Étiquette : CIA

Lire la Suite

Collusion Trump-Poutine: fin de partie.

Le choc de la défaite d’Hillary Clinton face à Donald Trump a fait émerger toute une industrie médiatique sur le thème d’une collusion entre Trump et Poutine, allant jusqu’à prétendre que la nouvelle administration US est sans doute sous contrôle russe! Le point de départ de cette théorie du complot fut le dossier de Buzzfeed où un ex-agent britannique, Christopher Steele, publiait une enquête présentant Trump comme un « client » des Russes. A cela s’ajouta un rapport de la CIA accusant les Russes d’avoir piraté la campagne de Clinton. Dans les deux cas, accusations sans preuves mais suffisantes pour faire décoller la fusée conspirationniste anti-Trump et la transformation du camp Démocrate en un cirque de zombies tournant en rond en hurlant dans l’attente de LA preuve de la subordination de Trump à Poutine et l’impeachment définitif du monstre à la crinière orange. 

Lire la Suite

L’Etat Profond et autres cancers

L’Etat Profond et sa succursale de services secrets, de manipulation et de corruption sont un thème récurrent sur ce blog. Thème dont les relents un peu occultes voire paranoïaques tendent à faire labelliser ses analystes – et a fortiori ses détracteurs – de conspirationnistes, terme fourre-tout quotidiennement utilisé par les médias « sérieux » qui évitent ainsi de devoir discuter de sujets susceptibles de trop remettre en cause leur conception bien cadrée du monde.

Mais il existe des exceptions, et ce mercredi matin sur France Culture le programme CulturesMonde  (1) proposait une émission intitulée « Le « deep state » américain, fantasme d’une administration parallèle« , avec pour invités le professeur de civilisation américaine Pierre Guerlain, le professeur auteur du livre « Le renseignement américain : entre secret et transparence, 1974-2013 » Gildas Le Voguer, et le journaliste politologue spécialiste de la Turquie Ali Kazancigil.

Lire la Suite

Vault7: Wikileaks dévoile la machine de cyberguerre occulte de la CIA!

Ce mardi, l’organisation Wikileaks met en ligne un fichier contenant un ensemble d’informations sur l’arsenal de guerre du cyberespace de la CIA. Les données rendues disponibles (1) couvrent la période de 2013 à 2016, soit près de 8 000 pages décrivant un ensemble de programmes d’armes visant à peu près tous les supports: ordinateurs, smartphones, télévisions mais aussi, par exemple, les systèmes de contrôle embarqués dans les véhicules (permettant de créer des « accidents de la route » à distance…).

Cette publication survient à peine un mois après la révélation, toujours par Wikileaks, de l’espionnage organisé par la CIA pendant l’élection française de 2012. Selon Wikileaks, cette opération visait les principaux partis en lice (PS, UMP et FN) et leurs principales personnalités, par infiltration humaine et électronique, et fut active de novembre 2011 à  septembre 2012 (2). On se doute qu’une opération similaire est en place actuellement. 

Lire la Suite

Guerre ouverte entre Donald Trump et l’Etat Profond US

Le monde ayant suivi, de près ou de loin, les tirs de barrage entre le futur président US Donald Trump et l’establishment, peut se poser quelques questions sur la santé mentale des maîtres de la première puissance militaire mondiale. La situation est brillamment résumée par cet article de Glenn Greenwald dans The Intercept ce 11 janvier (1), intitulé « L’Etat Profond (2) part en guerre contre le Président-Elu », dont je vous traduit ci-dessous la partie qui pose le contexte de l’affaire. Je précise à toutes fins utiles que Greenwald n’est pas un supporter de Trump et qu’il est celui qui a fait publier les découvertes d’Edward Snowden sur la NSA. 

Lire la Suite

Russie, Syrie, USA: CIA pyromane.

Triste fin de règne pour Barack Obama qui se voit contraint de s’aligner sur le « rapport » de la CIA accusant la Russie d’avoir piraté l’élection américaine au profit de Trump (1). « Piraté l’élection » étant d’ailleurs un grand mot car, aux dires même du New York Times qui pourtant roule pour les Démocrates, l’accusation spécifique porte sur le hacking du serveur de courriel du parti Démocrate et du serveur privé de John Podesta, directeur de campagne Hillary Clinton (2). Et pas sur la manipulation du vote lui-même, comme l’establishment US aime à le laisser croire.

Lire la Suite

Révélations sur la politique US d’assassinat par drones.

4-uav-control-roomEn mai 2013 un employé révolté du Pentagone transmettait un important volume de documents secrets au journal The Intercept, documents relatif à la politique d’assassinat menée par le gouvernement américain entre 2011 et 2013, et toujours en vigueur à ce jour. Hier, le 15 octobre 2015, The Intercept publiait une analyse en plusieurs chapitre de ces documents, sous le titre The Drone Papers (1).

