La France, tu l’aimes ou…

Cette petite phrase attribuée à Philippe de Villiers, un temps reprise par Sarkozy, est une marque de fabrique de la pensée dite nationaliste / extrême-droite, que toute personne non française « de souche » peut se prendre dans la tronche dès lors qu’elle critique les décisions et agissements du gouvernement, ou d’une institution régalienne telle la police ou l’armée. Ce fut une fois mon cas, pour avoir critiqué la dictature sanitaire et policière mise place sous couvert covidien, mais c’est surtout le cas pour des gens qui revendiquent leur « diversité » et s’opposent, plus ou moins violemment et pour des raisons plus ou moins recevables, à l’Etat français.

Il convient d’abord de faire la distinction entre le Pays et l’Etat: on peut aimer le Pays appelé « France », et ses habitants, et ne pas aimer l’Etat qui gère le pays au bénéfice d’une petite minorité ou idéologie considérée néfaste pour le Pays, ou pour soi-même. Certes, la démocratie permet de réguler quelque peu la chose, mais il faut bien admettre que la démocratie est aujourd’hui une coquille vide, en tout cas à l’échelle de l’Etat. Elle est constamment taillée en pièces par les lois sécuritaires et autres états d’urgence, et par le théâtre ridicule qu’on appelle « campagnes électorales » et élections », où seuls les membres salariés de la Compagnie du Grand Théâtre Politique (CGTP) peuvent jouer, du fait du barrage des 500 signatures et des logiques d’appareil.

L’extension perpétuelle de l’état d’urgence montre à quel point cette « démocratie » est une blague où l’intérêt général et le respect des valeurs fondatrices du Pays passent loin derrière les intérêts particuliers, politiques ou financiers des parties en présence. L’épisode à l’AN d’hier soir entérinant le pass sanitaire, où un « mauvais » vote fut suivi quelques heures plus tard par un « bon » vote contre une réduction toute théorique d’un mois de l’état d’exception, montre la limite de l’exercice. Certes, la France sous Macron & Cie n’est pas la Chine, mais elle s’en approche pas à pas et si on attend en regardant ailleurs, il sera trop tard pour espérer y changer quoi que ce soit.

Le contexte électoral.

La prochaine élection se jouant, faute de gauche, à droite sinon à l’extrême-droite, la concurrence en matière de régulation de l’immigration et du « combat » contre la délinquance, surtout celle des « quartiers » va évidemment monter en puissance. Non pas que réguler cette délinquance soit une mauvaise chose, bien au contraire, mais prétendre régler des problèmes sociaux vieux de plusieurs décennies avec quelques flics de plus, ou par une répression à outrance contre les faibles, tels les immigrés cherchant simplement une vie moins pourrie ici que chez eux, ne va évidemment rien changer, voire faire empirer la situation par une escalade de violence. Ca tombe bien, c’est juste ce qu’il faut pour faire bouger les lignes en faveur d’une droite nationaliste dont le slogan pourrait tout à fait être « La France, tu l’aimes ou… ».

Et c’est là où les récentes interventions, ou réputées telles, de militaires à la retraite et de militaires d’active, pimente un peu les choses car, dès lors que la grande muette tente malgré tout de faire passer quelques petits messages, les petits branleurs qui occupent les leviers du pouvoir savent que leur avenir politique serait sérieusement mis à mal si la troupe décidait de prendre la rue et de traiter le problème à sa manière, fusil d’assaut à la main.

Souverainistes contre internationalistes.

Les réactions à ces lettres marquent assez clairement la nouvelle division politicienne entre, d’un côté, les souverainistes qui estiment que l’expression militaire est légitime et constructive, et de l’autre les « internationalistes », faute d’un vocabulaire mieux adapté (Onfray dirait les « Maastrichiens »), qui ne peuvent tolérer une telle perturbation au sein de leurs stratégies politiciennes, et parlent d’ « éléments factieux ».

