Vaccins Covid – les documents de Pfizer.

L’injonction judiciaire formulée à l’encontre de la FDA donne désormais accès à de nombreux documents relatifs à l’autorisation de mise sur le marché du vaccin Pfizer / BioNTEch contre le Covid-19. On peut s’étonner qu’il faille un ordre judiciaire pour publier des informations de santé publique justifiant, a priori, la mise sur le marché d’un produit aussi novateur (vaccin à ARN messager), mais l’étude de ces documents donne une explication: la dangerosité de ces vaccins est parfaitement incompatible avec un programme de vaccination générale, sans prise en compte de l’évaluation bénéfice-risque à l’échelle individuelle.

Le Dr John Campbell, un expert parfaitement mainstream qui s’interroge.

Cet article est une synthèse de la présentation faite ce 9 mars 2022 par le Dr John Campbell, un professeur de nursing et Docteur santé publique britannique, déjà présenté sur ce blog, qui anime une chaîne YouTube forte de 2,25 millions d’abonnés.

Le Dr Campbell publie presque chaque jour depuis deux ans, commentant l’évolution de la pandémie de Covid et des outils médicaux disponibles. Il est parfaitement « mainstream », totalement pro-vaccination Covid – du moins jusqu’à sa découverte des documents Pfizer – et donc aucun cas un porte-parole d’un quelconque mouvement « anti-vax », même s’il n’est pas non plus à la solde du lobby pharmaceutique, et recommande par exemple vivement – justifications médicales à l’appui – à chacun de soigner son système immunitaire naturel avec de la vitamine D et du zinc.

Plongée au sein des documents Pfizer: rubrique des effets indésirables.

La liste des documents Pfizer disponibles est publiée ici (1) et la rubrique sous examen, ici (2). Cette rubrique se nomme « 5.3.6 CUMULATIVE ANALYSIS OF POST-AUTHORIZATION ADVERSE EVENT REPORTS OF PF-07302048 (BNT162B2) RECEIVED THROUGH 28-FEB-2021 », ou « Analyse cumulative des effets indésirables suite à l’autorisation du vaccin BNT162B2 (Pfizer, ndt) jusqu’au 28 février 2021 », sachant que les données courent du 1er décembre 2020 au 28 février 2021.

Pour rappel (ah ah), ce vaccin fut mis sur le marché français (avec autorisation conditionnelle (3)) le 12 janvier 2021, mais il est disponible aux USA depuis le 11 décembre 2020.

Toutes ces données sont donc issues de remontées d’informations vers Pfizer via plusieurs sources, nécessairement incomplètes vu que ceci se fait sur une base volontaire:

La base de données de Pfizer sur la sécurité contient des cas d’EI signalés spontanément à Pfizer, des cas signalés par les autorités sanitaires, des cas publiés dans la littérature médicale, des cas provenant de programmes de marketing parrainés par Pfizer, des études non interventionnelles et des cas d’EI graves signalés dans le cadre d’études cliniques, indépendamment de l’évaluation du lien de causalité.

raison du grand nombre de déclarations spontanées d’effets indésirables reçues pour le produit, le titulaire de l’autorisation de mise sur le marché a donné la priorité au traitement des cas graves, afin de respecter les délais de déclaration réglementaire accélérés et de s’assurer que ces déclarations sont disponibles pour les activités de détection et d’évaluation des signaux.

