Délires covidiens sur la sellette…

Un jour viendra, peut-être, où la folie covidienne retombera et où l’on se demandera comment les populations auront pu tolérer autant de bêtise, de corruption, de mensonges, de violence de la part de dirigeants et d’institutions censées les servir. attendant ce jour, comme disait Zangra, il est déjà possible d’entendre ces scientifiques, médecins, intellectuels, psychologues etc…, tirant des constats d’échecs ou critiquant de mauvaises décisions, arguments à l’appui.

Ce blog fait cet exercice depuis le début de l’affaire, relayant une contre-information face à la propagande étatique et pharmaceutique, information basée sur des opinions et études scientifiques indépendantes (voir par exemple « Covid-19 et guerre scientifique« ).

Il est d’autant plus important de persister, aujourd’hui, du fait que nous vivons un moment important de cette histoire, un moment où l’establishment a décidé de tout miser sur la vaccination de masse, et utilise pour ce faire tous les moyens de coercition que lui offrent des institutions corrompues quitte à fracturer la société, alors même que l’échec à peu près total de cette politique commence à transpercer le linceul de la désinformation tissé par le gouvernement, par Big Pharma, par McKinsey, par les pseudo-scientifiques et médecins perclus de conflits d’intérêts qui squattent (entre autres) le Conseil scientifique et l’Ordre des médecins, et par les médias de masse qui, pour la plupart, appartiennent à des oligarques dont les fortunes dépendent, avant tout, de leur proximité avec le pouvoir, l’occurrence le pouvoir macroniste dont le chef de file est un pervers narcissique de la pire espèce.

Retour sur Great Barrington.

octobre un groupe d’experts santé publique, aujourd’hui rejoints par 850 000 signataires, publiait la déclaration dite de « Great Barrington » qui plaidait pour une approche de protection focalisée, plutôt que pour les mesures d’incarcération de masse qui étaient alors très à la mode auprès des régimes autoritaires:

tant qu’épidémiologistes des maladies infectieuses et scientifiques spécialisés en santé publique, nous sommes inquiets des impacts physiques et mentaux causés par les politiques actuelles contre le COVID-19 et nous recommandons une approche alternative que nous appelons Protection focalisée (Focused Protection). 

Que nous soyons de gauche ou de droite, et quel que soit notre pays d’origine, nous avons consacré nos carrières à la protection des populations. Les politiques actuelles de confinement produisent des effets désastreux sur la santé publique à court, moyen et long terme. Parmi les conséquences, on peut citer, entre autres, une baisse des taux de vaccination chez les enfants, une aggravation des cas de maladies cardio-vasculaires, une baisse des examens pour de possibles cancers ou encore une détérioration de la santé mentale général. Cela va engendrer de grands excès de mortalité dans les années à venir, notamment dans la classe ouvrière et parmi les plus jeunes. Maintenir les écoliers en dehors de l’école est une grande injustice. 

https://gbdeclaration.org/la-declaration-de-great-barrington/

L’un des auteurs de cette déclaration est le Dr. Jay Bhattacharya, professeur à l’Ecole Médicale de l’université de Stanford, un médecin, épidémiologiste, économiste de la santé et expert santé publique spécialiste des maladies infectieuses et de leurs effets sur les populations vulnérables. Cette initiative lui aura valu un certain ostracisme de la part de l’establishment, et même au sein de sa propre université de Stanford dont le motto, « Laisser souffler les vents de la liberté », n’est plus qu’un vœu pieux.

Le Dr Bhattacharya fut interrogé cette semaine sur l’excellente chaine britannique UnHerd, où il défend sa position comme étant validée par les faits, par l’évaluation des conséquences dramatiques des confinements, et par le très peu d’impact « sanitaire » de ces mesures:

Nous avons été justifiés. Les confinements étaient la plus grosse erreur de l’histoire de la santé publique. Je ne vois pas comment on peut regarder le confinement et dire « c’était une politique réussie ». Nous avons eu des confinements dans de nombreux pays. Diriez-vous que le confinement est un succès au Royaume-Uni ? Diriez-vous que le confinement au Pérou est un succès ? Le confinement en Inde ou aux États-Unis ? Je ne pense pas qu’on puisse les qualifier de succès, quel que soit le critère utilisé.

https://unherd.com/thepost/prof-jay-battacharya-i-stand-by-the-great-barrington-declaration/

Ce constat a bien entendu aussi été fait par d’autres scientifiques, comme par exemple John Ioannidis (1) ou les Pr Philippe Parola et Bernard La Scola de l’IHU:

Ceci démontre au moins une chose: les régimes qui imposent ce genre de politiques sont gravement incompétents, et/ou n’ont pas pour objectif premier la sûreté de leurs populations mais d’autres intérêts.

Quoi qu’il en soit, toutes leurs décisions doivent être examinées en prenant ces éléments en compte: incompétence inhérente à la déconnexion des élites avec le réel, corruption endémique touchant particulièrement le domaine de la santé, et manipulation massive des populations à des fins de contrôle et de domination:

« Les dirigeants qui n’agissent pas de manière dialogique, mais imposent leurs décisions, n’organisent pas la population mais la manipulent. Ils ne libèrent pas, et ne se libèrent pas non plus: ils oppriment. »

Paulo Freire, militant de l’alphabétisation conçue comme moyen de lutte contre l’oppression.

Le délire de la vaccination de masse.

La vaccination covidienne est devenue l’équivalent d’un concours de longueurs de bites pour dirigeants psychopathes. Qui a le meilleur taux? Une dose, deux doses, trois doses? Qui va proférer les plus grosses menaces, sortir le plus gros bâton pour faire avancer la bête réduite à un élément de bétail arborant son QR code sur son smartphone, son bracelet coloré et, bientôt, sur sa boucle d’oreille orange avec puce RFID intégrée? Meuuuh…

Ainsi Martin Hirsch, prétendant au panthéon des imbéciles covidiens, menaçant ceux-là mêmes qu’ils envoyait l’an dernier au front avec des sacs poubelles en guise de protection:

Personne ne conteste que la vaccination sert à protéger les personnes dites à risques, soit quelques 20% à 30% de la population, celle âgée et/ou souffrant de comorbidités. La contestation vient du fantasme d’une immunité collective apportée par une vaccination de masse, y compris pour les gens jeunes et les enfants qui sont, eux, très peu à risque de formes graves, et pour lesquels le réel rapport bénéfice-risque reste inconnu – quoi qu’en disent les VRP du lobby pharma.

