Confinements, nécrologie d’une dictature sanitaire.

La des incarcérationnistes covidiens fut dénoncée dès le début, en mars 2020, et depuis lors de manière continue, par un ensemble des gens issus de milieux scientifiques, médicaux, politiques et autres. Ce blog s’en est fait l’écho, avec des dizaines d’articles sur le sujet, mais les auteurs et les bénéficiaires de la dictature sanitaire, où l’incarcération de masse fut l’étape première d’une politique « sanitaire » fondée – littéralement – sur le modèle agricole, allant jusqu’à la ségrégation par QR codage des citoyens, et la suite bien connue des délires de psychopathes en roue libre, de Macron au petit nazi à grande casquette (désormais remisé) en passant par un vaste ensemble de pseudo-scientifiques, de fonctionnaires idiots et obéissants, de Kapos décomplexés, de « médecins » corrompus dont les effets délétères se feront encore longtemps ressentir.

John Ioannidis, le retour.

Je ne fais ici que paraphraser une étude récemment publiée dans le journal Frontiers in Public Health dont l’un des auteurs, John Ioannidis, est une sommité en matière de médecine clinique (1) et l’auteur, notamment, d’une passionnante recherche sur la reproductibilité des études scientifiques, dont ce blog se fit l’écho en 2017 (2).

C’est ce même John Ioannidis qui, dès mars 2020, tenta de mettre un frein à l’hystérie covidienne en faisant une estimation précise, sur base de deux foyers épidémiques bien documentés en Italie et en Californie, de la mortalité réelle de la souche originelle (Wuhan) du Sars-CoV-2, une estimation reproduite ici sous le titre « Covid-19, à la recherche du taux perdu » (3).

Voici donc l’abstract de cette étude de mai 2022, intitulée « Mesures agressives, inégalités croissantes et formation de masse pendant la crise Covid-19: une vue d’ensemble et une proposition pour l’avenir ».

Une série de mesures restrictives agressives ont été adoptées dans le monde entier en 2020-2022 pour tenter d’empêcher la propagation du SARS-CoV-2. Cependant, il est devenu de plus en plus évident qu’un important effet secondaire négatif des stratégies de réponse les plus agressives (verrouillage) peut impliquer une forte augmentation de la pauvreté, de la faim et des inégalités.

Plusieurs répercussions économiques, éducatives et sanitaires ont non seulement touché de manière disproportionnée les enfants, les étudiants et les jeunes travailleurs, mais aussi et surtout les familles à faible revenu, les minorités ethniques et les femmes, exacerbant ainsi les inégalités existantes. Pour plusieurs présentant des inégalités préexistantes (de genre, socio-économiques et raciales), les écarts d’inégalité se sont creusés. La sécurité éducative et financière a diminué, tandis que la violence domestique a augmenté. Les familles dysfonctionnelles ont été contraintes de passer plus de temps les unes avec les autres, et on a assisté à une augmentation du chômage et à une perte de sens de la vie.

Cela a conduit à un cercle vicieux d’inégalités croissantes et de problèmes de santé. Dans le récit et l’examen de portée actuels, nous décrivons la macro-dynamique qui se met en place à la suite de politiques de santé publique agressives et de tactiques psychologiques visant à influencer le comportement public, comme la formation de masses et le comportement des foules.

Couplés à l’effet des inégalités, nous décrivons comment ces facteurs peuvent interagir pour aggraver les effets d’entraînement. À la lumière des preuves concernant les coûts sanitaires, économiques et sociaux, qui dépassent probablement de loin les bénéfices potentiels, les auteurs suggèrent tout d’abord que, le cas échéant, les politiques agressives de confinement soient inversées et que leur réadoption à l’avenir soit évitée. Si des mesures sont nécessaires, elles doivent être non perturbatrices.

Deuxièmement, il est important d’évaluer de manière impartiale les dommages causés par les mesures agressives et de proposer des moyens d’alléger le fardeau et les effets à long terme. Troisièmement, il convient d’évaluer les structures en place qui ont conduit à des politiques contre-productives et de chercher des moyens d’optimiser la prise de décision, par exemple en luttant contre la pensée de groupe et en augmentant le niveau de réflexivité. Enfin, un ensemble d’interventions de psychologie positive évolutives est suggéré pour contrer les dommages causés et améliorer les perspectives d’avenir de l’humanité.

https://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=4118910

Des mesures « non pharmaceutiques » sorties de nulle part.

Le confinement est le symbole des « mesures non pharmaceutiques, ou NPI en anglais pour « non pharmaceutical interventions« , où l’on applique des politiques non médicales pour combattre un problème médical. Leur usage est connu dans l’élevage (confinement en étables, poulaillers, etc..) mais leur application en milieu humain, outre les évidentes contre-indications sociales, n’ont – toujours selon cette étude par Ioannidis & al – guère de documentation sur un quelconque effet positif médical:

Pendant la crise du COVID-19, les gouvernements ont pris la tête de la gestion de la crise pour laquelle ils se sont appuyés sur les NPIs. Toutefois, les rapports de 2007 et de 2019 ont conclu à l’absence de recherches de qualité sur les NPI, et une liste de NPIs a été évaluée en termes d’efficacité (Aledort et al., 2007 ; OMS, 2019).


Dans le document de 2007, il est indiqué que la base scientifique d’études de haute qualité sur les NPIs est extrêmement réduite (Aledort et al., 2007), et les interventions explicitement non recommandées étaient l’utilisation générale de masques et d’autres équipements de protection et la distanciation sociale (Aledort et al., 2007).