On estime qu’environ (b) (4) (chiffre censuré, ndt) doses de BNT162b2 ont été expédiées dans le monde entier depuis la réception de la première autorisation temporaire d’approvisionnement d’urgence le 01 décembre 2020 jusqu’au 28 février 2021. cumulé, jusqu’au 28 février 2021, il y a eu un total de 42 086 rapports de cas (25 379 confirmés médicalement et 16 707 non confirmés médicalement) contenant 158 893 événements. La plupart des cas (34 762) ont été reçus des États-Unis (13 739), du Royaume-Uni (13 404), de l’Italie (2 578), de l’Allemagne (1913), de la France (1506), du Portugal (866) et de l’Espagne (756) ; les 7 324 cas restants ont été répartis entre 56 autres pays.

https://phmpt.org/wp-content/uploads/2021/11/5.3.6-postmarketing-experience.pdf

Le tableau de synthèse des effets enregistrés est le suivant:

Les classes de systèmes-organes (SOC) qui contenaient le plus grand nombre (≥2 %) d’événements, dans l’ensemble des données, étaient les suivantes : troubles généraux et anomalies au site d’administration (51 335 EI), troubles du système nerveux (25 957), troubles musculo-squelettiques et du tissu conjonctif (17, 283), Troubles gastro-intestinaux (14 096), Troubles de la peau et du tissu sous-cutané (8 476), Troubles respiratoires, thoraciques et médiastinaux (8 848), Infections et infestations (4 610), Blessures, empoisonnements et complications procédurales (5 590) et Investigations (3 693).

https://phmpt.org/wp-content/uploads/2021/11/5.3.6-postmarketing-experience.pdf

Et pourtant, malgré ce nombre considérable d’effets indésirables graves, la conclusion de la FDA est la suivante:

L’examen des données disponibles pour cette expérience cumulée de PM, confirme un rapport bénéfice/risque favorable pour BNT162b2.

Peter Marks, M.D., Ph.D., directeur du Centre d’évaluation et de recherche sur les produits biologiques de la FDA

« Nos experts scientifiques et médicaux ont procédé à une évaluation incroyablement approfondie et réfléchie de ce vaccin.

Nous avons évalué les données et informations scientifiques incluses dans des centaines de milliers de pages, mené nos propres analyses de la sécurité et de l’efficacité de Comirnaty,

et réalisé une évaluation détaillée des processus de fabrication, y compris des inspections des installations de fabrication, »

« ….. le public compte sur des vaccins sûrs et efficaces. Le public et la communauté médicale peuvent être assurés que, bien que nous ayons approuvé ce vaccin de manière expéditive, il a été entièrement conforme à nos normes élevées existantes pour les vaccins aux États-Unis. »

Conclusion abusive.

Une conclusion que notre ami John Campbell ne comprend pas: pour lui, la conclusion ne correspond pas aux données du rapport, et il se demande si les politiciens qui nous garantissent la sécurité et l’efficacité de ce vaccin sont au courant de ces données.

Une conclusion d’autant moins compréhensible, toujours selon Campbell, que ces données datent de la période pré-Omicron, avec des variants (Alpha, Delta) plus sévères. Aujourd’hui, avec la domination du variant Omicron depuis fin 2021, l’analyse bénéfice-risque « positive » semble d’autant moins défendable que Omicron génère peu de formes graves.

Campbell cite ce sens la ministre autrichienne Karoline Edtstadler, dans cet article du NY Times du 9 mars:

Qualifiant la loi de « non proportionnée » compte tenu des symptômes relativement légers ressentis par la plupart des personnes atteintes du variant (Omicron, ndt), Karoline Edtstadler, ministre responsable des affaires constitutionnelles autrichiennes, a déclaré que le pays faisait volte-face sur sa politique (de vaccination obligatoire, ndt).

https://www.nytimes.com/live/2022/03/09/world/covid-19-mandates-cases-vaccine

Nous sommes ici, sans doute, dans une situation tout à fait comparable à celle récemment présentée sur l’ivermectine, ce médicament chic et pas cher volontairement délégitimé par les autorités de santé au profit de Big Pharma, une industrie désirant placer des produits bien plus chers mais pas plus efficaces (voire nettement moins) (4).

Vaccination des enfants.

John Campbell revient sur ce sujet dans sa vidéo suivante, du 11 mars, où il examine la décision de l’Etat de de ne pas recommander la vaccination Covid des enfants, une décision qui va à l’encontre de la politique américaine général, mais également de la politique britannique où cette vaccination entrera en vigueur le 1er avril.