Pour les premiers, l’armée sert d’abord à défendre le Pays, et son usage en tant que force d’appoint, c’est-à-dire venant en renfort de la police et la gendarmerie en situation de crise, n’a rien d’illégitime. Pour les seconds, l’armée sert d’abord les intérêts de l’Etat à l’extérieur des frontières, dans l’arène géopolitique, là où la diplomatie ne suffit pas pour imposer l’ordre désiré: Afghanistan, Syrie, Tchad, Mali, etc… La violence de la réprobation macroniste face aux « factieux » démontre à quel point ce régime semble craindre un tel interventionnisme, d’autant qu’une éventuelle cohabitation entre soldats et policiers risquerait de mal tourner: les premiers sont payés pour défendre le Pays et sa population contre un ennemi commun, les seconds pour défendre l’Etat contre la population.

Le rôle militaire.

Mais d’où vient l’idée que l’armée serait nécessaire pour éviter que le Pays ne sombre dans une sorte de guerre civile, d’où vient l’idée que les 300 000 policiers et gendarmes ne puissent suffire à maintenir l’ordre nécessaire? Mr Darmanin, en effet, ne semble pas avoir de problème pour affecter 90 000 flics au racket covidien (1) et à la surveillance du couvre-feu, chose aussi inutile que stupide mais qui dure depuis des mois, alors qu’en même temps il serait incapable d’envoyer autre chose que quelques voitures de police dans les « quartiers » où l’on deal, où l’on fait du rodéo chaque soir et où l’on semble bien équipé en feux d’artifices?

Mise en scène?

On peut par exemple avoir l’impression que le marché de ma petite ville rurale, parfois investi de quelques chanteurs et chanteuses peu masquées participant à un flashmob HK, bénéficie de ce fait d’un quadrillage policier nettement plus dense qu’une place équivalente de grand centre urbain connue pour ses points de vente « non déclarés ». Non déclarés mais masqués, c’est sans doute là toute la différence.

Reste que la montée de la délinquance, qu’elle soit associée au communautarisme islamique censé aller de pair avec le marché de la drogue et le terrorisme, ou classée dans la « petite délinquance » faite de moult vols, agressions et désagréments qui pourrissent en effet la vie à de nombreuses personnes; nous est présentée comme susceptible de mener à la guerre civile, de déborder les FDO pourtant nombreuses et lourdement équipées – si on en juge par le flic de base en mission de maintien de l’ordre, une véritable plateforme de combat à lui tout seul (2).

Il est évident que le régime débilo-hystérique (3) que nous subissons depuis quatorze mois rend nerveux, et qu’il aura énervé pas mal de monde à travers l’ensemble de la population. Confinements et couvre-feux passent encore plus mal là où la vie sous séquestres est particulièrement pénible, comme dans les cités, chose que le bourgeois disposant d’un confortable et de jardins peine parfois à comprendre. Ce que le politique ou le puissant, lui, ne comprend pas du tout vu qu’il y échappe grâce aux multiples dérogations et passe-droits dont il ou elle bénéfice.

Une police en voie de radicalisation.

Il est tout aussi évident que la police est en voie de radicalisation massive au profit de l’extrême-droite, ou dite telle: 60% voterait pour le RN face à Macron (4). Une tendance illustrée par les prises de position de leurs , dont les fils twitter sont des monuments de mauvaise foi (voir par exemple @PoliceSCSI), mais je n’ai pas vu mieux que la récente lettre ouverte à par le syndicat France Police. Tenez-vous bien:

Si vous ne voulez pas terminer votre mandat avec le pire bilan en matière de sécurité de l’histoire moderne, notre syndicat de police vous invite à recourir aux dispositions prévues par la loi n° 55-385 du 3 avril 1955.

Dans le cadre de l’état d’urgence, il faut procéder au bouclage des 600 territoires perdus de la République, y compris avec le renfort de l’Armée, en contrôlant et en limitant les entrées et sorties de ces zones par des checkpoints sur le modèle israélien de séparation mis en place avec les territoires palestiniens.