Il est désormais évident, et on peut même le lire dans des articles mainstream ou l’entendre dans des émissions grand public: l’efficacité réelle des vaccins en termes de protection mais, surtout, en termes de prévention de la contagion, est bien moins grande et de plus courte durée que « vendue » par le lobby pharma, et largement insuffisante pour obtenir une quelconque immunité collective.

Pire encore, peut-être, le risque plusieurs fois évoqué sur ce blog (2), de l’échappement immunitaire, ou l’apparition de variants dangereux au sein d’une population vaccinée par un produit moyennement efficace, permettant au de « trouver » une mutation qui l’en protège. Ainsi en Israël, pays le plus fortement vacciné où pourtant rien ne va plus:

« Le ministère de la Santé a annoncé aujourd’hui (jeudi) que les dix premiers cas de la souche AY3 du coronavirus basée sur la souche Delta avaient été découverts en Israël. La souche AY3 est basée sur la variante Delta, à partir de laquelle un certain nombre d’autres mutations ont été trouvées, dont plusieurs considérées comme plus « virulentes ». Parmi les personnes infectées, huit étaient de retour de l’étranger et deux étaient infectées à l’intérieur d’Israël. Cette semaine, un représentant du ministère de la santé à la Knesset a déclaré à propos de la souche qu’elle « suscite l’inquiétude et nous conduira à un confinement » et s’est dit préoccupé par la possibilité qu’elle soit découverte en Israël, car il s’agit d’une variante à fort taux d’infection qui peut développer une résistance aux vaccins contre le coronavirus. »

https://www.israelnationalnews.com/News/News.aspx/312068?fbclid=IwAR0977ttDmrhxwNF_4lw6iQEarN0eDy34RnHxsNwZQBCpVZr6P4MKBSpUzQ

Malgré ceci, les régimes pilotés par la corruption et l’ignorance persistent et signent, et notamment le régime macroniste parmi les pires en la matière, pourtant dieu sait si la concurrence est rude. Ces dangereux débiles posent deux grands risques, l’un à l’échelle mondiale, l’autre à l’échelle de la santé du corps social dont ils ont théoriquement la charge.

Hypocrisie vaccinale En Marche.

L’OMS appelle depuis longtemps à un moratoire sur la vaccination de masse et sur la troisième dose, et ceci afin de permettre aux pays pauvres de rattraper une partie de leur retard. En effet, d’une part certains pays ont un taux de l’ordre de seulement 2%, avec pour conséquence que de nombreuses personnes à risques ne sont pas vaccinées et développent des formes graves voire fatales.

D’autre part, l’effectivité d’une troisième dose n’est pour le moment aucunement démontrée (et l’Agence Européenne du médicament n’a pas donné, à ce jour, d’autorisation en ce sens), ce qui fait que les millions de doses qui vont être produites pour satisfaire le marketing hypocondriaque des pays riches, va encore ralentir le progrès de la vaccination là où elle est réellement utile.

Mais on s’en fout. La Macronie sait que ses clients, les vieux bourgeois uniquement concernés par leur propre sécurité comme les jeunes bourgeois uniquement concernés par leur confort, n’ont strictement rien à faire de considérations humanistes, et applaudissent les mesures ségrégationnistes symbolisées par un pass sanitaire qui les distingue des pouilleux contestataires accrochés à quelques valeurs civilisationnelles devenues subitement ringardes.

Ce constat vaut pour la plupart des formations politiques et syndicales européennes, malheureusement, mais pas tout à fait partout, pourtant, et peut-être que le souvenir encore vivace du fascisme empêche certains de sombrer totalement:

En Espagne, les régions autonomes peuvent décider de demander des pass sanitaires pour l’accès aux restaurants, bars et boîtes de nuit. Le gouvernement andalou voulait introduire cette exigence, mais le Tribunal supérieur de la justice d’Andalousie l’a interdit. Mercredi, la Cour suprême espagnole a confirmé l’interdiction.

https://www.levif.be/actualite/international/la-cour-supreme-espagnole-confirme-l-interdiction-du-pass-sanitaire-en-andalousie/article-news-1458873.html

L’hystérie débilitante du pass sanitaire.

Fidèle à sa tradition de faire perdurer ce qui ne marche pas, le régime macroniste menace déjà de prolonger le pass sanitaire au-delà du 15 novembre, date qui avait pourtant permis au Conseil constitutionnel de donner un avis favorable sur base de l’aspect « temporaire » de la mesure. Mais la macronie, et notamment le véreux Véran, sont des sérial menteurs, des pervers et des psychopathes dont la parole ne peut jamais être considérée honnête:

David Guiraud: «On s’est habitué à être gouverné par des gens qui nous mentent»

https://www.lactucitoyenne.fr/actualites/politique/david-guiraud-on-s-est-habitue-a-etre-gouverne-par-des-gens-qui-nous-mentent?fbclid=IwAR015PIPZlEgz6W1VMNhgx6GoRP1hd0YNGahsyAFWmEsJTnEuGJcHxRTMFk

L’absurde a ceci de bien qu’il tolère n’importe quelle incohérence. Ainsi, maintenant que l’on sait pertinemment que les vaccinés sont à peu près autant contagieux que les non vaccinés, se pose la question de la validité du pass ségrégationniste pour les doubles vaccinés néanmoins positifs au Covid. Et bien oui, pas de soucis, un vacciné contagieux garde son pass, et peut même en obtenir un deuxième sur base d’un certificat de rétablissement (3).

Étant donné qu’il y a énormément de gens vaccinés et positifs qui l’ignorent, où pour qui le symptôme est peu grave et ne les motive pas à se faire tester (ce qui entraînerait une obligation légale d’isolement de 10 jours), il me semble que les lieux ségrégationnistes sont en fait à haut risque !

On ne sait pas encore à quel moment les pass de gens doublement vaccinés deviendront non valables s’ils attendent une troisième dose, mais tout porte à croire que peu importe. C’est absurde au point d’être comique, mais ce n’est évidemment pas comique du tout pour ceux et celles que le pass met en danger par rapport à leur travail, ou crée par ailleurs des problèmes relationnels graves. Mais cette volonté de nuire à ce qui ne se soumet pas est inhérent aux régimes pervers, voire leur apporte une jouissance addictive.

