Chroniques de la Rhubarbe du 4 novembre 2022.

En plus de mes articles traditionnels, j’alimente une chronique quotidienne sur Telegram (voir lien en bas de page) ainsi que sur Facebook. Pourquoi ne pas en republier quelques-unes sur ce blog de temps en temps, sous forme d’un billet à sujets multiples. Voici donc, en ce 4 novembre, les dernières 24 heures des Chroniques de la Rhubarbe. Vous y trouverez la guerre de l’énergie entre les USA et l’Europe, les origines du Sars-CoV-2, une critique de l’après-Covid, le tout récent documentaire ARTE sur les vaccins, et un commentaire sur la réélection de Netanyahou en Israël grâce au parti sioniste religieux.

Guerre commerciale entre l’Europe et les USA?

#france#allemagne#usa Il y a de l’eau dans le gaz franco-allemand ces derniers temps, les deux vassaux euro-atlantistes étant notamment en désaccord sur la politique énergétique européenne. En gros, le suicide énergétique au bénéfice des USA coûte plus cher à l’Allemagne qu’à la France (la première ayant toujours une importante industrie, qui ne tourne pas sans énergie), et elle aurait bien voulu que la France lui fournisse de l’électricité, ce que cette dernière ne peut pas faire vu que la moitié de son parc nucléaire est HS.

Néanmoins, les deux rigolos commencent à voir le piège US se refermer, signalant un rapprochement de circonstance: non seulement les USA vendent leur GNL à l’Europe quatre fois plus cher qu’à leurs clients nationaux, mais une nouvelle loi en préparation (le Inflation Reduction Act, une loi visant à relocaliser un maximum de production industrielle sur le territoire américain afin de combattre l’inflation « importée ») aurait pour effet de pousser les industries européennes à haute intensité énergétique à se délocaliser vers les USA, ce afin de bénéficier de prix bas pour leur énergie, et donc de rester compétitifs sur les marchés mondiaux (l’Europe, de part sa politique russophobe suicidaire, s’étant rendue elle-même non compétitive).

Comme déjà amplement explicité, toute la stratégie Otan/USA autour de l’Ukraine vise d’abord à affaiblir la Russie en sacrifiant l’Europe et l’Ukraine, puis à permettre aux USA d’en tirer un maximum de bénéfices via les ventes d’armes, de gaz, et désormais de récupération d’industries européennes mises à mort par les collabos genre von der Leyen, Macron, Scholz & Cie. Le sabotage de Nord Stream par les USA et/ou leurs proches alliés (RU ou Pologne) reste le symbole de cette domination outrancière.

Macron et Scholz n’ont sans doute d’autre choix que de paraître réagir, sinon ça commencerait vraiment à se voir. Ils promettent donc à Biden une guerre commerciale si les USA continuent dans leur « distorsion de concurrence » via les prix artificiels de l’énergie. (1)

Je ne doute pas que les Américains vont trembler de peur devant la menace d’une pénurie de camemberts et de saucisses. D’autant que les VIP des intérêts US en Europe, qui sont en gros les dirigeants très liés au grand capital américain (Rothchild, McKinsey, Pfizer, Blackrock, etc..), les états-majors militaires inféodés à l’Otan, et les Etats résolument pro-américains (notamment la Pologne, qui achète tout aux USA y compris ses avions de combat et ses centrales nucléaires, tout en bénéficiant de milliards d’euros versés par l’UE, cad nous) feront en sorte que rien ne bouge, du moins tant qu’il restera des soldats ukrainiens prêts à mourir pour eux.

Evidemment, Macron parle désormais d’un « Buy European Act », une directive visant à privilégier les industries locales. On appelle ça du protectionnisme, ce que font à peu près tous les pays du monde, sauf nous. Changement de paradigme en vue?

(1) https://www.politico.eu/article/france-and-germany-find-ground-on-a-common-concern-u-s-protectionism/

Le Sénat américain sur les origines du Sars-CoV-2

#SARSCoV2 Une commission « Santé » du Sénat américain vient de publier un rapport d’enquête sur l’origine du Sars-Cov-2, le virus du Covid. Il renforce grandement l’hypothèse d’un virus « artificiel », créé au laboratoire de Wuhan, qui se serait échappé vers octobre 2019 (2).