Les études citées par Campbell indiquent que la durée d’efficacité du vaccin chez les enfants (moins de 17 ans) est très courte (deux mois) (5) et que le risque de myocardites est loin d’être nul (6). Un constat déjà publié sur ce blog (7) mais sans impact sur la communication « sanitaire ».

La conclusion des autorités de santé de l’Etat de est la suivante (extrait)

Selon les données actuellement disponibles, les enfants en bonne santé âgés de 5 à 17 ans pourraient ne pas bénéficier du vaccin COVID-19 actuellement disponible. Le ministère recommande que les enfants souffrant d’affections sous-jacentes soient les meilleurs candidats pour le vaccin COVID-19.

Pour les enfants présentant des conditions de santé sous-jacentes ou des comorbidités, les vaccins COVID-19 doivent être envisagés en consultation avec votre praticien de santé. Les parents sont encouragés à discuter des risques et des avantages avec le professionnel de la santé de leur enfant lorsqu’ils évaluent si leur enfant devrait recevoir un vaccin COVID-19, en particulier pour les enfants présentant des conditions de santé sous-jacentes ou des comorbidités.

En général, les enfants de moins de 16 ans en bonne santé et ne présentant pas de problèmes de santé sous-jacents importants ne courent que peu ou pas de risque de complications graves dues au COVID-19. Pour les adolescents de 16 à 17 ans, le risque de myocardite dû aux vaccins COVID-19 peut l’emporter sur les bénéfices.

https://floridahealthcovid19.gov/wp-content/uploads/2022/03/g2-jtr_QWBT4hJpqr.pdf?utm_source=floridahealth.gov&utm_medium=referral&utm_campaign=covid-19&utm_term=fdoh+issues+new+guidance+regarding+covid-19+vaccination+recommendations+for+children&utm_content=press_release&url_trace_7f2r5y6=hcgyu2mu94atfcyvdgsa

Au nom de quoi, alors, imposer une telle vaccination, sachant qu’elle ne sert à rien, ne dure pas longtemps (et ne servirait pas dans le cadre d’un retour épidémique à l’automne), et que pour la plupart des gens concernés le risque n’est pas nul?

Campbell ne prend pas position sur cette question, mais moi oui et il me semble évident que nous sommes face à une combinaison de corruption massive des institutions de santé (8) et de délire psychopathique à l’encontre des enfants par ces mêmes autorités (9).

Une propagande aux futurs effets délétères.

Campbell s’interroge, par contre, sur pourquoi il aura fallu une injonction judiciaire pour obliger la FDA à publier de telles informations, qui relèvent très clairement de la santé publique. Et pourquoi les « mainstream medias » semblent ignorer l’affaire. Pour lui, personnage réservé ne commentant généralement pas les aspects politiques de la situation sanitaire, ce déni d’information relève d’un véritable scandale comparable au Watergate!

Il rappelle que la première règle en est qu’il ne faut pas nuire, et en l’occurrence les papiers de Pfizer montrent que l’on impose une vaccination à des gens pour qui le risque dépasse le bénéfice. C’est pour lui, un professionnel de la santé, inacceptable, et cela remet en cause la confiance que le public peut avoir dans les autorités de santé.

Il dit explicitement qu’il leur retire sa confiance, mais que cette perte de confiance peut avoir des conséquences dramatiques au sens où le public peut en arriver à ne plus croire d’autres déclarations, pourtant vraies, du fait de cette perte de confiance.

Il est clair qu’au fur et à mesure que la catastrophe associée à la gestion covidienne remontera aux yeux et aux oreilles du public, depuis les mesures débilo-hystériques genre confinements (10) à la propagande vaccinale basée sur un discours volontairement biaisé (11), il y aura des conséquences sur l’acceptation des discours à venir, qu’ils soient fondés ou non.