Vers une gestion post-vaccinale du Covid?

Le lobby vaccinal est loin d’avoir dit son dernier mot, et de nouveaux vaccins sont prévus. Reste que l’on voit apparaître des études sur la maladie elle-même, et notamment les facteurs de risques autres que le seul âge ou comorbidités évidentes tel le diabète. Ces études devraient permettre de mieux cibler les personnes à risques, et faire ce que le Dr Jay Bhattacharya proposait ci-dessus: la protection focalisée.

« Les conséquences d’une infection au Sars-Cov-2 sont éminemment variables d’une personne à l’autre. Si la plupart des individus infectés sont peu symptomatiques ou asymptomatiques, certains développent des formes sévères voire critiques, avec des pneumopathies nécessitant un séjour en réanimation. Comment expliquer ces disparités ? Deux nouvelles études publiées le 19 août dans la revue Science Immunology [1] [2] apportent un éclairage majeur à cette question. Elles mettent en évidence des anomalies génétiques et immunologiques qui expliquent globalement près de 25% des formes sévères de Covid-19. Cette avancée est le fruit d’une collaboration internationale pilotée par des chercheurs de l’Inserm et enseignants-chercheurs d’Université de Paris et médecins de l’AP-HP au laboratoire de génétique humaine des maladies infectieuses, dans ses deux branches : à l’Institut Imagine, situé à l’Hôpital Necker-Enfants Malades AP-HP, et à l’Université Rockefeller de New-York. Les équipes de ce laboratoire, co-dirigé par les Pr Jean-Laurent Casanova et Laurent Abel, ont montré que toutes ces anomalies entravent l’immunité contrôlée par l’interféron de type 1, première barrière immunologique contre les infections virales. »

https://presse.inserm.fr/un-quart-des-formes-severes-de-covid-19-sexpliquent-par-une-anomalie-genetique-ou-immunologique/43635/?fbclid=IwAR2hYdes3vyS19VlcNSuexwUf__-d3OB8HUydcs-Gx8z8SxEJklpdFmtJRM

Au même moment, la recherche sur des traitements préventif et curatifs au Covid-19 semble avancer au-delà de l’interminable polémique sur l’Ivermectine, l’HCQ et autres Azithromycine. Une intéressante étude par l’Université du Michigan a sélectionné 17 molécules intéressantes, dont la lactoferrine (une protéine issue du lait maternel et déjà vendue comme complément alimentaire) (4).

Il n’est donc pas impossible qu’au-delà de l’hystérie vaccinale et ses relents de corruption et d’autoritarisme débile, la science accouche d’ici peu de solutions raisonnables, spécifiques et effectives permettant aux médecins non corrompus de reprendre la main, et de traiter le Sars-CoV-2 comme l’un des 200 pathogènes dont l’Humain peut se trouver victime.

Il sera alors de faire ce bilan dont je parlais en introduction, et dans un idéal devenu malheureusement improbable, de juger et de lourdement punir ceux et celles ayant abusé de leurs pouvoirs, ayant trompé le public, ayant indument profité des retombées économiques de la vente des vaccins, et ayant tenté d’utiliser l’épidémie pour installer des régimes autoritaires basés sur la manipulation et la violence d’Etat.

Liens et sources:

(1) https://zerhubarbeblog.net/2021/02/26/covid-19-seminaire-de-john-ioannidis-a-lihu-mediterranee/

(2) https://zerhubarbeblog.net/2021/04/26/vaccination-covid-la-catastrophe-qui-vient/

(3) https://www.liberation.fr/checknews/une-personne-positive-au-covid-19-perd-elle-son-pass-sanitaire-20210823_WPCJROASM5GYLNOW65GLIKUGUE/?xtor=EREC-25-[NL_quot_matin_24-08-2021]-&actId=ebwp0YMB8s1_OGEGSsDRkNUcvuQDVN7a57ET3fWtrS-tOaOpPfQOErZ4L9uqmw5d&actCampaignType=CAMPAIGN_MAIL&actSource=511346&fbclid=IwAR0rscZfcjuDbYJrTOuUVmN8pAKSKwQnzbLkBxSOaPc3QSu2Ml6ykHZQCm0

(4) https://medicalxpress.com/news/2021-08-drugs-sars-cov2-cells.html?fbclid=IwAR2SWJIXPcFXZWlQ5jA6C2909HKo9yZmluVK6DLpApyUe-S_BS-yoHekVqg

A propos Vincent Verschoore

Animateur de Ze Rhubarbe Blog depuis 2008.

14 réponses

  1. Christophe de Brouwer :

    Covid Belgique – Graphiques 40 – 27 août 2021 (semaine 34).

    Sur le plan sanitaire, on reste dans l’agitation virale liée au variant indien (delta), mais elle n’est nullement inquiétante. Je vous reporte au « graphiques n°39 » précédent.

    ∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞

    L’obligation vaccinale qui fut soulevée la semaine dernière, semble s’éloigner pour le moment. On est dans le domaine « travail » et les étapes à suivre sont nombreuses et obligatoires : Conseil national du travail (CNT) et Conseil supérieur de Prévention et Protection du travail, l’une et l’autre bipartite de partenaires sociaux dont les avis préalables sont impératifs. Et peut-être qu’ils ont fait leur compte, quoique j’en doute, on est dans l’idéologie du tout vaccin covid, et que perdre environ 10 % de leur personnel soignant n’est pas une perspective encourageante dans cette période de pénurie de personnel de soins qualifié. Le désordre français n’est également pas très encourageant, ni la mauvaise percée vaccinale à Bruxelles.

    En effet, la faillite vaccinale est de plus en plus patente. La réalité Israélienne est peu encourageante, c’est un euphémisme et la Grande-Bretagne suit le même chemin.

