Macron et la politique du pire, quoi qu’il nous en coûte.

Emmanuel Macron, ce supposé Mozart de la finance, fit fortune 2012 grâce à la vente d’une filiale de Pfizer à Nestlé pour le compte de la banque Rothschild. Il toucha, apparemment, 2,4 millions d’euros de commissions sur cette vente de 9 milliards. Beau coup, qui le rendit célèbre dans le milieu des grands prédateurs qui le propulsa ensuite vers la présidence française (1).

Le grand capital place toujours ses pions sur l’échiquier politique, et il le fait afin d’obtenir un maximum d’avantages et de protection dans son œuvre de détournement et de dépeçage de l’Etat. Que ce soit par le rachat à vil prix de ses actifs rentables, genre autoroutes vendues à Vinci (2), ou l’installation de rentes de situation, genre la gestion des PV routiers par Atos qui récupérera l’ex-premier ministre Edouard Philippe après que celui-ci a instauré le 80 km/h et le grand racket des radars embarqués (3), les liens étroits entre grand capital, haute fonction publique et politique nationale sont tellement décrits et connus (4) que l’on ne va pas se faire du mal, ici, à répéter la chose, mais plutôt à considérer les conséquences pour ce beau pays qu’était la France d’avant la phase covidienne.

Dans ce monde régit par les vraies-fausses fake news balancées de toutes parts, là où la crédibilité des communiqués des Etats et des médias mainstream ne vaut guère mieux que celle des platistes (5) ou des woke mal de victimes expiatoires (6), seul compte le narratif. A chaque narratif son temps et son public, et l’art du politique est de doser le narratif en fonction des intérêts, des anxiétés et des mythes du moment afin de paraître, face à l’auditoire visé, moins pire que l’adversaire .

La France, un cas positif au test de dépistage de la mauvaise gestion.

C’est ainsi que nous sommes passés de la « gestion responsable » (lire: austère) par des « experts » dont Macron faisait figure de proue, au « quoi qu’il coûte » et à la transformation d’une situation difficile en cas désespéré. Une transformation que Macron ne fut pas le seul à mettre en œuvre, loin s’en faut, mais qui prend une tournure particulièrement dramatique dans le cas de la France, un pays surendetté avec une balance des paiements négative.

https://www.fipeco.fr/fiche/Le-montant-et-l%C3%A9volution-de-la-dette-publique
https://www.banque-france.fr/statistiques/balance-des-paiements-et-statistiques-bancaires-internationales/la-balance-des-paiements-et-la-position-exterieure/balance-des-paiements-de-la-france-donnees-recentes

Le problème n’est évidemment pas nouveau. Il s’est accéléré avec la crise financière de 2008-2009 sous Sarkozy, pour rejoindre le club des cas sous respirateur artificiel 2020 avec le fameux « quoi qu’il en coûte » et le plan de relance européen. Et jusqu’il y a peu, tout allait bien, en apparence du moins.

apparence, car dès octobre 2020 je me posais la question de la réalité de cet argent magique accroché à un narratif que tout le monde savait faux:

Il semblerait donc que nous vivions une période où l’emprunt, qui n’est évidemment pas un emprunt d’argent préexistant dans les poches de quelqu’un mais une création monétaire contre dette, même poussé à des niveaux qui le rendent de facto non remboursable, n’ait pas d’effet sur les taux d’intérêts ni sur l’inflation, n’entraine pas de dévaluations monétaires, ne s’attire pas les foudres des experts du FMI, et requiert simplement de la part des politiques quelques signes comme quoi l’argent magique n’est pas magique, « que la dette a vocation d’être remboursée » et que l’on va utiliser cet argument pour renforcer encore l’oppression fiscale tant que faire se peut.

https://zerhubarbeblog.net/2020/10/06/le-mystere-de-largent-magique/

J’ai même un instant rêvé, avec Charles Eisenstein, d’une économie de transition avec un secteur financier partie remplacé par une économie du lien:

La combinaison de monnaies fondantes et du dividende social permettent d’envisager la décroissance économique au sens classique du terme. Moins de monnaie mais plus d’efficacité, moins d’inégalités, et moins de dépendance à l’arbitraire de la compétition économique mondialisée, ouvrent la voie à une croissance détachée de la consommation énergétique, et plus généralement de la consommation des ressources naturelles. Une croissance bonne partie non quantifiable car non financière, mais servant au développement personnel, social, scientifique, etc.

https://zerhubarbeblog.net/2021/11/05/une-nouvelle-economie-pour-lere-des-transitions/

Retour au réel.

