Les fantômes des origines humaines.

Des lignées fantômes se cachent au sein de l’ADN humain.

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De Sapiens à Sapiens+, du mythe à la dystopie.

Les inégalités économiques et la technologie vont-elles mener à une dissociation entre l’espèce Sapiens et un Sapiens+ augmenté?

Evolution: adaptation d’abord, mutation ensuite

En matière d’évolution, le processus généralement présenté part de mutations génétiques aléatoires qui procurent certains avantages adaptatifs. A ceci s’ajoute, depuis une bonne dizaine d’années, la dimension épigénétique qui associe directement des modifications génétiques aux pressions environnementales. Le déterminisme génétique tellement en vogue dans les années 1980 du fait d’auteurs tel Richard Dawkins est aujourd’hui reconnu comme étant une simplification sans réel connexion avec la réalité observable, mais on a pas encore vraiment fait le pont entre ces mécanismes de mutation génétique et la complexité du vivant. Quel est réellement le mécanisme de l’évolution? Une piste est la notion de « force…

Evolution humaine et ADN: plus ça avance, plus c’est mystérieux.

Près de 2 millions d’années se sont écoulées entre l’apparition de ce qui semble être notre plus ancien ancêtre connu, Australopithecus sediba, et nous aujourd’hui Homo Sapiens Sapiens. 2 millions d’années d’une histoire qui paraît de plus en plus complexe, un enchevêtrement de lignées différentes qui rendent caduque l’image d’Epinal d’une évolution linéaire réussie aux côtés de quelques branches qui n’auraient pas survécu (Neandertal pour la plus récente) du fait de leur incapacité à soutenir la concurrence des Sapiens. Je renvoie ici à quelques articles précédemment publiés sur ce blog qui contextualisent quelque peu ce propos, si vous avez le temps…

Adam et les pomme-pomme girls

Selon le très sérieux et néolibéral The Economist, aux USA 58% des Républicains et 40% des Démocrates adhèrent à la thèse créationniste, comme quoi Dieu aurait créé l’Homme sur Terre, dans sa forme actuelle, voici quelques 10 000 ans. La Foi balayant les montagnes, les arguments scientifiques relatifs aux fossiles et autres indices d’une lignée quelque peu plus ancienne et simiesque sont balayés comme simple propagande des athées, ou reliquats d’un passé pas si lointain – Noé et le Déluge. Toujours selon The Economist, le Pape actuel serait en accord avec cette vision du monde, ce qui le rendrait presque…

Le père de nos pères Perry dans la nuit des temps…

La tradition du Livre nous fait tous remonter à Adam, et cette finitude du point de départ se retrouve encore aujourd’hui dans les hypothèses (souvent affirmées comme des réalités) de l’origine humaine. La génétique observe depuis ses débuts un élément bien précis, le chromosome Y de l’homme. L’homme, en effet, obtient ce chromosome via son père, et donc à partir de l’éventail des chromosomes Y aujourd’hui connus au sein de la population masculine, on peut remonter le temps pour trouver l’époque où vivait notre ancêtre mâle à tous, notre Père Premier d’où nous tirons tous ce fameux chromosome. La science…

On aurait déterminé l’âge du chaînon manquant!

Ah ce fameux chaînon manquant, cet être mythique établissant la jonction entre le singe et l’Homme! Cela fait plusieurs décennies qu’au fil des découvertes, cette date inconnue semblait reculer dans le temps du fait de la découverte d’hominidés de plus en plus anciens.   Australopithecus sediba, le plus ancien membre de la famille Homo connu à ce jour, vivait voici près de 2 millions d’années, selon le mode de datation aujourd’hui en vigueur. Mais entre le premier Homo (s’il est bien le premier) et les singes existait un temps peuplé d’hominidés remontant jusque 6 millions d’années:  Ardipithecus ramidus retrouvé en Ethiopie et vieux de 4,4…

Faut-il réintégrer la notion de progrès dans l’Evolution?

La notion de progrès, dans le contexte de l’évolution naturelle, n’existe plus vraiment depuis que l’orthodoxie évolutionniste, issue des travaux de Darwin et développée par de nombreux scientifiques depuis lors, présente les facteurs de sélection naturelle et de contingence comme seuls responsables du fait évolutionnaire. La sélection naturelle est, selon l’orthodoxie en vigueur, d’une part l’effet de mutations génétiques générant des traits favorisant la survie d’un groupe par rapport à un autre, et d’autre part la capacité d’adaptation des espèces à la pression environnementale – domaine également de l’épigénétique.  La contingence est un concept notamment développé par le biologiste Stephen J. Gould qui propose que l’évolution est ponctuée de remises à…

Intrication quantique, base ADN de la vie?

Les discussions autour de la mécanique quantique ont le plus souvent un caractère quelque peu abstrait: les effets quantiques ne sont pas vraiment perceptibles en tant que tels dans notre monde classique, et les considérations d’intrication, de fonctions d’ondes et de définition du réel ne semblent pas très liés à ce que nous avons de plus cher, à savoir la vie elle-même. La vie, cette chose humide et chaude, évolutive, déclinée sous tant de facettes de la science, semble bien ne pas devoir trop se préoccuper de la manière dont les photons et autres bosons s’amusent dans leur monde probabiliste et mathématique. Et pourtant.

Les maladies mentales, un atout évolutif ?

Ce qu’il est convenu d’appeler les maladies mentales touchent de 1% à 4% de la population, et près de la moitié d’entre nous en ferons l’expérience à un moment ou un autre de notre vie. De nombreux facteurs peuvent faire « basculer » une personne dans une forme de maladie mais il semble acquis que l’incidence génétique est importante, la proportion des malades mentaux issus de familles touchées étant largement plus importante que la moyenne. Autant la dépression peut avoir des causes essentiellement exogènes (style de vie, travail, etc..) autant de nombreuses maladies telles les troubles bipolaires, la schizophrénie ou encore l’autisme…