    L’important article de l’IHU de Marseille qui reprend les données des tests PCR sous variant indien (delta) https://doi.org/10.35088/w0qr-1f98 , et qui montre un portage viral équivalent, en fait supérieur, chez les vaccinés par rapport aux non-vaccinés, a trouvé une confirmation dans un article anglais bien comme il faut, dans la ligne de l’ « entre-soi » et de la pensée unique vaccinale, sauf cette constatation : « With Delta, infections occurring following two vaccinations had similar peak viral burden to those in unvaccinated individuals », phrase qui a fait le tour des newspapers anglais, sinon cet article serait passé inaperçu. Comment ont-il osé ! https://doi.org/10.1101/2021.08.18.21262237
    Un autre papier, un pre-print du Lancet, reprend des constatations assez identiques (toujours basé sur des tests PCR) et pose le problème du risque que certains membres du personnel de soins complètement vaccinés feraient courir à ses patients. Concernant le personnel de soins vaccinés: « Viral loads of breakthrough Delta variant infection cases were 251 times higher than those of cases infected with old strains detected between March-April 2020 ». https://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=3897733
    Même le CDC américain s’y met : https://www.cdc.gov/mmwr/volumes/70/wr/mm7031e2.htm?s_ci

    Bref le vernis ‘tout vaccin’ de nos médias de la peur est en train de craquer.

    La question se pose donc quant à la gravité actuelle (variant indien) comparée entre vaccinés et non vaccinés. Cela reste un sujet de débat. Je vous reporte au « Graphique n°39 » et je rappelle simplement ici les « technical breifing » anglais, qui, de rapport en rapport, avec des chiffres qui s’accumulent, montrent une gravité semble assez équivalent entre les deux groupes (vaccinés et non vaccinés) : (rapport technique n°21, table 5). Sur 1189 décès en service d’urgence qui semblent attribuable au covid, 390 chez les non vaccinés et 799 chez les vaccinés dont 679 chez les vaccinés complets > 14 jours après le dernier vaccin. https://www.gov.uk/government/publications/investigation-of-novel-sars-cov-2-variant-variant-of-concern-20201201

    ∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞

    Bravo aux centaines de milliers de manifestants en France, mais ailleurs aussi, qui bravent, maintenant chaque samedi l’ « entre-soi », pour réagir contre ce pass-sanitaire et autres équivalents, qui n’ont rien, vraiment rien, de sanitaire. Allez sur le site Odyssée pour en avoir des images ou sur « Le nombre jaune » (FB) pour avoir un décompte approximatif minimum un peu sérieux du nombre de manifestants.

    N’oubliez pas, prévention, dépistage rapide et prise en charge précoce sont et restent les pierres d’angle de la lutte contre le covid et bien d’autres maladies.

    ∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞

    (NB : Les données portant sur les variables hospitalières selon les tranches d’âges présentées par sciensano, ainsi que sur les maisons de repos, sont, selon moi, vraiment suspectes. Je ne les présenterai plus.)

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    Pour la compréhension : (toujours du lundi au dimanche)
    Semaine 29 : du 19 au 25 juillet.
    Semaine 30 : du 26 juillet au 1 août.
    Semaine 31 : du 2 au 8 août.
    Semaine 32 : du 9 au 15 août.
    Semaine 33 : du 16 au 22 août.
    Semaine 34 : du 23 au 29 août.

    Pour lire les graphiques dynamiques, en bref : on compare une semaine à la précédente : ce qui est au-dessus de la ligne 0, montre une augmentation. Ce qui est en dessous montre une diminution. L’augmentation est maximum lorsque elle atteint le niveau +1.
    Lorsque la courbe tourne autour de 0, semaine après semaine, cela montre une situation très stable (minimes modifications d’une semaine sur l’autre).
    J’ai expliqué le principe de ces graphiques dynamiques dx/dt, avec mon post du 4 janvier sur MeWe et sur FB: https://www.facebook.com/christophe.debrouwer/posts/10218665434128461
    Pour l’abscisse, j’ai remis le chiffre entier des semaines qu’il faudra donc prendre dans sa moitié. C’est une simplification.

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    La situation actuelle de la vaccination de masse en Belgique selon sciensano, est la suivante :

    Au moins une dose :
    85+ ans : 91 %
    75-84 ans : 93 %
    65-74 ans : 93 %
    55-64 ans : 91 %
    45-54 ans : 87 %
    35-44 ans : 81 %
    25-34 ans : 75 %
    18-24 ans : 75 %
    12-17 ans : 64%
    0-11 ans : 3 %

    Au moins deux doses :
    85+ ans : 89 %
    75-84 ans : 92 %
    65-74 ans : 92 %
    55-64 ans : 90 %
    45-54 ans : 86 %
    35-44 ans : 79 %
    25-34 ans : 72 %
    18-24 ans : 70 %
    12-17 ans : 42 %
    0-11 ans : 1 %

    ∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞

    1. Taux de « cas ». Je rappelle que le taux représente le nombre de « cas » sur le nombre total de tests réalisés (durant le période considérée).
    1.0. & 1.1. L’augmentation lente que nous connaissons, un peu plus accentuée qu’en 2020, semble se tarir. Le niveau atteint se situe actuellement à 4,6 %, ce qui reste très faible.
    Comparaison du taux de cas entre 2020 et 2021. Ce taux sur 7 jours glissés reste très proche du taux atteint l’année précédente exactement à la même date (24 août), alors que le vaccin n’existait pas (4,558 % contre 2,329 % en 2020). Ce graphique ne permet pas de déceler le moindre effet vaccinal. La courbe suit donc celle de 2020, mais en légèrement plus défavorable.
    1.2. Les courbes dynamiques dx/dt de taux de « cas » hebdomadaires par tranches d’âge. Ces courbes sont corrigées imparfaitement sur base du nombre de tests hebdomadaires réalisés selon 5 tranches d’âge, publiées par sciensano.
    Ce graphique, comparant la semaine 33 sur la semaine 32, visualisent assez correctement les tendances. Toutes les tranches d’âge sont regroupées dans un mouchoir de poche et sont légèrement positives. Il n’y a pas de réelle différence par rapport à la semaine précédente. Notons que la dynamique des tranches d’âge de 0 à 64 ans se démarque à nouveau légèrement.
    1.3. Graphique dynamique dx/dt concernant les taux de « cas » par Régions. Les résultats dynamiques montrent que les 3 trois Régions divergent à nouveau, mais inversement. Alors que la dynamique de Bruxelles rentrent progressivement dans le rang (y-a-t’il un niveau d’opportunité politique dès l’observation d’un frémissement des indicateurs bruxellois vers la hausse, j’avoue en avoir le soupçon ?), c’est la Flandre qui se démarque cette fois et la dynamique reste stable en Wallonie, plutôt en diminution.

    ∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞

    2. Variables hospitalisations.
    Tous les indicateurs hospitaliers, moyenne de 7 jours se terminant le 12 août, sont stables et très bas. Une tendance plutôt en régression. Plus largement, cela représente toujours entre 3 et 4 personnes nouvellement hospitalisées pour cause de covid par semaine et par 100 000 habitants (c’est stable depuis 15 jours).
    2.1. Ce graphique dynamique dx/dt, explore la chronologie des différentes variables « Nouvelles hospitalisations covid », « Nombre d’hospitalisés covid », « Nombre covid en USI ». Il explore les variations de la semaine 33 sur la semaine 32. Toutes les dynamiques relatives aux indicateurs hospitaliers sont stables et toujours proches du « 0 ». Tout reste en parfaite normalité et conforme à la saisonnalité du virus. Néanmoins on observe à nouveau une situation apparemment ‘anormale’ de l’USI, cf graphique 2.6.
    2.2. Comparaison des variables hospitalisations en 2020 et 2021. Ce graphique démontre ici aussi, la saisonnalité du virus. On remarque que l’évolution des indicateurs de l’hospitalisation 2021 suivait assez fidèlement celle de 2020, elle semble pour le moment s’en détacher légèrement. Mais on reste à des niveaux très bas. On en déduit facilement que la lecture de ce graphique-ci ne permet ni de déceler le moindre effet vaccinal, ni, à l’inverse, de prétendre à une situation anormale lorsqu’on réalise la comparaison avec 2020.
    2.3. À nouveau ce graphique intuitif qui lie hospitalisation à taux de cas, en ajustant au mieux les échelles de façon à faire coïncider au plus près leurs courbes durant l’agitation virale lié au variant anglais (avril). Cela permet de parfaitement visualiser le vide (flèches vertes) entre le taux de cas et les hospitalisations. Ceci signe un niveau de dangerosité moindre du variant indien (delta). D’autres part, notez le niveau très bas, tant de l’hospitalisation que du taux de cas : nous sommes dans le creux saisonnier. On a eu un phénomène exactement similaire à la même époque, en juillet-août 2020, avec l’arrivée d’un variant peu dangereux qui a par ailleurs peu circulé : je mets les courbes de cette époque en incrustation.
    2.4. Je vous remets, à titre d’analyse, ce graphique qui compare la différence entre entrée et sortie de l’hospitalisation et la différence du nombre d’hospitalisés d’un jour sur l’autre. Lors des deux poussées épidémiques de 2020 et de l’agitation virale d’avril 2021, à chaque fois, au début, la différence du nombre d’hospitalisés d’un jour sur l’autre dépassait celle des entrées/sorties, signifiant que l’hôpital « créait » des patients covid, (et dans la phase descendante, c’était l’inverse). C’est encore petitement le cas, mais avec des valeurs négatives qui se resserrent, signant probablement la fin de la mini agitation virale liée au variant indien (delta).
    2.5. Je vous remets le graphique liant vaccination et indicateurs hospitaliers, mais un peu modifié. Les données sont normalisées sur la valeur la plus élevée de la période considérée qui devient donc le « 1 ». : ceci permet de donner une échelle identique et dès lors de comparer les données les unes aux autres.
    Le creux viral saisonnier de même que la campagne de vaccination est en train de se terminer doucement. Ce creux saisonnier est de moins bonne qualité que celui de 2020. Quant au bénéfice de la campagne de vaccination, le moins qu’on puisse dire avec ce graphique, est qu’il est invisible, le pic vaccinal est en outre suivi d’une augmentation des indicateurs. En effet, vous remarquerez l’envol très relatif du taux de « cas », cela reste très bas, sous 5 %, accompagnée d’une petite montée des trois indicateurs hospitaliers, selon des modalités réciproques différentes, j’y reviendrai certainement. Y a-t-il cause à effet, je n’en sais rien. Néanmoins la désillusion annoncée est en cours, les vaccins-thérapies géniques monoclonaux actuels ne fonctionnent pas bien ou pas du tout et les effets secondaires dont certains dramatiques sont à un niveau bien plus élevés, anormalement élevé, que les autres vaccins usuels.
    2.6. Je vous remets le graphique exposant le rapport entre le nombre de patients à l’USI sur le nombre d’hospitalisés. Si les choses se sont un peu améliorés, ce n’est pas encore rentré en normalité. Je finirai par croire cette personne qui l’explique par une recherche de facilité de monitoring des personnes malades du covid en période de creux hospitalier et donc la mise en soins intensifs de patients qui n’en ont pas réellement besoin, sans beaucoup de considération sur leur besoin effectif.

    ∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞

    3. Mortalité.
    3.1. La semaine 32 est stable par rapport à la semaine 31. La légère remontée de la mortalité toute cause de la semaine 29, est retombée. On serait en légère sous-mortalité selon l’attendu de statbel et en légère sur-mortalité selon l’attendu modifié de sciensano. Toujours aussi absurde n’est-il pas ?
    3.2. Superposition 2020 et 2021 pour la mortalité attribuée au covid. La mortalité actuelle attribuée au covid est basse, quoiqu’un peu plus haute que la semaine précédente (elle est à 40 décès attribués covid pour la semaine 32). Ceci dit, les deux courbes 2020 et 2021 se sont rejointes. Aucun effet visible de la vaccination, ce qui est normal dans une période où les décès sont au plus bas. Notons que la courbe 2020 sort de la fausse augmentation de décès attribués au covid : il s’agissait de décès liés à la canicule de 2020 dont le tout covid a empêché, non seulement la prise en compte, mais aussi une prise en charge cohérente.
    3.3abcd. L’augmentation de mortalité des 85 ans et plus, a disparu. Il n’y a rien de particulier à signaler.
    3.4. Courbe dynamique dx/dt. Mortalité attribuée au covid par tranche d’âge, semaine 33 sur 32. Depuis plusieurs semaines, nous observons une stabilité dynamique remarquable de toutes les tranches d’âge, toujours dans un mouchoir de poche autour de « 0 ».

    @@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@

    Conclusion.

    TOUT est NORMAL.

    Les différents graphiques montrent que le virus circule assez peu. On est cependant dans une situation moins favorable mais néanmoins assez comparable à 2020 à la même période. On observe en effet une mini-agitation virale qui montre son échappement à l’effet de la vaccination. Rien dès lors ne justifie un pass-sanitaire, un covid safety ticket ou une obligation vaccinale, même du personnel de soins, au contraire, le vaccin procure une fausse sécurité pour eux-mêmes et pour les autres. Rien ne justifie, ni d’ailleurs n’a jamais justifié, les mesures liberticides actuelles.
    La situation est tellement favorable que la seule action raisonnable est de laisser chacun faire ses choix en conscience sans em… son voisin. Bref les États doivent arrêter de vouloir contrôler leurs citoyens.

