Pr Christine Stabell-Benn et le risque relatif des vaccins ARNm.

Il existe un petit pan de la recherche médicale qui examine les effets des vaccins sur la mortalité toutes causes confondues des populations, via des effets non spécifiques, en comparant celles vaccinées et non vaccinées avec tel ou tel vaccin. L’une des spécialistes de cette recherche est la danoise Christine Stabell-Benn, de l’Université de Copenhague, qui vient de publier une étude sur le serveur préprint du Lancet intitulée « Essais cliniques randomisés des vaccins Covid-19: les vaccins à base d’adénovirus ont-ils des effets non spécifiques bénéfiques? ».

Etude des effets non spécifiques des vaccins Covid sur la mortalité générale.

Le titre est en soi intéressant car, si un bénéfice non spécifique semble s’établir pour les vaccins à adénovirus (Janssen, Sputnik V et AstraZeneca), ce n’est pas le cas pour les vaccins ARNm (Pfizer et Moderna), et ceci est spécifié dans l’abstract traduit ci-dessous:

Pour examiner les éventuels effets non spécifiques (ENS) des nouveaux vaccins COVID-19, nous avons passé en revue les essais contrôlés randomisés (ECR) des vaccins COVID-19 à ARNm et à vecteur adénovirus rapportant la mortalité globale, y compris les décès liés au COVID-19, les décès par accident, les décès cardiovasculaires et les autres décès non liés au COVID-19.

Pour la mortalité globale, avec 74 193 participants et 61 décès (ARNm : 31 ; placebo : 30), le risque relatif (RR) pour les deux vaccins à ARNm par rapport au placebo était de 1,03 (IC 95 % = 0,63-1,71). Dans le cas des vaccins à vecteur adénovirus, il y a eu 122 164 participants et 46 décès (vaccin : 16 ; témoins : 30). Le RR pour les vaccins à vecteur adénovirus par rapport au vaccin placebo/contrôle était de 0,37 (0,19-0,70).

Les vaccins à vecteur adénovirus ont été associés à une protection contre les décès dus au COVID-19 (RR=0,11 (0,02-0,87)) et les décès non accidentels, non dus au COVID-19 (RR=0,38 (0,17-0,88)). Les deux types de vaccins diffèrent significativement en ce qui concerne l’impact sur la mortalité globale (p=0,030) ainsi que sur les décès non accidentels, non COVID-19 (p=0,046).

Les ECR contrôlés par placebo des vaccins COVID-19 ont été rapidement interrompus en raison des effets évidents sur les infections COVID-19. Cependant, les données présentées ici plaident en faveur de la réalisation d’ECR de vaccins à ARNm et de vaccins adéno-vecteurs dos-à-dos pour comparer les effets à long terme sur la mortalité globale.

https://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=4072489

En résumé, il semble apparaître un effet bénéfique sur la mortalité générale des populations vaccinées contre le Covid-19 par adénovirus, donc hors effet direct sur le Covid, et un effet négatif sur celle des populations vaccinées par ARNm, en tout cas sur base de cette étude dont l’échantillon est clairement trop faible pour en tirer une conclusion définitive.

Un champ d’études bien antérieur au Covid.

Ce principe d’effet bénéfique non spécifique est connu. A la fin des années 70, lors des premières campagnes africaines contre la rougeole, il est apparu que l’effet de diminution de la mortalité générale dépassait largement l’effet sur la rougeole à elle seule.

A partir de ceci, des équipes ont commencé à tester tous les vaccins destinés aux pour trouver de tels effets. Christine Stabell-Benn a investigué dix vaccins (hors Covid), et découvert que pour les quatre vaccins à virus atténué étudiés il existait un bénéfice net en termes de mortalité générale (donc, en corrigeant pour la diminution de mortalité directement liée à l’action du vaccin), mais un effet inverse pour les vaccins tués ou synthétiques, à base de protéines et utilisant des adjuvants.

