policière, dont le fonctionnement sert avant tout à la promotion sociale et financière de ses cadres, aux dépens de la population qu’elle est censée servir. Une réalité qui nous frappe au visage, parfois littéralement, depuis au moins le début des mais qui date de bien avant, comme le décrit le policier Alexandre Langlois dans son livre « L’Ennemi de l’Intérieur » (2).

Fond de cuve d’esprit critique.

Le plus difficile, pour un esprit baignant encore dans un fond de cuve d’esprit critique, est de constater le décalage entre la débilité réglementaire qui l’opprime, et l’existence d’arguments rationnels, voire de preuves scientifiques que ces mesures sont non seulement inutiles d’un point de vue sanitaire, mais parfaitement délétères sur tous les autres plans.

Certes, un esprit sain peut admettre l’erreur, surtout dans un contexte de panique comme ce fut le cas début 2020. Néanmoins, un an plus tard, il doit constater qu’une telle persistance dans l’erreur ne peut que relever d’une volonté. Un constat que ce blog, en tout cas, décrit et critique de manière argumentée depuis plus d’un an.

La stratégie du choc, revisitée.

A nouveau, la récupération d’un choc en vue d’instaurer un régime autoritaire n’est pas un phénomène nouveau. Naomi Klein l’a par exemple fameusement décrit dans La Stratégie du Choc, sauf qu’aujourd’hui ce n’est plus tant le capitalisme de l’école de Chicago qui cherche à profiter des crises, mais un capitalisme de connivence, ou néo-capitalisme, qui opère par le biais du lobbying, du chantage, et de la mise en avant des services qu’il peut rendre aux « élites » politiques et technocratiques en échange de leur « compréhension ».

S’appuyant sur plusieurs recherches documentaires, Naomi Klein soutient que, de la même manière, des désastres (catastrophes naturelles, changements de régimes, attentats), qui conduisent à des chocs psychologiques, permettent aux chantres du capitalisme d’appliquer la doctrine de l’école de Chicago dont Milton Friedman est l’un des représentants les plus connus. Ils imposeraient, à l’occasion des désastres, des réformes économiques que Naomi Klein qualifie d’ultra-libérales telles que la privatisation de l’énergie ou de la Sécurité sociale.

https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Strat%C3%A9gie_du_choc

Twitter peut priver un Président US en exercice de sa plateforme de communication. Facebook peut faire basculer des élections ou des référendums (4). Google travaille main dans la main avec les grandes agences de services secrets. Amazon est le livreur de dernier recours quand tout le reste est fermé. McKinsey est payé des millions pour servir de caution aux politiques. Et ça, c’est juste la partie la plus visible de l’iceberg. Il faut analyser les mesures absurdes au regard du fait qu’elles ne sont pas absurdes pour tout le monde.

La société de contrôle et le Great Reset.

Force est de constater que nous sommes dans la concrétisation de la « société de contrôle », décrite notamment par Giorgio Agamben (voir « La société de contrôle, un état d’exception permanent » (3)) et dont la déclinaison finale serait, pour certains, illustrée par les propositions du Maître de Davos, Klaus Schwab, dans « Covid-19: La Grande Réinitialisation » (5). Une société « liquide », sans idéologie, entièrement régulée par des experts « bienveillants » à l’autorité justifiée par les urgences vitales que sont le dérèglement climatique, l’insoutenable montée des inégalités, et les pandémies associées à notre prédation sur les espaces naturels.

Ceci relève d’un débat politique qu’il nous faut mener de front, sous peine de subir une dictature de fait et de ne plus rien pouvoir y faire. C’est ce que dit fort bien l’avocat spécialiste en affaires de santé Fabrice Di Vizio dans son édito de ce week-end:

Renouer avec le réel.

Antoine Flahaut, épidémiologiste suisse bien connu des plateaux télé, globalement dictature-compatible, sur le masque en extérieur:

« Ayatollah du masque en intérieur, je considère en effet que l’imposer en extérieur est un non-sens,car les aérosols se diluent rapidement dans l’atmosphère. Il y a peu de risque, sauf dans le cas théorique d’une personne qui vous cracherait dessus à proximité. »

https://www.leparisien.fr/societe/epidemie-de-covid-19-tous-sans-masque-cet-ete-04-05-2021-7SFKMZ4XHNGQFEVWCRT7QG6OWU.php?fbclid=IwAR35PLHfHA6tlbdtFT-wkVcUvCD4vahJOe0cnHFmmUf0eX7NJNAxMuG2oQ0

Il est utile d’avoir des spécialistes capables de s’exprimer de manière imagée sur ces questions, qui font souvent polémique: à quoi servent vraiment les tests PCR, que signifie le « nombre de cas », les différentes mesures de mortalité, les traitements, etc… Le docteur Martin Zizi, biophysicien, professeur de physiologie, ancien Directeur épidémiologiste du Département de la Défense belge, est ici interrogé par l’équipe de BAM! sur toutes ces questions:

Aujourd’hui des milliers d’articles produits par des gens réputés sérieux issus du domaine scientifique et/ou médical permettent d’affirmer un certain nombre de choses importantes. De nombreux articles de ce blog en parlent, avec liens vers les sources, mais en résumé:

  • Hors quelques cas très spécifiques, les mesures d’incarcération de masse / confinement / n’ont pas d’effets sur le développement des épidémies de Covid. Ces mesures sont par contre catastrophique à tout autre point de vue, sinon celui du contrôle social.
  • En extérieur, le masque ne sert à rien, sanitairement parlant. Tout comme les limites de regroupement (6, 10 ou selon l’humeur de Jupiter), tout comme la mal nommée « distanciation sociale ».
  • Le refus par les « autorités » sanitaires de promouvoir les traitements précoces (6) est un scandale, et un facteur de la surcharge hospitalière, donc de la « justification » des mesures de destruction sociale type confinement, et autres « plans blancs » de report d’actes médicaux non-Covid.
  • La confusion soigneusement entretenue entre « cas » et « malade », par le biais de tests PCR mal utilisés, est l’autre facteur aggravant « justifiant » des trains de mesures catastrophiques et leurs dégâts psychologiques:

Ne pas rester seul(e).

Vivre, et non pas simplement survivre, sous un régime débilo-hystérique où le fait de rentrer chez soi après 19h fait appel à des stratégies d’évitement de la milice dignes de « La traversée de Paris », implique a minima, pour la plupart d’entre nous, de ne pas rester seul(e) face au flux anxiogène de la propagande covidienne, face à la bien-pensance ignorante qui vous dénigre en tant que vulgaire « complotiste » dès lors que vous émettez un doute, face aux miliciens armés qui vous traitent comme un criminel si vous osez revendiquer vos droits fondamentaux.

Le régime le sait et fait tout pour individualiser les gens dans leur solitude, pour nous faire croire que nous sommes toutes et tous des dangers mortels ambulants pour tous les autres – et surtout pour ceux et celles que nous aimons le plus. J’espère qu’un jour les pervers ayant monté cette propagande seront jugés, déchus de leurs droits civiques pour haute trahison (7), voire internés.

Réinfo Covid, une voie pour sortir de la manipulation?

Sortir de cette propagande totalitaire est vital. Non pas pour faire n’importe quoi ensuite, mais pour retrouver la juste distance avec le problème covidien, et renouer avec l’évaluation rationnelle de la situation. Le Dr Louis Fouché, médecin réanimateur à Marseille, est devenu en quelques mois l’une des références de ce mouvement de « sortie de la peur ». Il est l’un des fondateurs du collectif Reinfo Covid (8), et est interrogé ici sur la chaîne belge indépendante Kairos:

Des antennes Réinfo Covid se créent un peu partout et elles sont ouvertes à toutes et tous. Il est possible de participer à des actions, mêmes « folkloriques » car l’important, au début, est de refaire du lien avec des gens qui refusent la peur et la dictature sanitaire qu’on leur impose. Les flashmobs HK sont l’exemple-type de ces possibilités de rencontre et d’expression.

Déconnexion?

Une autre solution, pratiquée par certains personnes que je connais, est la déconnexion et le rapport direct avec l’environnement immédiat: plus de Facebook et autres RS, pas de télé évidemment. Vivre normalement sans penser aux risques d’une désobéissance qui n’en est même plus une, car on y pense plus. Ne plus allouer d’énergie mentale ni de temps à analyser et réagir à la dictature sanitaire, juste vivre et advienne que pourra. Ceci ne marche sans doute pas partout ni pour tout le monde, mais au bout du compte c’est peut-être la stratégie la plus efficace…

Liens et sources:

(1) https://zerhubarbeblog.net/2020/09/18/ivan-illich-et-la-fin-de-lhumain-singulier/

(2) https://zerhubarbeblog.net/2020/03/09/lennemi-de-linterieur-ou-lhistoire-dramatique-dune-police-corrompue/

(3) https://zerhubarbeblog.net/2021/04/14/la-societe-de-controle-un-etat-dexception-permanent/

(4) https://zerhubarbeblog.net/2020/01/20/nsa-gafam-et-le-capitalisme-de-surveillance/

(5) https://zerhubarbeblog.net/2020/12/04/de-quoi-the-great-reset-est-il-le-nom/

(6) https://zerhubarbeblog.net/2021/05/04/covid-19-et-le-scandale-du-deni-de-soin/

(7) https://zerhubarbeblog.net/2021/03/30/confinement-ou-delit-de-haute-trahison/

(8) https://reinfocovid.fr/

A propos Vincent Verschoore

Animateur de Ze Rhubarbe Blog depuis 2008.

20 réponses

  1. El Cantor de la Plata

    Encore merci pour ce bel article qui réchauffe l’esprit et le coeur. Il faut dire qu’en Belgique, la propagande délirante en atteint des sommets absolument vertigineux, je vous recommande cet article bien mis en avant par la presse sanitaro-propagandiste :

    https://www.dhnet.be/regions/luxembourg/une-ecole-prend-des-mesures-a-arlon-suite-aux-debordements-de-certains-eleves-reconnus-par-des-professeurs-prenez-vos-responsabilites-video-60982b55d8ad5816b40dffd6

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