    La conclusion est dès lors toujours simple, c’est un constat de ‘bonne santé’ que l’on fait de semaine en semaine si ce n’est l’observation d’une efficacité vaccinale qui apparaît actuellement en berne, c’est un euphémisme, et l’interrogation sur les effets secondaires des vaccins. ‘

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  2. Hope for a future without fear of COVID-19 comes down to circulating antibodies and memory B cells. Unlike circulating antibodies, which peak soon after vaccination or infection only to fade a few months later, memory B cells can stick around to prevent severe disease for decades. And they evolve over time, learning to produce successively more potent « memory antibodies » that are better at neutralizing the virus and more capable of adapting to variants.
    https://medicalxpress.com/news/2021-08-differences-covid-antibody-responses-emerge.html

  3. Thomas

    Cela faisait un petit moment que je guettais, avec quelque impatience, votre nouvel article. Je ne suis pas déçu ! C’est excellent. Sourcé, précis, à jour (bravo pour vos recherches), incisif. Un sacré travail depuis 18 mois.

  4. Jean-Pierre Luminet, astrophysicien opposé au pass sanitaire :

    Je souhaite faire une longue mise au point à propos de mon billet du 11 août concernant mon opposition radicale au pass sanitaire, et qui a récolté le plus grand nombre de commentaires que j’aie jamais eus. Je remercie en premier lieu les personnes qui ont approuvé ma prise de position – la grande majorité, mais je sais bien qu’il y a un fort biais de sélection, venant du choix que je fais dans l’acceptation ou pas des nombreuses « demandes d’amitié » que je reçois sur FB.
    Comme je n’écris pas ici pour recueillir des suffrages dont je n’ai nul besoin, j’ai été davantage attentif aux arguments des personnes qui me désapprouvent tout en restant polies (j’ignore celles qui se répandent en insultes), et c’est pour elles que je tiens à préciser mes positions, si elles acceptent honnêtement de me suivre dans un texte assez développé (sans doute trop pour FB, peu de lectures iront au bout).
    Ma formulation initiale, de par sa concision, était forcément abrupte et a été très largement mal interprétée. Primo, un certain nombre de mes contradicteurs ne savent pas (ou ne veulent pas) lire correctement : mon billet d’humeur et d’indignation portait clairement contre le pass sanitaire, pas contre la vaccination.
    • Certains pro-pass « raisonnent » de la façon suivante : « le vaccin implique le pass, être contre le pass implique donc être contre le vaccin ». Un sacré syllogisme, qui viole le B-A-BA de la logique. Ce sont deux sujets différents, certes en partie liés mais que les autorités politico-sanitaires se plaisent perfidement à identifier pour mieux brouiller les pistes. Certains de mes lecteurs attentifs ont bien tenté de le rappeler, mais autant chanter pour des sourds. D’autres ont à juste titre rappelé que de nombreuses personnes vaccinées manifestaient contre le pass et, bien qu’en étant munies, refusaient de s’en servir pour leurs activités non vitales (bars, restaurants, salles de spectacles), en attendant que l’apartheid actuellement instauré meure dans son propre étouffement morbide.
    • En aucune façon je ne me glorifie de mon opposition au pass ni ne me pose en « héros résistant ». Ce serait complètement bouffon et stupide : j’ai parfaitement conscience que, de par mes activités et mon parcours, je suis archi-privilégié car je peux me permettre de boycotter les activités non vitales (qui représentent cependant beaucoup dans ma culture : concerts, cinémas, expositions, musées, gastronomie). Donc, annuler une conférence exigeant le pass, ou bien en assurer d’autres en faisant des heures de voiture plutôt que de prendre, masqué et QR-codé, le TGV ou l’avion, ne fait pas de moi quelqu’un de courageux: juste une personne cohérente.
    Je constate d’ailleurs un certain manque de cohérence chez certaines personnes farouchement anti-pass, mais qui, au lieu de boycotter les lieux non vitaux qui l’exigent, acceptent de subir un test PCR pour pouvoir assister à un concert ou un spectacle. C’est, d’une certaine manière, aussi céder au chantage gouvernemental. D’autres se contentent de « liker » les « posts » des « anti-pass » les plus actifs des réseaux sociaux (dont certains sont utiles en indiquant des liens instructifs) sans s’engager davantage, alors que par exemple elles pourraient adhérer à des associations comme Reaction19 (moyennant petite cotisation), qui fournissent d’utiles documents à caractère juridique permettant de contrer l’illégalité croissante des injonctions gouvernementales, envoyer une requête à la Commission Européenne des Droits de l’Homme à Strasbourg permettant, sinon de bloquer, du moins de retarder le processus administratif de validation des mesures liberticides (le formulaire juridique se trouve facilement sur internet, ça coûte deux timbres pour l’envoi), etc.
    • Je n’aurais jamais l’outrecuidance de critiquer les personnes pour qui le pass sanitaire est vital pour simplement pouvoir travailler. Il faut être fondamentaliste anti-vax pour leur dénier ce droit évident de choisir la survie professionnelle et financière, certains le faisant malgré eux et parfaitement conscients que cette politique d’apartheid et d’exclusion est particulièrement perverse, ne reposant en outre sur aucune vérification scientifique.
    Je ne jetterai même pas la pierre aux personnes qui utilisent le pass pour pouvoir continuer à vivre à peu près « normalement » et confortablement (en admettant que ce soit normal de montrer un QR code pour boire un coup et confortable de se faire contrôler toutes les dix minutes pendant que vous sirotez un café), prendre des vacances en Grèce ou ailleurs, etc.. Je regrette simplement que, pour nombre d’entre elles, la conscience politique et l’idéal de liberté passent après leur petit intérêt personnel. Mais je pense aux jeunes, pour qui, après des mois extrêmement difficiles d’isolement dus au confinement, aux cours à distance, etc., ont impérativement besoin, pour leur équilibre mental, d’avoir une vie sociale et de fréquenter les établissements de socialisation exigeant le pass. Un de mes grands enfants, étudiante, est dans ce cas, et quoique dubitative sur l’efficacité du vaccin, elle y est passée pour obtenir son autorisation, et je l’ai approuvée.