Les études cliniques avant mise sur le marché n’analysent pas les éventuels effets non spécifiques des vaccins, une lacune pointée par la Pr Stabell-Benn, mais qui n’intéresse pas les fabricants de vaccins ni les agences de sécurité sanitaire car, évidemment, cela prend du temps et, donc, un manque à gagner.

Le cas spécifique des vaccins Covid.

Ce fut bien sûr le cas pour les vaccins anti-Covid, mais en pire vu « l’urgence » de la situation et le fast-tracking des autorisations de mise sur le marché, sans parler de la corruption sous-jacente mais c’est un autre sujet (1). L’équipe danoise a donc récupéré l’ensemble des données disponibles sur les cohortes ayant participé aux essais cliniques de tous les vaccins concernés, pour en tirer les conclusions ci-dessus.

Concernant les vaccins à ARNm donc, le ratio de 1,03 entre la mortalité de la cohorte vaccinée et celle sous placébo (le risque relatif) indique que, sachant que le vaccin a un effet sur la réduction de mortalité (ce qui en soi devrait faire baisser ce ratio vers zéro, avec beaucoup plus de morts dans l’équipe placébo), indique un problème: le bénéfice attendu sur la mortalité est contrebalancé par un risque non défini qui fait que la mortalité, toutes causes confondues, est en fait la même (ratio de 1).

Ce qui n’est pas le cas, selon ces données, pour les vaccins Covid à virus atténué, ou le risque relatif de 0,37 indique un réel bénéfice de la vaccination sur la mortalité générale. Une étude plus globale est clairement nécessaire pour affiner ces résultats et comprendre à quoi tient cette différence, d’autant que plusieurs pays ont largement diminué l’usage des vaccins AstraZeneca et Janssen du fait de craintes sur leur sécurité, alors qu’en fait il apparaît qu’il y a nettement plus à craindre des vaccins ARNm.

Un signal dangereux, et une vaccination générale contre-indiquée.

Pour la Pr Stabell-Benn, l’enseignement immédiat de cette étude est qu’il faut réserver l’usage des vaccins à ARNm aux personnes les plus à risque (les +75 ans), pour lesquelles le rapport bénéfice-risque est de toute manière positif, et ne pas l’utiliser chez des personnes plus jeunes sauf cas particuliers à hauts risques.

Autrement dit, pas de vaccination générale à base d’ARNm, ce qui va précisément à l’encontre de toutes les stratégies de vaccination Covid, même si certains pays (dont le Danemark, justement) ont désormais arrêté leur campagne vaccinale.

Concernant les causes de ce risque caché des vaccins ARNm, la remontée du taux de myocardites et péricardites, notamment chez les jeunes, est un indice majeur. Il y a, sans doute, le risque associé au fait de ne pas aspirer dans la seringue avant injection (2), une erreur de manipulation pratiquée à peu près partout de manière volontaire (sauf, à nouveau, au Danemark), induisant une injection directe du produit dans le sang.

Entretien (en anglais) avec la Pr Stabell-Benn sur la chaîne UnHerd:

25% d’augmentation des myocardites post-vaccinales en Israël.

Une toute récente étude parue dans la revue Nature se penche sur le taux de myocardites chez les 16-39 ans en Israël, le laboratoire grandeur nature de Pfizer. Intitulée « Augmentation des accidents cardiovasculaires graves dans la population des moins de 40 ans en Israël pendant la campagne de vaccination et la troisième vague Covid », elle fait état d’un véritable problème.

Abstract:

Les affections cardiovasculaires sont causées par les infections à coronavirus 2019 (COVID-19) et signalées comme des effets secondaires des vaccins COVID-19. Enrichir les systèmes actuels de de la sécurité des vaccins avec des sources de données supplémentaires pourrait améliorer la compréhension de la sécurité des vaccins COVID-19.