Je cite ci-dessous un extrait traduit du rapport, qui dit en gros que l’évolution du Sars-Cov-2 est fondamentalement différente des autres zoonoses connues à base de coronavirus (Sras-1 et Mers), notamment du fait de l’absence de toutes traces d’évolution et d’infections animales intermédiaires entre l’origine probable (chauve-souris) et nous.

Le rapport note également l’historique de recherches sur le Google chinois de « symptômes de type grippal », qui se concentrent à l’automne 2019 autour du laboratoire de Wuhan (voir image). Selon ce rapport, l’infection du marché aux animaux (origine officielle) serait due à des humains déjà infectés, et non l’inverse.

Un élément de plus, donc, en faveur de la théorie initialement « complotiss » de l’échappement d’un virus artificiel. Feu le Dr Montagnier et le biostaticticien Jean-Claude Perez avaient publié là-dessus dès avril 2020, tout comme l’australien Nikolaï Petrovsky, mettant fortement en doute la thèse officielle d’un virus naturel (3).

Par la suite, l’enquête de Brice Perrier « Aux origines du mal » enfonçait le clou, ainsi que les révélations sur le rôle de Anthony Fauci et du NIH sur les recherches sur les gains de fonction des coronavirus.

Il n’y a plus guère de doute, en fait, sur la nature artificielle du Sars-Cov-2. Pourtant, aucune mesure ne semble être prise pour interdire ce genre de recherches, les responsables (essentiellement américains et chinois) restant dans le déni complet.

Extrait:

Cependant, il n’existe aucune preuve génétique publiée indiquant que le SRAS-CoV-2 circulait chez les animaux avant le début de la pandémie de COVID-19.45 De plus, les génomes des premiers cas de COVID-19 ne présentaient pas de preuve génétique, sous forme de mutations adaptatives, que le SRAS-CoV-2 avait récemment circulé chez une autre espèce animale que l’homme.

En outre, la similitude génétique entre les échantillons environnementaux et les échantillons viraux humains confirme la probabilité d’une contamination par des humains infectés, plutôt que par des animaux infectés. Il ne semble pas non plus qu’il y ait eu, depuis le début de la pandémie, de propagation subséquente du virus qui génère une transmission chez l’homme, ni aucune autre propagation indépendante du SARS-CoV-2, de l’animal ou des animaux hôtes intermédiaires à l’homme…

Ces faits représentent une rupture significative avec le précédent d’autres zoonoses impliquant des virus respiratoires, tels que le MERS et le SRAS. impliquant des virus respiratoires qui, comme le SRAS impliquant le CoV2 d’un animal vivant, se propagent principalement par les aérosols.

Les débordements relativement récents sur les marchés des zones urbaines sont également pertinents. Les débordements isolés de virus impliquant un petit nombre d’infections humaines ont moins de valeur de précédent, comme c’est le cas dans les zones rurales pour les virus qui se transmettent principalement par contact physique étroit, l’émergence du MERS et plusieurs épidémies ou qui sont des vecteurs de maladies aviaires.

Par conséquent, l’épidémie de SRAS, les influenzas ont une plus grande valeur de précédent que les virus comme le monkeypox, Zika, le virus de l’immunodéficience humaine (VIH), ou Ebola, parce que les virus et les circonstances de leur émergence sont plus similaires à celle du SRAS-CoV-2.

Les premiers variants du SRAS-CoV-2 présentaient une faible diversité génétique et étaient étroitement liés les uns aux autres, ne différant que par deux nucléotides sur environ 29 900 nucléotides. Le fait que seuls deux variants précoces du virus aient été identifiés indique que le virus n’avait pas circulé à grande échelle ou pendant une longue période, et qu’il avait donc peu de chances de muter et de produire de nouvelles variantes virales.

Cela suggère également que le SRAS-CoV-2 n’a contaminé les humains qu’une ou deux fois sur une période d’environ deux semaines, et que ces une ou deux contaminations ont entraîné une transmission interhumaine soutenue. Il semble également que cette contagion réussie ne se soit produite qu’à Wuhan ou dans les régions avoisinantes.