    Je comprends fort bien que 95% desdits établissements obéissent à la loi, fût-elle parfaitement inique, pour simplement continuer à fonctionner. Mais j’admire particulièrement les 5% restants qui s’opposent clairement au rôle de flicage et de contrôle qu’on veut leur imposer et qui n’est pas le leur, quitte à payer une amende (de toute façon illégale ; il y a d’excellents sites d’avocats fournissant les formulaires de contestation fondés sur des articles précis de la constitution). J’aurais simplement aimé que les gérants de lieux publics (bars, restaurants, cinémas, salles de spectacles, musées, etc.) qui se plient à l’injonction gouvernementale – laquelle les conduit inexorablement à la faillite- comprennent que l’union fait la force, et que si une proportion plus importante (disons 30%) d’établissements refusait d’obtempérer, le système s’effondrerait de lui-même.
    • En revanche j’avoue m’agacer contre toute une catégorie de personnes pro-pass qui justifient cette intenable position en reprenant à leur compte les slogans du prêt-à-penser préparés d’avance par les merdias et autres réseaux sociaux, tous complices de l’hystérie. Exemple : « avant la résistance c’était mettre sa vie en jeu pour la liberté des autres, aujourd’hui c’est mettre en jeu la vie des autres pour sa propre liberté », ce qui est complètement bidon, ne serait-ce que, primo, parce que refuser le pass c’est s’ôter à soi-même la plupart des libertés, secundo, parce que quand la pandémie laisse 99,97% de la population mondiale parfaitement sauve (chiffre officiel), on met statistiquement moins en danger la vie d’autrui que lorsqu’on prend le volant de sa voiture après avoir bu un verre de trop. Et qui d’entre vous ne l’a pas fait ?
    Avant, en pleine période de confinement, on avait eu pire comme slogan débile : « Je reste chez moi, je sauve des vies ».
    Encore plus ridicule est l’image véhiculée par ceux qui s’offusquent que l’on puisse utiliser le terme de dictature sanitaire (dictature disons « douce » pour commencer, puisque je puis encore m’exprimer ici, mais des centaines d’autres récalcitrants ont déjà eu leur parole bloquée, et vous verrez, bonne gens, cela ne fait que commencer). Image donc où l’on voit le dirigeant dingue de la Corée du Nord ou encore un taliban barbu d’Afghanistan s’esclaffer en offrant l’asile politique aux français qui veulent fuir la dictature. S’il y a en effet toujours pire ailleurs, est-ce une raison pour accepter toutes les dégradations de sa propre condition ? A tout relativiser on stagne dans l’acceptation de tout et la passivité la plus totale. C’est aussi le cas pour les comparaisons stupides du genre « je m’arrête bien aux feux rouges et je mets ma ceinture ». J’ai du mal à comprendre pareil dysfonctionnement des neurones.
    Passons à une autre catégorie qui m’amuse assez : celle des scientistes purs et durs formatés par la « méthode », qui ne comprennent pas qu’un esprit « jadis brillant » (ce n’est pas moi qui le dis, c’est eux) puisse se fourvoyer à ce point, être « dans un brouillard mental », carrément « tombé en déchéance ». L’un d’eux m’a particulièrement fait rire en parlant du « spectacle attristant d’un savant qui ne colle pas à la science ! » Le verbe « coller » parle de lui-même. Est-ce que les Copernic, Kepler, Galilée, Darwin et autres Einstein collaient à la science de leur temps ? (je ne me compare aucunement à ces grands esprits, c’est juste un petit rappel sur la façon dont la science progresse : jamais en « collant » !).
    Trois explications seulement leur viennent à l’esprit, sous forme de mantras qu’ils doivent se répètent intérieurement à chaque fois qu’ils lisent quelque chose qui les dérange : la sénilité, le complotisme ou le charlatanisme. Pour la sénilité, un de mes « défenseurs » a fait remarquer que pour quelqu’un qui venait d’obtenir la seule année 2021 trois prix scientifiques internationaux il y avait pire comme déchéance… Je le remercie de s’être correctement renseigné à mon sujet. Pour le complotisme, on sait bien que c’est devenu le mot magique servant à exclure d’office toute parole contradictoire. Quant au charlatanisme, il est amusant de voir que ce sont toujours les mêmes qui s’en prennent pêle-mêle à la médecine naturelle, à l’homéopathie, à ceux qui se méfient des pesticides et des OGM, maintenant le yoga considéré comme une dérive sectaire, bref le grand sac de tout ce qui n’est pas conforme à la vision occidentalo-capitalistique.
    • Il est clair que les journalistes des chaînes télé et radio d’état (c’est-à-dire détenues par des proches du pouvoir), qui ne savent plus faire de l’investigation et sont devenus des serpillières de l’état, mentant et manipulant des masses trop peu pensantes, sont en grande partie responsables de cet abrutissement (la palme revient peut-être à France Info : la veulerie mégalomane de leurs chroniqueurs dépasse l’entendement). Parmi eux, les plus actifs donneurs de leçons sont ceux étiquetés « scientifiques » (la majorité; mais la minorité qui tente encore de faire son travail d’investigation n’a quasiment plus droit à l’antenne). A propos d’un de mes billets antérieurs, l’un d’eux m’avait par exemple « morigéné » (j’adore ce verbe rappelant l’époque révolue où l’écolier garnement pouvait encore être grondé par le maître), en m’écrivant : « vous devriez avoir honte » !
    Je puis comprendre dans une certaine mesure cette idiosyncrasie journalistique : ne pratiquant pas la science de l’intérieur puisqu’ils ne sont pas chercheurs (ou n’ont pas réussi à le devenir), les journalistes s’en font une idée totalement candide.
    Primo, ils ne jurent que par la soi-disant « méthode scientifique », laquelle, au-delà de sa vertu effective de limiter certaines dérives, rencontre vite ses propres limites en bridant la créativité et l’invention, comme le montrent des siècles d’histoire des sciences.
    Secundo, ils ne « raisonnent » qu’en termes de statistiques, auxquelles ils ne comprennent rien – tout comme au demeurant bon nombre de scientifiques non mathématiciens–, ou alors qu’ils manipulent comme bon leur semble. Les champions toutes catégories dans le genre sont les « fast checkers » (Le Monde, Libé, CNews, etc., tous les médias ayant désormais leur officine), dont les « productions » sont à mourir de rire.