À l’aide d’un ensemble de données unique provenant des services médicaux d’urgence (EMS) nationaux d’Israël de 2019 à 2021, l’étude vise à évaluer l’association entre le volume d’appels EMS d’arrêts cardiaques et de syndromes coronariens aigus dans la population des 16-39 ans et les facteurs potentiels, y compris les taux d’infection et de vaccination COVID-19.

Une augmentation de plus de 25 % a été détectée dans les deux types d’appels entre janvier et mai 2021, par rapport aux années 2019-2020. En utilisant des modèles de régression binomiale négative, le nombre d’appels d’urgence hebdomadaires était significativement associé aux taux de 1ère et 2ème doses de vaccin administrées à ce groupe d’âge, mais n’était pas associé aux taux d’infection par le COVID-19.

Bien qu’ils n’établissent pas de relation de cause à effet, ces résultats soulèvent des inquiétudes quant aux effets secondaires cardiovasculaires graves non détectés induits par les vaccins et soulignent la relation de cause à effet déjà établie entre les vaccins et la myocardite, une cause fréquente d’arrêt cardiaque inattendu chez les jeunes individus.

La des effets secondaires potentiels des vaccins et des résultats du COVID-19 devrait intégrer les données des SMU et d’autres données sanitaires afin d’identifier les tendances en matière de santé publique (par exemple, l’augmentation des appels aux SMU) et de rechercher rapidement les causes sous-jacentes potentielles.

https://www.nature.com/articles/s41598-022-10928-z?fbclid=IwAR2PmLfxo2C-Vj0rWQhp2zkcA81u6WP8ajSsKuP5HTBkok0-hmGja-rUplU

Pour une résistance de terrain.

Vu les intérêts financiers et politiques en jeu, il y a peu de chances que les institutions se penchent sérieusement sur ce problème. Les signaux d’alerte ne datent pas d’aujourd’hui, sans réaction (2). Au contraire, la Rétrocommission de l’Union Eurosoviétique (3), avec à sa tête la formellement corrompue Ursula von der Leyen (au fait, les SMS secrets avec Albert Bourla, patron de Pfizer?), planche sur sa stratégie de vaccination obligatoire (4) dans le cadre de sa vision, partagée par Macron & Cie, d’une Europe techno-totalitaire mise à genoux par la gestion catastrophique du Covid et le coût, pour nous, des sanctions anti-russes et de l’effort de guerre.

Il ne faudra donc que compter sur nous-mêmes face à la prochaine offensive covido-fasciste au profit des labos et des éminences corrompues, et cela commence par la réinformation.

Liens et sources:

(1) https://zerhubarbeblog.net/2022/03/13/vaccins-covid-les-documents-de-pfizer/

(2) https://zerhubarbeblog.net/2022/02/24/vaccins-arnm-pfizer-et-moderna-le-crime-du-siecle/

(3) https://zerhubarbeblog.net/2022/03/07/bienvenue-en-union-eurosovietique/

(4) https://www.bfmtv.com/sante/vaccination-obligatoire-ursula-von-der-leyen-favorable-a-une-discussion-au-sein-de-l-ue_AD-202112010312.html

A propos Vincent Verschoore

Animateur de Ze Rhubarbe Blog depuis 2008.

5 réponses

  1. Une hausse insensée du nombre de crises cardiaques et d’accidents vasculaires cérébraux incite les services d’urgence allemands à demander la suspension de la prescription du « vaccin » anti-covidhttps://reseauinternational.net/une-hausse-insensee-du-nombre-de-crises-cardiaques-et-daccidents-vasculaires-cerebraux-incite-les-services-durgence-allemands-a-demander-la-suspension-de-la-prescription-du-va/

  2. Les rapports des VAERS américains témoignent d’une explosion du nombre des cancers post vaccinaux liés aux injections covidhttps://pgibertie.com/2022/05/02/des-myocardites-et-maintenant-une-explosion-des-cancers-post-injections/

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