Re-Calais recalé.

Yann Moix a réalisé un documentaire sur la condition des migrants à Calais intitulé « Re-Calais », actuellement visible sur ARTE (1). Il nous promettait, notamment, des images choc sur le traitement policier des migrants, ainsi qu’un regard croisé avec le point de vue des calaisiens, des migrants, des militants associatifs et des flics. Le titre du documentaire lui-même, « Re-Calais », est d’ailleurs pas mal trouvé. Malheureusement il s’applique à mon avis autant au film lui-même qu’à l’action immorale de l’Etat, via les « forces de l’ordre », envers des gens qui ne demandent qu’à obéir – foutre le camp – mais auxquels la France…

Publicités

Marche solidaire pour les migrant.e.s à Mâcon.

Belle coïncidence que le cas très spécial de Mamoudou Gassama, dont l’acte de bravoure filmé en public l’aura transformé, en l’espace de quelques secondes, de migrant sans papiers traqué par la milice à Collomb en héro reçu par Jupiter, francisé et sapeur-pompisé, et l’arrivée à Mâcon (71) de la marche solidaire (1) pour ces mêmes migrants, débutée à Vintimille le 30 avril et censée arriver à Calais le 7 juillet. Mamoudou Gassama, comme des dizaines, des centaines de milliers d’autres, aura risqué sa vie pour traverser l’Afrique et ses esclavagistes, la Méditerranée et ses passeurs, les frontières de l’Europe et…

La blague de la journée internationale des migrants.

Il paraît que ce lundi est, comme chaque 18 décembre, la journée internationale des migrants. Sauf que cela n’existe pas. Ce qui existe est une convention de l’ONU rédigée en 1990, entrée en vigueur en 2003 après que vingt pays l’eurent signée (dont aucun pays occidental), et dont le nom exact est « La convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leurs familles ». (1). Donc, nous célébrons quelque chose qu’aucun pays européen n’a signé et qui ne concerne que les travailleurs migrants, c’est-à-dire ceux qui ont un boulot et qui ont, cela…

Cédric Herrou, aide aux migrants et contestation à la loi.

L’implication de Cédric Herrou dans la tragédie des migrants bloqués à la frontière franco-italienne fait régulièrement les titres de la presse: plusieurs passages en garde à vue, une condamnation à 3000 euros d’amende avec sursis en février et, aujourd’hui, par la cour d’appel d’Aix-en-Provence, une condamnation à quatre mois de prison avec sursis (1). Motif: avoir aidé quelques deux cents migrants à passer la frontière en fraude via la vallée de la Roya. Cédric Herrou héberge par ailleurs un flux continu de migrants sur sa ferme, aidé en cela par des associations locales qui assistent ces personnes dans leurs démarches…

Peau cassée

Voilà une semaine qu’ils habitent à quatre dans deux minuscules tentes Decathlon, en mangeant du pain et du fromage, et en se douchant de temps en temps au stade de Gerland, à l’autre bout de la ville

Camp de migrants de Norrent-Fontes

Quelque part dans le Sud Soudan? Pas du tout, mais à quelques kilomètres au nord-ouest de Béthune se niche un camp accueillant entre cent et deux cent migrants, aujourd’hui majoritairement en provenance de l’Érythrée. Peuplé principalement de jeunes hommes, sans électricité ni eau courante, c’est un camp de passage pour ceux et celles qui tentent, chaque nuit ou presque, de monter à bord de véhicules en direction de Calais.