Las, tout ceci n’est pas pour aujourd’hui ni même pour demain, et pour cause: le « quoi qu’il coûte » fut le moyen pour les régimes d’acheter la servitude des peuples tout en permettant aux petits et grands prédateurs de se gaver pendant deux ans.

Bien sûr, le début de la phase Covid aura donné un véritable coût d’arrêt à l’économie, mais la sauvagerie des confinements aura surtout pesé sur les populations les plus fragiles. En France, mais surtout ailleurs, là où les filets sociaux sont peu performants et où la vie économique dépend en bonne partie de la demande des pays dits riches (7).

Après le coup de frein de début 2020 et la mise sous cloche, à coups « d’états d’urgence » et de mesures autoritaires sans queue ni tête, d’une bonne partie de la population mondiale, la bourse a rapidement récupéré ses pertes pour s’élancer, ensuite, vers des cieux inexplorés, battant plusieurs records, comme l’explique Marc Touati dans cette récente vidéo:

C’est surtout l’argent des plans de relance qui finance ces hausses essentiellement spéculatives. Dans le domaine des cryptomonnaies par exemple, le Bitcoin aura touché son plus haut niveau en novembre 2021, à 68 000 dollars, avant de rechuter autour de 40 000 (8). Les cryptomonnaies ayant un comportement similaire au marché des actions, la baisse du Bitcoin annonce sans doute une baisse sévère de ces marchés, pour au moins deux raisons fondamentales:

  • Le trop plein de liquidités issues des plans de relance (qui ne sont rien d’autre qu’une planche à billets à haute vitesse) produit, enfin, son effet attendu: l’inflation. Aux USA, elle est la plus forte depuis près de quarante ans.
  • La surévaluation de la majorité de ces actifs reflète une bulle spéculative, qui finit toujours par exploser.

Ceci devrait mener à une remontée des taux d’intérêts (le livret A vient de passer de 0,5% à 1%) allant en cela à l’encontre de nombreuses prévisions comme quoi ces taux resteraient bas pour encore au moins dix ans. L’effet de cette hausse est de renchérir la dette et, donc, la pression fiscale, et c’est là où tout se corse.

Armement du piège.

Même si la durée de cette poussée inflationniste reste inconnue, la situation transforme le « quoi qu’il en coûte » en « tout ce qu’il nous en coûte », et il faut effectivement saluer, là, le joli coup de la Macronie et de ses alliés:

D’une part, les déjà riches ayant pu profiter de la manne du « quoi qu’il en coûte » se sont fortement enrichis (9). Le racket des vaccins et des tests aura évidemment fabuleusement enrichi Big Pharma, notamment Pfizer, cet ex-client de Macron et dont le patron est super pote d’Ursula von der Leyen, celle qui signe les contrats secrets à hauteur de milliards d’euros (10). Bref.

D’autre part, les moyennement riches de l’économie dite non essentielle, genre patrons de restaurants et assimilés, ont accepté de se soumettre à la dictature sanitaire contre paiement, toujours au nom du « quoi qu’il en coûte ». Enormément de patrons ont touché des milliers d’euros mensuels à ne rien faire ou presque, mais surtout pour fermer leur gueule, et en ont profité pour spéculer et s’enrichir, nourrissant la bulle.

Certains, aujourd’hui, le regrettent (un peu) car les mesures ségrégationnistes (pass sanitaire / vaccinal) plombent leur chiffre d’affaires alors que Bercy a dit mettre fin à la politique d’aide. Il serait temps en effet, mais le mal est fait: Macron s’est acheté, à nos frais, la collaboration d’une bonne partie des acteurs économiques, et ils n’osent plus rien dire de peur d’un retour de bâton fiscal. Pourtant, tout le monde sait que collaborer avec des pervers n’est jamais une bonne idée.

La fermeture du piège.