Parallèlement, en recourant au 49-3, il faut adopter en urgence une réforme de la légitime défense pour les policiers et les gendarmes leur permettant d’ouvrir le feu dès lors qu’un fuyard n’obtempère pas ou qu’ils sont l’objet de tirs de mortiers et d’artifices ou de jets de cocktails Molotov.

Notre syndicat de police vous recommande de vous inspirer du modèle brésilien et Philippin en matière de lutte contre le narco-terrorisme.

Les présidents Bolsonaro et Duterte obtiennent d’excellents résultats en ayant donné carte blanche à la police pour reprendre le contrôle des zones de non droit.

https://france-police.org/2021/05/06/deux-policiers-tues-en-service-en-lespace-de-12-jours-le-syndicat-france-police-policiers-en-colere-adresse-une-lettre-ouverte-au-president-macron/

Une petite recherche sur les méthode policières aux Philippines et au Brésil suffisent pour comprendre l’idéal de ces « forces de l’ordre », qui sont en réalité des terroristes en puissance. Je ne dis pas qu’il faut laisser faire les délinquants, mais à nouveau, faire usage de méthodes nazies face à eux ne peut que mener à une escalade catastrophique dont l’une des issues pourrait bien être, en effet, l’arrivée de l’armée et d’incalculables dommages collatéraux.

Sans parler du fait que l’expérience démontre que les mesures « dures » vendues, au départ, pour faire face à un problème spécifique, se retrouvent toujours un peu plus tard dans l’arsenal de répression standard. Comme c’est le cas avec un Didier Lallement qui oppose aux Gilets jaunes la loi anti-terroriste. Pratique.

Situation de la délinquance.

La question, en fait, est de jauger de la réalité de cette délinquance massive qui nous mènerait aux portes de la guerre civile. Selon cet article du Monde de 2019 (5), une période certes située dans un autre univers mais néanmoins proche du nôtre en matière sécuritaire:

  • Les atteintes aux biens ont beaucoup progressé (vols de véhicules, cambriolages)
  • La délinquance des mineurs a également beaucoup augmenté, mais c’est aussi lié au fait qu’aujourd’hui ces cas sont traités par la police, alors que voici 30 ans ils étaient traités au sein de la sphère privée ou avec un éducateur.
  • Les incivilités sont difficiles à mesurer, mais avec un réel sentiment d’augmentation et c’est le principal facteur de pourrissement de la vie quotidienne de nombreux citoyens.
  • Les violences physiques sont stables, et les homicides en baisse.

Un premier constat est donc le gros défaut d’éducation civique et l’état de déliquescence d’une partie de la jeunesse. Un problème qui ne se résout pas avec des méthodes d’apartheid à l’israélienne ni de meurtres de rue à la philippinoise.

Traffic de drogue.

Il y a ensuite le problème spécifique de la drogue, et notamment du cannabis. La prohibition contre le cannabis, défendue par la Macronie malgré de vrais arguments en faveur d’une dépénalisation, a pour effet principal de maintenir un prix élevé pour la chose, donc un marché juteux avec de grosses marges, donc un vecteur de corruption et de violences, sans impact sur la consommation réelle. Une consommation qui touche toutes les classes sociales, mais dont certaines sont plus visées par la répression que d’autres.

Une lutte effective contre la délinquance liée à la drogue commencerait par une politique de régulation intelligente, mais cela est clairement hors de portée de Macron et du ministre de l’Intérieur actuel (6). J’imagine que la corruption par l’argent de la drogue touche principalement ce même ministère, ce qui ne doit pas aider (7).

Jeunesse.

L’impact matériel, mais surtout psychologique, de la gestion débilo-hystérique du Covid-19 touche avant tout les jeunes, ceux et celles par ailleurs les moins à risque de formes graves, et les plus nécessiteux en matière de sociabilité. Une certaine partie de la société considère ces jeunes comme un risque mortel, à matraquer et gazer dès qu’ils tentent de sortir de leur enclos. Vouloir leur envoyer l’armée, en plus des milices, après les avoir maintenus en détention pendant des mois, leur avoir pourri deux années d’études, les avoir précarisé avec la fermeture des bars et restos, relève d’une mentalité de couard sans doute peu représentative de la culture militaire.