Il est difficile de comprendre l’épidémiologie de l’épidémie, car il est peu probable que les premiers cas connus de COVID-19 soient les premiers humains réellement infectés par le SRAS-CoV-2. Les premiers cas de COVID19 identifiés, signalés par des représentants du gouvernement de la RPC, ont une date d’apparition des symptômes fixée au 8 décembre 2019.

La majorité des modèles épidémiologiques indiquent que le SRAS-CoV-2 s’est propagé chez l’homme entre la mi-octobre et le début ou la mi-novembre 2019. Ces premiers cas de Wuhan ont ensemencé le virus à Wuhan, le SRAS-CoV-2 se propageant d’une personne à l’autre après le ou les événements initiaux de propagation.

(2)

(3) https://zerhubarbeblog.net/2020/05/23/les-origines-troubles-du-sars-cov-2-le-virus-du-covid-19/

Des vaccins et des hommes.

#vaccins Documentaire passionnant sur ARTE. Qui ne parle pas directement de la vax covid, mais tout y ramène.

J’imagine que la censure interne n’aurait pas toléré un rapprochement direct entre les vraies problématiques que pose la vaccination en général, très bien présentées ici, et le cas spécifique du Covid, mais il est évident « en creux ».

Dommage que ce film ne soit pas sorti en 2021, sachant que toutes les informations reprises ici datent d’avant 2020…

Covid: Non à toute demande d’amnistie avant que la lumière ne soit faite!

#COVID19 Alors que la Macronie et ses hordes ségrégationnistes tentent de renforcer leurs défenses contre la réalité avec leurs « assises des dérives sectaires et du complotisme » et autres censures en roue libre (Telegram est désormais dans le collimateur), une perle venue des USA sous la plume d’une prof d’économie universitaire, Emily Oster, dans The Atlantic (4).

Oster fait partie de cette grande classe bourgeoise de gens éduqués et formatés au bénéfice d’un système valorisant (par la sécurité financière et le statut social) la soumission à l’ordre hiérarchique et administratif, fusse-t-il privé ou public.

Elle fait partie, comme elle le décrit dans cet article, de ces gens qui se promenaient masqués en pleine nature et poussaient des hurlements s’ils croisaient en chemin un « non masqué ». Ces gens dont certains reconnaissent, après coup, que de nombreuses mesures « Covid » furent en fait contre-productives, pour ne pas dire complètement débiles.

Elle évite soigneusement le sujet de la vaccination et des mesures de rétorsion envers les non-vaccinés. J’imagine qu’elle est quadruple-vax et que son mea-culpa ne peut pas aller jusqu’à la mise en cause de la vax expérimentale de masse. Pas encore.

Ces gens éduqués tentent de justifier, après coup, les mesures terribles (elle insiste notamment sur les effets délétères sur la scolarité et la santé en général) par l’incertitude du moment, là où des « responsables » majoritairement bien intentionnés, cherchaient à traiter une problématique (la pandémie) avec un savoir initialement très limité. Tout en reconnaissant, un peu quand même, que certains ont exagéré avec leurs discours anxiogènes, mais juste une petite minorité.

Elle en appelle donc à une « amnistie générale » envers ceux et celles ayant imposé « de bonne foi » ces mesures idiotes et dangereuses, et propose de passer à la nécessaire reconstruction d’une société fortement endommagée par ces mêmes mesures.

Sauf que non. Etant scientifique, elle sait reconnaître ce qui relève de la science de ce qui relève de la pseudo-science servant des intérêts autres que le général. L’abdication des gens comme elle, éduqués et capables, comme nous les « complotistes », de lire des études, de s’informer et de réfléchir avec un minimum de bon sens, ne peut pas s’accepter aussi facilement.

En effet, si les gens comme Emily Oster, c’est-à-dire ceux et celles ayant eu la chance d’une éducation de haut niveau pour devenir profs, médecins, cadres, avocats, scientifiques, fonctionnaires etc.., ont à ce point failli, et entrainé avec eux l’ensemble de la population sous le joug des psychopathes et des crapules corrompues que l’on sait, c’est qu’il y a un grave problème dans la méthode éducative ainsi que dans le rapport hiérarchique de l’ensemble de ces institutions.