Voilà donc le tableau: les escrocs patentés ont pu s’enrichir, et enrichir leurs amis, sur le dos d’une politique présentée comme nécessaire pour combattre le Covid, ce grâce à la puissance d’un narratif capable de mener toute une population en état d’hypnose collective (11).

Faisant un temps croire à la soumission des lois de la physique aux Jupiters de ce bas-monde, le réel revient désormais frapper à la porte et va permettre au piège de se refermer: c’est au moment où le joug covidien commence à donner des signes de faiblesse, même si en France il redouble d’hystérie du fait du jeu politique pré-électoral, que finit le « quoi qu’il en coûte » et que commence la politique d’austérité justifiée (à tort, comme toujours) par la gigantesque dette.

Une dette qui n’aura, en réalité, servi qu’à enrichir les riches et acheter la collaboration des autres. Aucune des mesures débilo-hystériques coûteuses (confinements, couvre-feu, fermetures en tous genres, politique de vaccination multi-doses de toute la population, millions de tests inutiles au prix de un milliard d’euros par mois…) n’ayant d’effet positif sur la dynamique épidémique, et ceci était connu dès 2020 dès lors que l’on écoutait les vrais spécialistes plutôt que les crapules corrompues des institutions de santé et autres « conseils scientifiques » (12), il ne faudrait pas que cela se sache, et donc maintenir le siège des esprits.

Les armes ne manquent pas: le retour de l’inflation, avec déjà une hausse massive des prix de l’énergie, elle-même tenue responsable du dérèglement climatique, fourbira le narratif post-covidien issu du Grand Reset davoisien bien connu de vous, chères lectrices et chers lecteurs: vous ne posséderez plus rien, et vous serez heureux (13).

A cela s’ajoute les tensions entre l’Otan et la Russie sur la question de l’Ukraine, qui est en réalité la question de l’autojustification de l’Otan qui a besoin d’un ennemi ontologique, quoi qu’il en coûte. Et la question de la Chine, en même temps modèle des nouveaux autocrates techno-totalitaires occidentaux (ah, le joli système de crédit social!) et grand prédateur aux pieds d’argile. Sans oublier le terrorisme, relégué depuis quelques temps au rang de curiosité « d’avant » mais dont les militants, financés par nos « amis », s’activent comme jamais sur les ruines de la corruption en Irak, en Syrie, en Afghanistan, etc…

Bref, les raisons pour faire perdurer l’Etat d’urgence et ses mesures ségrégationnistes, les non vaccinés étant bien entendu assimilables à des terroristes ou à des agents russes, ne manquent pas et la question de la fin de la liberté, de la disparition de l’idée même de liberté, va nous occuper encore longtemps.

Liens et sources:

(1) http://www.non-stop-people.com/actu/politique/emmanuel-macron-millionnaire-decouvrez-le-contrat-qui-rendu-le-candidat-riche-141657

(2) https://www.capital.fr/economie-politique/concessions-dautoroutes-bercy-contraint-a-devoiler-laccord-passe-en-2015-1332328

(3) https://zerhubarbeblog.net/2018/10/10/letat-et-le-racket-des-radars-mobiles/

(4) https://maximetandonnet.wordpress.com/2022/01/15/lecture-la-mafia-detat-vincent-jauvert-le-seuil-2021/

(5) https://zerhubarbeblog.net/2017/11/08/entre-cop23-et-terre-plate/

(6) https://zerhubarbeblog.net/2021/02/11/la-menace-woke/

(7) https://zerhubarbeblog.net/2020/12/28/desastre-des-politiques-de-confinement/

(8) https://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/le-bitcoin-franchit-le-cap-des-68000-dollars-un-nouveau-record-1362267

(9) https://www.lefigaro.fr/economie/309-000-nouveaux-millionnaires-en-france-20210629

(10) https://zerhubarbeblog.net/2021/12/29/vaccination-covid-le-grand-marche-de-la-corruption/

(11) https://zerhubarbeblog.net/2022/01/06/du-covid-a-la-formation-psychotique-des-masses/

(12) https://zerhubarbeblog.net/2020/03/27/coronavirus-sensationnalisme-exageration-et-confinement/

(13) https://zerhubarbeblog.net/2020/12/04/de-quoi-the-great-reset-est-il-le-nom/

A propos Vincent Verschoore

Animateur de Ze Rhubarbe Blog depuis 2008.

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