Immigration.

Concernant l’immigration, cheval de bataille d’une droite identitaire redoutant un « grand remplacement », illustrée par la polémique actuelle sur cette candidate LREM voilée, l’article du Monde conclut ceci:

Prise dans son ensemble, la population immigrée a augmenté au cours des dernières décennies, mais elle est loin d’avoir explosé : elle représente 9,3 % de la population française, contre 7,4 % en 1975. L’essentiel de cette hausse a été observé dans les années 2000, mais certains spécialistes estiment que cela s’explique surtout par une sous-estimation de cette population lors des précédents recensements.

https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2019/02/28/sept-idees-recues-sur-l-evolution-de-la-france-depuis-trente-ans_5429436_4355770.html

C’est plutôt les grandes variations de densité des immigrés selon les endroits qui pose problème. Le récent épisode d’intervention musclée contre les migrants place de la République, fut ignoble au sens où ces gens manifestaient précisément pour faire connaître leurs conditions d’extrême précarité. Ils et elles se firent tabasser et déposséder de leurs effets par les « forces du désordre », à tel point qu’une plainte a été déposée contre le Préfet de milice Didier Lallement:

Ces événements sont mis en scène par certains éléments du CGTP pour nourrir le sentiment d’une perte de contrôle social, d’un risque de guerre civile. Sentiment alors récupérable par une droite factieuse, aujourd’hui Macroniste mais demain peut-être Lepeniste, pour imposer toujours plus de lois sécuritaires et de déni de démocratie « pour notre bien », sans jamais rien changer sur le fond, bien sûr.

Islamisme.

Il y a, enfin, le problème communautariste islamique, le radicalisme et son éventuelle finalité, le terrorisme. Selon Darmanin lui-même, il y avait en 2020 un peu plus de 8 000 personnes inscrites au fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT) (8). Tous les FSPRT ne sont pas fichés S, mais j’imagine que c’est le cas pour la plupart. Il y aurait de l’ordre de 20 000 fichés S, mais tous ne relèvent pas de la radicalisation / terrorisme islamique. Admettons qu’il y ait aujourd’hui 10 000 radicalisés susceptibles de passer à l’action terroriste, un jour ou l’autre, au nom d’une secte islamiste. Dans la réalité, ces actes sont très rares, mais on pourrait s’en passer complètement.

C’est un vrai problème, mais à nouveau sans doute pas le genre de problème qui se règle par des méthodes militaires, du moins tant qu’ils ne passent pas à l’action. Certes, un Duterte passerait sans doute préventivement tout le monde au fil de l’épée, mais – outre le caractère totalement outrancier de la proposition – cela déclencherait une vague de représailles absolument désastreuse. Rien de plus simple que vider un chargeur de AK47 dans le métro.

A ceci s’ajoute le fait que la cause première des actes terroristes est l’intervention, à titre « anti-terroriste », de nos armées de « libération » dans le monde arabo-musulman. C’est donc peut-être par là qu’il faudrait commencer, en tout cas selon ce très intéressant épisode, sur France Culture, au sujet de la lutte anti-terroriste:

Le contre-terrorisme guerrier fait plus de mort que le terrorisme. Il y a eu 4000 victimes civiles causées par le terrorisme en Europe et en Amérique du Nord, 11 septembre 2001 compris. Ce chiffre a été atteint en seulement trois mois de bombardement en Afghanistan. Mathias Delori

https://www.franceculture.fr/emissions/cultures-monde/vingt-ans-de-guerre-contre-le-terrorisme-14-de-washington-a-paris-la-democratie-a-lepreuve?fbclid=IwAR00TaGjtWcp5NJ0TjiTpJx1pD1054Dtndad4i98OXX0fOZOY57G3XyKlLI

De quoi relève alors la « lettre des généraux »?