Lire la Suite

Réfugiés syriens: hypocrisie de la posture anti-Assad

L’image du garçonnet syrien mort sur une plage turque aura fait plusieurs fois le tour du monde, récoltant sur son passage autant de belles phrases aussi sentimentalistes que tardives, et de demandes de passages à l’acte: il faut faire quelque chose, pour les réfugiés eux-même bien sûr – c’est la moindre des choses – mais aussi et surtout pour « que ça change là-bas ».

Ex-CIA Edward Snowden: lanceur d’alerte

Edward Snowden est analyste américain ayant travaillé à un haut niveau de « clearance » au sein de la CIA et de la NSA. Il a récemment a quitté son poste grassement payé à Hawaï pour se réfugier à Hong Kong après avoir divulgué au Guardian et au Washington Post le fait que les services secrets américains recueillent et analysent actuellement toutes les communications américaines. Snowden estime que cette puissance occulte représente un grand danger pour la démocratie et, si rien n’est fait, mènera à un Etat policier pur et dur.

L’interview de Snwoden ci-dessous fut tournée à Hong Kong le 6 juin.

Le 11 septembre et l’Etat Profond: témoignage et analyse

Le géopoliticien français Aymeric Chauprade, directeur de la Chaire de Géopolitique du Collège interarmées de défense de 2002 à 2009, accordait à Mécanopolis une interview filmée à l’occasion de la sortie de la nouvelle édition de son atlas de géopolitique Chronique du choc des civilisations, du 11 Septembre au printemps arabe de 2011.

Cette vidéo se trouve en fin du billet, précédée d’une interview en trois parties de Susan Lindauer, présentée comme intermédiaire entre les services américains et irakiens pendant l’année 2001. Selon Reopen911 « Ses prises de position et ses dénonciations publiques lui vaudront un an de prison lorsqu’elle sera arrêtée en 2005 au titre du PATRIOT ACT pour « activité d’espionnage pour un gouvernement étranger. » 10 ans après les faits elle témoigne d’une autre réalité des contacts entre les US et l’Irak avant ce 11 septembre, du fait que les services secrets US savaient qu’une attaque aérienne allait se produire sur le WTC et qu’ils ont utilisé cette attaque pour couvrir la démolition contrôlée de tours afin de frapper les esprits de manière durable, et ainsi permettre à W. Bush, Cheney et Rumsfeld de déclarer leur guerre personnelle à l’Irak. A noter que l’entrée wikipédia sur Susan Lindauer ne fait aucunement mention de ses activités à la CIA, au contraire elle y est accusée d’avoir cherché à agir en tant que lobbyiste auprès des services secrets irakiens, d’avoir réalisé des transactions financières interdites pour le compte du gouvernement de Saddam Hussein, et d’avoir finalement été déclarée mentalement inapte à subir un procès suite à son arrestation. Les charges à son encontre furent abandonnées en 2009. A prendre donc avec un minimum de circonspection car je ne suis pas certain du statut exact de Susan Lindauer et de son rôle réel dans cette affaire. Il est intéressant de noter que la décision de son inaptitude mentale fut prise par le juge Michael B. Mukasey, grand défenseur du Patriot Act au nom duquel Mme Lindauer fut arrêtée… Par peur de se tirer une balle dans le pied?

Le 11 septembre et les mensonges de l'administration Bush sur l'Irak

Le NouvelObs publiait hier un article extrêmement audacieux pour un journal mainstream: 11 septembre, les questions en suspens. L’article reconnait que « Le rapport de la commission nationale sur les attaques terroristes contre les Etats-Unis, publié le 22 juillet 2004, considéré comme bâclé par beaucoup de familles de victimes, n’a pas répondu aux questions de ceux qui s’interrogent encore sur le déroulé de cette journée ». Néanmoins cette ouverture est rapidement recadrée deux lignes plus bas: « Dix ans après, les recherches n’ont pas révélé la moindre trace de complot ». L’article ne mentionne évidement pas de quelles recherches il pourrait s’agir (à moins que la langue de bois politiquement correcte soit synonyme de « recherche » aux yeux des auteures) mais ose (est-ce une bévue de l’éditeur?) faire remarquer en passant que « A 100 mètres, une troisième tour, dite tour n° 7, s’écroule aussi sans qu’aucun avion ne soit venu s’y encastrer ». Ensuite plus rien bien sur sur cette tour, dont la chute (le fait qu’elle chute ainsi que la manière dont elle a chuté), hors éléments surnaturels, n’est explicable que par une démolition contrôlée. Mais cela, n’est-ce-pas, c’est de la « théorie du complot » donc par définition irrecevable, peu importe les faits. C’est pratique, les définitions.