    Tertio, ils utilisent à tout va l’argument d’autorité et ce qu’ils définissent comme étant le « consensus » : selon eux, si 90% (du moins selon leur propre statistique) des scientifiques disent que c’est vrai, hé bien c’est que cela est forcément vrai ! Ils ignorent – ou feignent d’ignorer pour ne pas avoir à perdre leur credo – le niveau de bidonnage, de coups tordus et autres fraudes qui sont la plaie d’une partie de la recherche scientifique. En revanche ils sont les premiers à accuser de fraude et de bidonnage les 10% de chercheurs qui contredisent la doxa. L’un des plus hystériques d’entre eux m’a récemment rétorqué que moi-même je croyais bien aux trous noirs, puisque 90% de mes collègues y croyaient, qu’on avait observé au télescope l’image de l’un d’entre eux et qu’en plus le résultat était conforme à mes propres calculs ! Hé bien ce brave journaliste et astronome amateur n’a visiblement rien compris à ce qu’est la recherche fondamentale : on n’élabore pas des modèles pour prouver qu’ils sont vrais, mais pour montrer qu’ils sont plausibles, éventuellement meilleurs que les explications alternatives. J’ai beau avoir travaillé 45 ans sur mes chers trous noirs, je ne sais fichtrement pas s’ils existent réellement ! Je sais juste qu’il y a des astres qui leur ressemblent comme deux gouttes d’eau et que l’on n’a à ce jour pas de meilleure explication que celle fournie par la relativité générale.
    Je suis d’ailleurs assez étonné que ce soit dans le domaine des sciences de l’univers, celui qui à mon avis demande le plus d‘imagination et d’indépendance d’esprit tant le mystère du cosmos est grand et les préjugés de divers ordres sont tenaces, que les certitudes scientistes sont les plus grandes. Des journalistes plus ou moins spécialisés en astronomie s’en prennent à moi de façon assez virulente (ce que j’écris là ne va pas arranger les choses). D’autres, qui ont jadis loué mes travaux, ont fait de votre serviteur de beaux portraits et interviews, voire continuent à le faire de façon pertinente dès lors que je ne sors pas de ce qu’ils considèrent être mon seul champ de compétence, s’inquiètent de ma « déviance ». Je suis personnellement touché de leur sollicitude, et je ne puis que les rassurer sur le fait que je me sens en pleine possession de mes moyens intellectuels, comme pourraient en témoigner ceux qui ont pris la peine de lire mon récent ouvrage sur la gravitation quantique.
    Pour en revenir aux peu glorieuses pratiques de la recherche scientifique, si un jour je trouve le temps de rédiger mes mémoires de chercheur, j’en donnerai quelques édifiants exemples. Pourtant, le niveau de truandage dans mon domaine des sciences dites « dures » (celles de la matière et de l’univers) est beaucoup moins élevé que dans les sciences du vivant, ne serait-ce que parce que c’est plus difficile de truander des équations que des données statistiques sur échantillons non significatifs.
    Je reçois régulièrement le bulletin d’information sur l’intégrité scientifique issu de l’Institut de Recherche et d’Action sur la Fraude et le Plagiat Académiques (IRAFPA) dirigé par l’excellente chercheuse en sciences sociales Michelle Bergadaa. Les résultats sont effarants. Comme on peut s’en douter, c’est dans les domaines de la recherche où les enjeux financiers et économiques (par le biais de brevets) sont importants que le trucage est massif : la médecine, la pharmacologie et les sciences du vivant sont au premier rang. Il n’y a qu’à voir le scandale de l’an passé sur l’article bidonné publié dans le Lancet, que la gent journalistique a rapidement et pieusement étouffé tant le bidonnage arrangeait leur credo. Car ils Croient, eux : le doute, ils ne connaissent pas ! L’Apologie de Raymond Sebond dans les Essais de Montaigne sur le scepticisme, jamais lu, ni même entendu parler ! Or, un scepticisme de principe, assorti de discussions et échanges dialectiques, est le fondement même de la juste démarche scientifique. Cela ne fait pas forcément de vous un climatosceptique. Mais ce sont désormais les journalistes qui désignent au bon peuple les bons scientifiques (ceux qui « collent ») et les mauvais (ceux qui ne « collent » pas) !
    Ceci dit, je ne méprise aucunement ces points de vue différents : je les désapprouve fortement, ce qui est très différent. Je pense en effet qu’ils sont erronés et délétères, soit parce qu’ils sont générés par la mauvaise foi, le parti-pris, ou bien manipulés par la peur, ou encore par manque d’informations objectives, de réflexion personnelle, de lucidité, de conscience sociale et politique, etc.
    • En revanche je ne trouve aucune excuse à la fraction de personnes que j’estime être de véritables collabos de la répression et du contrôle, et qui utilisent les moyens les plus malhonnêtes – tricheries, falsification des faits (un certain nombre hélas dans le milieu des chercheurs en sciences du vivant compromis dans des conflits d’intérêt et plaçant leur intérêt financier plus haut que la plus élémentaire déontologie médicale), délations et autres perfidies les moins reluisantes de la nature humaine – pour propager leur idéologie mortifère. Il y a toujours eu des salopards dans la tragique histoire de l’humanité et il y en aura toujours. Cela ne les dédouane pas pour autant. Beaucoup sont actuellement au pouvoir ou en sont l’oreille. J’ai une véritable aversion pour l’ensemble de la classe politique dirigeante, clique de paranoïaques pervers. Le plus terrible c’est que je ne vois à l’horizon mai 2022 aucune figure alternative. En tout cas leur temps passera tôt ou tard, et l’Histoire les jugera peut-être à l’aune du mal qu’ils auront fait.
    Je m’arrête là. Il est temps diront certains.

  5. […] Ici commence le « pass de deux » avec une danse sémantique présentant comme des faits des hypothèses que l’on sait fausses. A commencer par « ne pas devoir prendre des mesures générales d’interdiction », lire: confinements et autres débilités, déjà essayées et dont tout le monde sait – enfin, sauf les fans du pass – que non seulement ils ne servent à rien en termes épidémiologiques, mais ont des conséquences graves sur une majeure partie de la société. Voir par exemple ce récent article « Délires covidiens sur la sellette…« . […]

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