En supposant que les militaires soient capables de faire le même genre de constat que celui fait ici, et que ce constat soit globalement correct, pourquoi alors se faire mousser avec des idées de guerre civile alors qu’en réalité, à part un petit coup d’éclat de temps à autre, on voit mal ce que les militaires pourraient faire mieux que la police, mais par contre on voit très bien comment ça pourrait partir en cacahouète?

Cette émission sur Quartier Libre, avec le spécialiste en affaires militaires Jean-Dominique Merchet, se pose précisément cette question:

https://fb.watch/5qKaMUr4WF/

On lit aussi ceci, de la part du spécialiste en histoire miliaire Eric Deroo:

Eric Deroo, spécialiste de l’histoire militaire, considère que « cette affaire renvoie à la mythologie d’un général comme ultime recours quand le pays est en crise. » C’est une particularité française qui s’inscrit dans la longue durée de l’histoire politique, de Napoléon Bonaparte à Charles De Gaulle en passant par le général Boulanger « qui a secoué la IIIe République » et Philippe Pétain. Plus récemment, l’audience du général de Villiers l’a encore montré. « L’image de l’armée est celle de la Grande Muette, d’une force apolitique. Lorsque ça va mal, les Français songent à faire appel à un général pour faire de la politique justement parce qu’il est apolitique », explique Eric Deroo.

https://www.lopinion.fr/blog/secret-defense/mythologie-francaise-generaux-ultime-recours-politique-243441

Si ça va mal aujourd’hui, il me semble que c’est largement plus imputable à la gestion covidienne et ses mesures d’incarcération de masse, son racket policier et sa prise en otage d’une grande partie de l’économie sociale et culturelle, qu’à la délinquance même si cette dernière reste une plaie.

Pour une vraie politique de sécurité.

Le problème de la sécurité de tous les jours, de la délinquance qui pourrit la jeunesse, mérite un vrai débat et une vraie politique, mais comme d’habitude il va juste servir d’étalon de mesure dans la concurrence politicienne pour qui a la plus grosse. Les salariés du CGTP ne vivent pas là où cette insécurité est installée, mais s’ils ne traitent pas ces questions de manière intelligente, c’est la violence de tous contre tous qui fera loi et ce jour-là, en effet, on pourrait voir débarquer les chars et entendre la mitrailleuse tirer dans le tas.

Ce qui est précisément l’objet de la mise en garde de la « Lettre des généraux »:

Aussi, ceux qui dirigent notre pays doivent impérativement trouver le courage nécessaire à l’éradication de ces dangers. Pour cela, il suffit souvent d’appliquer sans faiblesse des lois qui existent déjà. N’oubliez pas que, comme nous, une grande majorité de nos concitoyens est excédée par vos louvoiements et vos silences coupables.

Par contre, si rien n’est entrepris, le laxisme continuera à se répandre inexorablement dans la société, provoquant au final une explosion et l’intervention de nos camarades d’active dans une mission périlleuse de protection de nos valeurs civilisationnelles et de sauvegarde de nos compatriotes sur le territoire national.

https://www.valeursactuelles.com/politique/pour-un-retour-de-lhonneur-de-nos-gouvernants-20-generaux-appellent-macron-a-defendre-le-patriotisme/

Ce jour-là, pour éviter une balle ou le goulag des opposants politiques il sera peut-être temps de quitter la France, même si on l’aime, mais d’ici là je reste et je tape, par clavier interposé, sur ceux et celles qui la rendent conne et moche.