Les idiots utiles de la propagande d’Etat, les ségrégationnistes et autres bénéficiaires de la corruption continueront bien entendu à réduire tous ces gens à de stupides « complotistes », sans jamais reconnaître qu’ils sont-eux-mêmes les vecteurs du mensonge, de la corruption et d’un techno-totalitarisme ne servant que quelques intérêts, mais dont l’Europe (pour ce qui nous concerne) commence à faire les frais (12).

Liens et sources:

(1) https://phmpt.org/pfizers-documents/

(2) https://phmpt.org/wp-content/uploads/2021/11/5.3.6-postmarketing-experience.pdf

(3) https://ansm.sante.fr/dossiers-thematiques/vaccins-autorises

(4) https://zerhubarbeblog.net/2022/03/09/ivermectine-et-covid-19-fenetre-sur-la-corruption-medicale/

(5) https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2022.02.25.22271454v1

(6) https://jamanetwork.com/journals/jama/fullarticle/2788346

(7) https://zerhubarbeblog.net/2022/01/31/vaccination-covid-19-quel-rapport-benefice-risque/

(8) https://zerhubarbeblog.net/2021/12/29/vaccination-covid-le-grand-marche-de-la-corruption/

(9) https://zerhubarbeblog.net/2021/12/07/de-lepsteinisation-des-esprits/

(10) https://zerhubarbeblog.net/2021/12/26/debunker-le-narratif-covidien/

(11) https://zerhubarbeblog.net/2022/02/24/vaccins-arnm-pfizer-et-moderna-le-crime-du-siecle/

(12) https://zerhubarbeblog.net/2022/03/07/bienvenue-en-union-eurosovietique/

A propos Vincent Verschoore

Animateur de Ze Rhubarbe Blog depuis 2008.

6 réponses

  1. Benoit SOUBEYRAND

    Le problème est, entre autres, l’absence de dénominateur. Il semble que de l’ordre de 400 millions de doses de vaccin Cormirnaty aient été administrées aux seuls USA à ce jour. Même en étant très défavorable (conservateur) au vaccin sur les 3 mois considérés, l’ordre de fréquence est < 1/1000, soit relativement faible. La gravité des effets mentionnés est difficile à cerner sur les 40 000 20 000 ont guéri et 10 000 sont non renseignés. Ces données sont inexploitables pour en tirer des conclusions sur la tolérance d'un vaccin. Ceci est normal, car le système n'est pas fait pour ça. Le système est un outil de détection de signal qui nécessite soit une analyse précise de quelques cas inattendus, graves et médicalement homogènes (exemple les thromboses après le vaccin Vaxzevria) soit d'effectuer du "data mining" ce qui est fait en routine. Une détection de signal conduit à la conduite d'études épidémiologiques afin d'établir l'éventuelle corrélation et la force de l'association entre l'effet indésirable et le vaccin (ex : myocardiopathies). A noter que la relation de cause à effet ne pourra jamais être démontrée par ces méthodes. Au total, aucune conclusion pertinente ne peut être tirée à la simple lecture de ces chiffres, mais j'aurais tendance à dire que 1) les vaccins COVID-19 sont généralement et significativement moins bien tolérés que les vaccins habituels (chose très largement minimisée par la communication officielle et les media) et qu'ils donnent des effets indésirables rares mais graves (qui n'auraient de toutes façon pas pu être identifiés au cours des essais cliniques, car trop rares) et 2) le système de surveillance de la tolérance des vaccins en population est plutôt performant considérant son objectif qui est de signaler des effets indésirables rares (fréquence parfois inférieure à 1/100 000 doses/vaccinés) mais potentiellement rares (ex : thromboses, myocardites, anaphylaxie). Cette performance est retrouvée pour tous les vaccins (= non COVID).
    La vaccination COVID-19 des enfants en bonne santé est absurde. Celle des moins de 50 ans en bonne santé peut se concevoir afin de permettre aux individus qui souffrent d'autre chose que de la COVID d'accéder au système de santé s'ils en ont besoin.

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