En outre, les experts interrogés dans le cadre de cette recherche ont mentionné que la limitation forcée des assemblées et des déplacements posaient des problèmes légaux et éthiques. Ils pensent que les restrictions communautaires à long terme et la quarantaine obligatoire entraîneraient l’opposition du public et des problèmes pratiques et logistiques.

Il a été conclu que des mesures et des directives volontaires seraient plus acceptables et donc plus efficaces (Aledort et al., 2007). Le rapport 2019 de l’OMS parle d’étaler les cas sur une plus longue période afin de réduire la hauteur du pic de « cas » (le fameux « aplatir la courbe », ndt), mais mentionne des NPIs telles que l’utilisation de masques par les communautés, la fermeture des frontières, les fermetures de frontières, les contrôles à l’entrée et à la sortie et les fermetures d’écoles comme étant généralement inefficaces.

Sur les 18 NPIs mentionnées dans le rapport, des mesures telles que la ventilation et l’isolement des personnes malades ont été considérées comme étant efficaces (OMS, 2019).

https://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=4118910

Ces mesures furent pourtant mise en œuvre à peu près partout, à des degrés divers, et le plus férocement dans les pays appliquant une politique dite « zéro-covid » comme la Chine, l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Au bout du compte il n’y a pas de différences notables, en termes strictement covidiens, entre les politiques dures comme ici en France, et les politiques intelligentes comme en Suède. Il y a par contre d’énormes différences en matière de santé globale et de confiance envers les autorités, au bénéfice des pays intelligents.

Le syndrome de la formation psychotique des masses.

L’étude mentionne le phénomène de « formation des masses » notamment étudié par le chercheur belge Mattias Desmet, et le sujet d’un article, ici, intitulé « Du Covid à la formation psychotique des masses » (4). La manipulation des masses via la surenchère anxiogène et le « nudging » institué par des cabinets tel McKinsey, est sans doute l’élément le plus effrayant autant qu’instructif de cet épisode misérable. Une approche que l’on retrouve dans la propagande actuelle dans le cadre du conflit en Ukraine, où l’Occident est sommé de se suicider et d’ériger Zelensky en héros mythologique au seul profit de l’Otan, des vendeurs de gaz américain, et du complexe militaro-industriel (5).

Le sentiment de cohésion associé à l’adhésion au « camp du bien » inhibe les conventions habituelles, et valide des comportements de haine et de violence envers ce qui est désigné comme « l’ennemi commun », que ce soit le Juif d’antan, le non-vacciné ou le Russe d’aujourd’hui, tout en obscurcissant le jugement rationnel et en facilitant l’acceptation des conséquences néfastes de ces politiques absurdes.

C’est une arme accessible aux psychopathes et aux dictateurs, aidés en cela par des hordes de fonctionnaires obéissants, de médias aux ordres, de Kapos et de « consultants » serviles (mais surtout grassement rémunérés), une arme pendue au-dessus de nos têtes telle une épée de Damoclès soutenue par un drone piloté par un quelconque imbécile se prenant pour Jupiter.

La réalisation par une partie de la population, que j’espère conséquente, de l’inacceptabilité de ces mesures, et le refus – à nouveau, espéré – d’une partie tout aussi conséquente de la communauté scientifique de se taire face au hold-up des « conseils scientifiques » de pacotille et des instances « sanitaires » corrompues, permettront-ils d’éviter la reproduction, au prochain épisode que certains considèrent inévitable, d’une telle guerre contre les principes fondamentaux d’une société civilisée?

Je l’ignore, et je dirais même que j’en doute vu la facilité avec laquelle cela s’est mis en place, vu l’immunité dont jouissent les Véran, Fischer, Delfraissy, Macron, Philippe, Castex et leurs équivalents ailleurs, mais l’étude de Frontiers veut terminer sur une note plus optimiste, traduite ici en guise de conclusion:

Étant donné que la crise du COVID-19 et les NPIs d’une gravité et d’une durée sans précédent, sont liées à de nombreux négatifs et accroissent les inégalités dans le monde entier (Marmot & Allen, 2020), le stress, la santé et les traumatismes des populations vulnérables doivent être pris en compte (Whitehead et al., 2021). Les retombées économiques et l’augmentation des inégalités peuvent être à long terme (Whitehead et al., 2021). Les gouvernements devraient faire du bien-être le fer de lance de leurs décisions dans les années à venir (Frijters et al., 2020). Avec un peu de chance, grâce à des interventions efficaces, le vent pourrait tourner.

https://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=4118910

Liens et sources:

(1) https://fr.wikipedia.org/wiki/John_Ioannidis

(2) https://zerhubarbeblog.net/2017/10/18/la-plupart-des-articles-scientifiques-nont-aucune-valeur/

(3) https://zerhubarbeblog.net/2020/04/04/covid-19-a-la-recherche-du-taux-perdu/

(4) https://zerhubarbeblog.net/2022/01/06/du-covid-a-la-formation-psychotique-des-masses/

(5) https://zerhubarbeblog.net/2022/03/02/du-covid-a-lukraine-bienvenue-dans-la-societe-du-spectacle/

A propos Vincent Verschoore

Animateur de Ze Rhubarbe Blog depuis 2008.

2 réponses

  1. Merci pour cet article qui remet les points sur les i. Je retiens un bout de la dernière citation : « grâce à des interventions efficaces » : comme c’est sans doute déjà arrivé dans l’Histoire, verra-t-on un homme providentiel retourner la situation ? Soyons optimiste(s) !

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