Liens et sources:

(1) https://www.lyoncapitale.fr/actualite/lyon-gerald-darmanin-annonce-des-controles-intensifs-pour-le-week-end-de-paques/

(2) https://www.bfmtv.com/police-justice/le-nombre-de-policiers-et-gendarmes-blesses-en-mission-a-augmente-de-15-en-2018-selon-une-etude_AN-201911070062.html

(3 https://zerhubarbeblog.net/2021/05/09/vivre-sous-un-regime-debilo-hysterique/

(4) https://www.cnews.fr/france/2021-05-11/presidentielle-2022-60-des-policiers-voteraient-marine-le-pen-face-emmanuel-macron

(5) https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2019/02/28/sept-idees-recues-sur-l-evolution-de-la-france-depuis-trente-ans_5429436_4355770.html

(6) https://www.liberation.fr/idees-et-debats/tribunes/la-guerre-a-la-drogue-cest-de-la-merde-20210422_YVJ276SQE5EEXPQ6GRZDOOI55Q/

(7) https://www.bfmtv.com/police-justice/corruption-et-trafic-de-drogue-six-policiers-ripoux-juges-a-paris_AN-202102030003.html

(8) https://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier_des_signalements_pour_la_pr%C3%A9vention_de_la_radicalisation_%C3%A0_caract%C3%A8re_terroriste#:~:text=Au%2028%20septembre%202018%20%2C%20le,de%20passer%20%C3%A0%20l’action.

A propos Vincent Verschoore

Animateur de Ze Rhubarbe Blog depuis 2008.

6 réponses

  1. Éléonore

    Bonsoir Vincent, je vous lis depuis un certain temps déjà.

    Comme vous, j’ai beaucoup de colère et notamment d’avoir appris que l’Assemblée nationale a ‘finalement’ voté pour le tant redouté ‘pass sanitaire’. Pas de surprise non plus comme c’était prévu à l’agenda de l’UE.

    Je voudrais bien savoir qui sont les fantassins (82) qui ont accouru à l’Appel de l’Exécutif (via la potiche Castex) pour un nouveau ‘délibéré’ le soir du 11 mai.

    Savoir qui sont ses 85 qui ont voté résolument contre et ceux qui se sont abstenus car peut-être, comme les premiers, ont-ils dû faire face eux aussi, après le premier vote négatif, à un chantage voire des menaces.

    L’heure est grave quand à la tête de l’État, un ex- banquier de chez Rotschild sème le chaos. Et c’est là que je vous rejoins et pense de même. Et que j’ai, alors qu’ancienne anti-militariste (contre le service ñational obligatoire), signé la pétition en faveur des anciens généraux et plus récemment, celle des militaires actifs qui les respectent et les approuvent.

    Tous tiennent le même discours et qui est celui de nombreux Français, il.me semble.
    Oui, notre pays se délite à cause de cette caste d’oligarques veules et corrompus qui l’a ruiné.

    Cette élite autoproclamée au pouvoir, ses intérêts propres passant avant ceux de la nation, a intérêt à cette division, -séparatisme ou communautarisme de quelque façon qu’eĺe la désigne- ; c’est au final ce que ces ‘puissants’ et leurs ONG affidés ont apporté sur notre sol, la barbarie et la guerre des gangs.

    Sous couvert d’assurer notre sécurité, qui n’est pas, au sacrifice de nos droits et libertés, ce gouvernement a déjà instauré un État policier et est en ‘passe’ d’instaurer une dictature…les anti-vacc, les dissidents devenus la proie des médias chiens de garde ; l’objet d’une cabale d’une partie de la population désireuse de retrouver sa vie d’avant, -mais qui ne sera plus-, comment peut-on encore le croire ???

  2. didier fenix

    Je me souviens de la chemisette que portaient l’été les gendarmes qui contrôlaient le trafic routier. Leurs « descendants », pour faire le même travail, ressemblent aujourd’hui à des soldats en guerre.
    Evolution symbolique dont on peut déduire des choses tristes.

  3. Éléonore

    Merci Vincent de redéfinir ce que peut être l’insécurité pour beaucoup d’entre nous,
    avec l’article de Frustration magazine.

    Et qui n’est donc pas seulement ce « slogan » réducteur dont se prévalent les candidats aux élections et dont ceux-ci, une fois élus, tirent profit pour réduire nos libertés.

    Bonne journée.

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