Et de fait. Partout où l’on regarde, la peur domine: la peur du chef, de se faire mal voir, de perdre un boulot ou une promotion, de se faire attaquer par telle ou telle juridiction (voir l’exemple de Christian Perronne), de se fâcher avec ses amis ou sa famille.

Partout, l’ignorance est érigée en vertu: « Je ne savais pas, donc je ne suis pas responsable ». Sauf qu’il suffisait de regarder pour savoir.

On peut sans doute le comprendre dans le cas de gens sans ressources, n’ayant pas le choix:, mais pas dans le cadre de gens comme Emily Oster, qui l’ont. Pour eux, la soumission à l’absurde est en réalité un choix, et un choix non excusable.

Le but, ensuite, n’est pas de punir ni de se venger, mais de pointer le système qui mène à cela (et dont le mécanisme est identique à celui des systèmes totalitaires), puis de le détruire pour le remplacer par un retour à la vraie liberté d’expression et, donc, de la pensée. Sinon, toute cette éducation ne sert strictement à rien, à part enrichir le haut de la pyramide.

(4) https://www.theatlantic.com/ideas/archive/2022/10/covid-response-forgiveness/671879/

Elections israéliennes: le pourri, la brute et le méchant.

#Israel La toute récente victoire de l’alliance entre le Likoud, parti de droite de Benjamin Netanyahou, et le panaché de partis sionistes et racistes d’extrême-droite dénommé « Parti du sionisme religieux » (qui tient désormais 15 des 120 sièges de la Knesset, du jamais vu dans l’histoire d’Israël), risque de donner un peu de fil à retordre à la censure de toute critique du sionisme, selon l’amalgame débille « antisionisme = antisémitisme » (5).

Censure introduite dès 2012 par Manuel Valls à mille temps, et reconduite par Macron en 2019, lorsque ce dernier (invité au diner de gala du lobby juif local, le Crif) annonçait que l’antisionisme allait être intégré à la définition française légale de l’antisémitisme.

Un amalgame à visée purement politique, massivement critiqué par les juifs eux-mêmes, mais repris en cœur par le camp du Bien, comme d’hab.

Sauf que là, avec des gens tel que Bezalel Smotrich et Itamar Ben-Gvir, leaders de « Sionisme religieux » et destinés à occuper des postes importants dans le futur gouvernement de Netanhayou, avec des gens qui parlent ouvertement du Grand Israël (annexion de la Cisjordanie, refus de toute forme d’Etat palestinien), d’une société « pure » où les Arabes ne seraient au mieux que les domestiques des juifs (au pire, exécutés), ça va devenir compliqué d’être en même temps pro-sionisme (vu qu’il est interdit d’être contre), et anti-fasciste vu que le régime de Netanyahou sera, cette fois, encore bien plus fasciste qu’il ne l’était avant son éviction, en avril 2021.

Fasciste, et surtout corrompu car la raison fondamentale ayant poussé Netanyahou à passer un tel accord avec les « sionistes religieux » (à ne pas confondre avec les vrais religieux orthodoxes), c’est bien la promesse de soutenir les modifications au code pénal que « Bibi » va introduire fissa afin de s’extraire des poursuites judiciaires, notamment pour corruption, dont il fait aujourd’hui l’objet.

Israël se prépare donc à une descente aux enfers sous la férule d’un régime ouvertement sioniste, xénophobe et corrompu. Mais, on ne pourra pas le dire, sous peine de poursuites et d’accusations d’anti-sémitisme de la part des (très nombreux) bénéficiaires de l’industrie victimaire.

Le pire, dans cette affaire, est que la coalition Likoud / Sionisme religieux a gagné en grande partie du fait de l’abstention des électeurs arabes. S’ils avaient été voter, il est très probable que le premier ministre sortant (Yair Lapid, un centriste qui s’est associé au principal parti arabe Raam) serait resté au pouvoir, et que « Bibi » aurait fini par être jugé.

(5) https://zerhubarbeblog.net/2019/03/14/de-lamalgame-antisioniste/

A propos Vincent Verschoore

Animateur de Ze Rhubarbe Blog depuis 2008.

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